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dans les pays à grande consommation, ne sont très souvent (jue des alcools d'industrie aromatisés de façon à rappeler le bouquet et le goût des produits authentiques. Ce sont là les eaux-de-vie fausses ou de fantaisie.
Les producteurs d'alcools, en France, se divisent en : distillateurs de profession et bouilleurs de cru.
Les premiers, c'est-à-dire ceux que surveille la Régie et dont la production est exactement contrôlée (*), étaient, chez nous, en 1893, au nombre de 5 924^ dont 5 3o3 fabricants d'eauxde-vie vraies ou alcools naturels, livrant 8938? hectolitres, et 621 fabricants d'alcool d'industrie (^), livrant 2227801 hectolitres. Ceux-ci, comme on Je voit, bien que neuf fois moins nombreux que ceux-là, produisent 20 fois plus.
Les bouilleurs de cru sont de petits propriétaires ou fermiers, à qui rÉlat (Loi du 14 décembre 1875) permet de distiller, sans payer d'impôt, les eaux-de-vie provenant exclusivement de leur récolte^ et seulement pour leur consommation personnelle. (V. plus loin, la nouvelle réglementation des bouilleurs.)
Ils sont actuellement au nombre de 700 000 à 800 000. L'évaluation de leur production, tentée par l'administration des contributions indirectes, est en réalité impossible. Beaucoup d'entre eux arrivent à vendre clandestinement leurs eaux-de-vie, et d'autres, aussi nombreux, non contents de brûler leurs propres récoltes, achètent des fruits, quelquefois même des grains et des racines, pour les alcooliser et les brûler à l'abri de l'immunité que la loi leur confère (Claude). On estimait en 1896, que les bouilleurs de cru avaient produit i34 000 hectolitres d'alcool licite if). Or, pour certains auteurs, la fraude dépasserait 600000 hectolitres. En 1884, ^I- Luzet l'évaluait à i 072 000 hectolitres !
(') V.-X. Roques. Revue générale des sciences^ 3o mars 1896. — V. Claude (des Vosg-es). Rapport au Sénat.
(*j En 1897, 2208^^00 hectolitres ; en 1899. a5o8 583 hectolitres (8 6a3 fabricants) : en 1900, 2451905 hectolitres; en 1901, 2i5ao38 hectolitres; en 1902, 1751 149 hectolitres.
('**) Quantité moyenne : 102 ù 104000 hectolitres. La direction des Contributions indirectes » fait essentiellement remarquer qu'elle décline toute responsabilité dans « l'estimation de ses agents concernant les bouilleurs de cru. u
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