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Entre 1840 et i85o, la France produisait annuellement une moyenne de 891 5oo hectolitres d'alcool au titre de 100 p. 100 : 36 000 hectolitres d'alcool de substances farineuses ; ^o 000 d'alcool de mélasses; 5oo d'alcool de betteraves; 8i5ooo d'alcool naturel (fraude non comprise).
En i853, Toïdium apparaît, qui ravage les vignobles et fait tomber la proportion des alcools naturels, auxquels le vin fournissait la plus forte contribution, à i65ooo hectolitres. Dès lors, les alcools d'industrie — ceux de betteraves et de mélasses, en particulier — non concurrencés, et poussés par une demande pressante, envahissent le marché : de i853 à 1837, leur moyenne de production atteint 486000 hectolitres.
L'oïdium ayant été eiïîcacement combattu, la distillerie des eaux-de-vie de vin se relève et fournit, de i865 à 1869, ^'^*^ moyenne de 55o 000 hectolitres. Mais la fabrication des alcools d'industrie, désormais fortement outillée et maîtresse de la place, (continue ses progrès, livrant au commerce 780 63 1 hectolitres.
En 1876, année qui précède l'invasion des Cbarenles par le phylloxéra, la production totale des eaux-de-vie atteint 645837 hectolitres, dont 54^994 tirés du vin ; celle des alcools d'industrie s'élève à i 061 546.
4o NOTIONS GENERALES
A dater de cette époque, la distillation de Talcool de vin tombe dans un marasilxe d'où elle n'est pas encore sortie (i 57 570 hectolitres en 1877; 102952 en 1878; 27 000 en 1879); tandis que les alcools d'industrie — celui de mélasses, surtout — inondent le marché. On a vu plus haut quelle en était, dans ces dernières années, la production.