ALCOOLISME HÉRÉDITAIRE
Des expériences de môme ordre ont été faites sur des couples de chiens qui, avec différentes proportions d'alcool ajoutées à leur nourriture, reproduisaient des petits non viables ou difficiles à élever, et le plus souvent malingres et souffreteux. *
Dans Tespèce humaine, Duneaux, Breschet ont aussi rencontré des malformations atrophiques,chez des fœtus humains nés Je parents alcooliques. Lancereaux attribue Thydrocéphalie et la porencéphalie à la mémo cause.
La plupart des auteurs ont rattaché à l'alcoolisme l'idiotie myxœdémateuse, avec ses arrêts de développement (*).
Ainsi donc, l'hérédité alcoolique se réalise non seulement en raison de la débilitation de l'organisme des procréateurs et des modifications nerveuses et mentales dont ils sont redevables à Talcoolisme, mais aussi parce que l'alcool exerce directement son action nocive, dès la prime apparition du nouvel être, puisque le sang du père charrie de l'alcool et que ses organes en sont imprégnés; puisque, au furet à mesure que l'embryon se développe, l'alcool absorbé par la mère peut passer dans le placenta (Nicloux) ; puisque l'allaitement intervient à son tour, l'alcool passant dans le lait de la mère.
Alcoolisme pendant la grossesse. — La femme enceinte qui s'alcoolise, alcoolise l'enfant qu'elle porte (Guénard)(^).
11 peut y avoir, du fait même des excès, une cause de mort pour le fœtus. Lancereaux a été frappé de la fréquence de Tavortement, chez les femmes adonnées à l'ivrognerie. Nous avons signalé le cas d'une placentite.avec avortement, rapportée par Audebert à l'alcoolisme maternel (^).
On conçoit que si l'enfant arrive à terme, il puisse être profondément modifié dans son état général. Cette influence do l'alcoolisme maternel se révèle avec toute son importance, dans les observations de Ladrague et de Guénard, où l'on
l'j Travaux de Bourneville cl de ses élèves. — Bournevilie, cité par Souques. Trailé de méd., t. VI, p. 98:).
( ) Guénard. Alcoolisme chez les enfanls. Thèse de Paris, looi.
i) AuDEBEKT, de Toulouse. In Journ. LucaS'Championnière, 190a, art. 194^9.
i^S . ÉTUDE CLINIQUE
voit que certaines femmes qui s^alcoolisaient librement^ avaient eu plusieurs avortements antérieurs, mais, une fois soumises au régime hygiénique, pouvaient conduire à terme leurs nouvelles grossesses. Il y a là , disent les auteurs, autre chose qu'une coïncidence.
Et ces conséquences de Talcoolisme des géniteurs : nullité de la conception et avortement, se traduisent, pour le pays, par une diminution de la natalité. Mais elles ne seraient encore que relativement désastreuses, s'il ne fallait y ajouter la procréation d'êtres tarés (*).
Souvent, c'est la débilité congénitale qu'on observe ; plus souvent encore, la mort précoce de Tenfant : 23 décès sur 5;, dans la première semaine, nous dit une statistique déjà citée (p. 296).
L'enfant continue-t-il à vivre, alors se révèlent les tares.
Voici une importante statistique (Etcheverria) (^) sur la descendance de 68 alcooliques hommes et 47 femmes alcooliques.
Nombre d'enfants : 476.
3 sourds. 23 mort-nés.
3 suicidés. 33 paralytiques.
5 ataxiques. i6 hystériques.
7 paralytiques généraux. 87 aflections diverses.
9 choréiqucs, 96 épilcptiqucs.
i3 idiots de naissance. 107 morts par convulsions infantiles.
19 fous. 79 sains.
Dans la thèse de Legrain, on voit, sur 761 descendants de buveurs : 822 dégénérés, i55 aliénés, i3i épileptiques (').
Je ne puis ici entrer dans le détail des affections nerveuses qu'on a pu rapporter à l'alcoolisme des parents ; en voici l'énumération rapide :
Débilité mentale (inattention, absence de mémoire, paresse
(*) Voy. chap. de physiol. gén. (Ëxpér. de Féré, de Nicloux, sur raicoolisme congénital).
(') statistique citée in thèse de Ladrague. p. 3a.
(') M. Leùkain. Hérédité et alcoolisme, thèse de Paris. 1886. — Voy. aussi Le Gendre. Hérédité et intoxication ; la descendance des alcooliques. Retf. prat. de Pédiatrie, 1895. VIII, p. 277. — Mairet et COMBEMALE. Même sujet. Rech. expérim. C R. Àcad. dei se. Paris, 1888, C VI, p. 667.
ALCOOLISME HEREDITAIRE l^^
intellectuelle) ; à un degré de plus, imbécillité et enfin idiotie. II faut y ajouter toutes les tares nerveuses se révélant plus ou moins tard (méchanceté, perversité, délires, états mélancoliques et maniaques, démence précoce, obsessions, impulsions, parmi lesquelles la dipsomanie).
Ce sont encore des manifestations névrosiques : hystérie, neurasthénie^ épilepsie^ chorée, tremblements. A elle seule, Fépilepsie constitue une des conséquences les plus désastreuses, comme les plus irrécusables, de Talcoolisme des ascendants.
Pour plus ample information sur ce sujet spécial, il faut consulter les ouvrages de Legrain (*), puis le travail de P. SoUier (-j, avec ses innombrables observations prises dans le service du D' Bourneville. SoUier compte io6 cas d'hérédité similaire [hérédité de l'alcoolisme) et 35 cas d'hérédité dissemblable îvésanies), sur i4ï malades observés; c'est-à-dire que, 3 fois sur 4, les buveurs sont engendrés par des buveurs. On voit encore, dans sa statistique, la possibilité d'une hérédité interrompue, sautant une génération, les grands-parents étant en cause.
Il faut, avec Féré, considérer ces héréditaires comme des a alcoolisables », étant donnée leur tendance à boire et leur sensibilité spéciale à l'alcool (^).
Aux statistiques qui précèdent, il convient encore d'ajouter toutes les manifestations ultérieures de la criminalité infantile ou junévile. Nous allons y revenir.
Les tares physiques des enfants consistent en ce qu'on appelle des stigmates de dégénérescence ; tantôt ce sont des malformations du crâne, de l'asymétrie de la face ; tantôt du strabisme, de la cécité, de la surdité ou surdimudité, des malformations de la colonne vertébrale. On observe aussi de Vin fan- Ulisme par arrêt de développement. C'est ainsi — à un degré
(') M. Legrai:?. Hérédité et alcoolisme, 1889. — Dégénérescence sociale et alcoolisme, ï^5. — Alcoolisme, ses effets pernicieux, physiq. et moraux, 1895. — Alcoolisme au point de vue sociologique. i?et^. scient! f., \\°* i5 et 16, 1897.
(*) P. SoLLiEK. Du rôle de l'hérédité dans l'alcoolisme. Thèse de Paris, 1889.
n Péré. Les alcoolisables. Butl. Soc, méd. hép,, i885. 3 s. II, p. 293.
3oo ETUDE CLINIQUE
moindre — que, depuis Magnus Huss, Rabuteau, Lancereaux, ralcoolisme héréditaire est incriminé dans rabaissement de la moyenne de la taille et de la vigueur physique ; et les résultais du recrutement militaire en France (^) et en Suisse (^), semblent confirmer celte opinion.
La santé générale des enfants hérédo-alcooliques ('). — Les enfants d'alcooliques oflrent une moindre résistance aux influences morbifiques.
Au point de vue de la santé générale, rappelons, avec Roubinovitch et avec Ladrague, que 5o p. loo des enfants de Paris et de Londres, et aussi de beaucoup de grands centres industriels, meurent avant d'avoir atteint Tâge de trois ans; et, pour une bonne partie, cette mortalité se partage entre riiérédité al- ■coolique et l'hérédité tuberculeuse (ces deux causes parfois réunies), ses agents les plus ordinaires étant les gastro-entérites aiguës ou à forme athrepsique, les bronchites capillaires, la méningite.
Il suffit d'avoir exercé la médecine parmi les populations ouvrières des villes, ou d'avoir fréquenté les hôpitaux d'enfants, pour toucher du doigt l'action quasi dominante de l'alcoolisme des parents, sur la genèse de la méningite tuberculeuse. Si j'avais à préciser davantage cette relation de cause à effet, je dirais que l'alcoolisme prédispose à la tuberculose, et j'ajouterais qu'il favorise la localisation méningée.
Pour clore cette question des rapports de la pathologie infantile des premières années, avec l'hérédo-alcoolisme, je dois dire que j'ai vu souvent les auteurs signaler l'alcoolisme des parents, parmi les causes prédisposantes du rachitisme^ sans que, cependant je puisse présenter, à Tappui de cette opinion, des faits d'expérimentation incontestables ou des observations bien formelles.
Alcoolisme infantile acquis. — L'étiologie en est tout aussi variée que celle de l'alcoolisme des adultes. Chez les nourris-
(*) Rabuteau, cilé par Lancereaux. L'alcoolisme et ses conséquences. Pari», 1878.
(') Claude. Rapport au Sénat.
(^) Voy. Delobel. De l'alcoolisme congénital et alcoolisme chez Venfant,- in Ann. méd- et chir. inf.^ 1904.
ALCOOLISME HÉRÉDITAIRE 3or
sons, il peut n'être qu'une conséquence de Talcoolisme de la mère ou de la nourrice mercenaire. Grâce aux travaux de Nicloux, nous avons appris que Talcool passe à fortes doses dans le lait; or, on connaît le nombre des préjugés sur les boissons fortifiantes nécessaires aux nourrices, préjugés qui se traduisent trop fréquemment par l'alcoolisation manifeste (les nourrissons. La clinique infantile nous révèle de très nombreux modes d'alcoolisation chez l'enfant : trempettes fortifiantes, « canards » répétés, doses de vin disproportionnées» petites rations d'eau-de-vie (enfants normands), tournées des apprentis, pourboires des petits commis, etc.
U y a lieu de rappeler qu'en raison de la sensibilité des jeunes sujets, la thérapeutique doit être des plus circonspectes clans le maniement des potions alcoolisées à prescrire aux enfants. Récemment encore, le profes'seur Max Kassowits, de Vienne, a signalé des troubles cérébraux dus à la thérapeutique par l'alcool, et deux cas de convulsions ayant la même origine (*).
L'enfant boit comme un petit homme, et réagit autant, sinon plus, que les grands. « On sait, dit Roubinowitch, que l'enfant « normala un encéphalebeaucoup plus volumineux que l'adulte, « en proportion, et les centres nerveux recevant chez l'enfant « beaucoup plus de sang, ont aussi plus de contact avec le ff poison. En conséquence les réactions sont plus vives, et les « troubles plus graves ("). »
Veut-on entrer dans le détail de la pathologie des organes, on voit que les viscères de l'enfant se comportent, sous l'atteinte des boissons alcooliques, tout comme ceux des hommes. On peut riter des observations, en nombre déjà considérable, de cirrhoses du foie, à types variés, chez des petits enfants de dix-huit mois à deux ans.
A mesure que les sujets avancent en âge, ces faits deviennent plus fréquents {^). Lancereaux a présenté une observation de polynévrite, survenue chez une enfant de treize ans
\) Vallin. Allaitement et alcoolisme. Hcx'. hyg.^ nov. i8yG.
I*) ROUBINOVITCII, loc. cit.
(') Marfan. Sec. clin. hôp. des enf., 1897.
3o2 ÉTUDE CLINIQUE
qui prenait régulièrement des liqueurs (^) ; il a signalé également Faction néfaste de l'alcool sur les phénomènes de croissance. Une observation concernant un sujet plus jeune encore (huit ans), a été rapportée par le D"^ Guilloz. II s'agissait d'une polynévrite, avec paralysie classique des membres inférieurs, liée à un régime aveugle d'alcoolisation continue (^). Combe, de Lausanne, a constaté à l'autopsie, chez un enfant de sept ans, l'existence d'une pachyméningite hémorragique, lésion qui appartient aux vieux buveurs (*).
En résumé, l'alcoolisme peut provoqer, dans l'enfant, toutes les afl'ections organiques qui semblaient être l'apanage des adultes buveurs. Mais c'est surtout par son système nerveux que le jeune être réagit à l'alcool, répondant aux excitations toxiques par des réactions ultra-violentes. S'il est entaché d'hérédité alcoolique, sa sensibilité est d'autant plus grande, sans compter qu'il est alors porté impulsivement vers le toxique. C'est d'ailleurs par l'accumulation des hérédités similaires que se créent ces familles de dégénérés, d'épileptiques, d'impulsifs, criminels qui augmentent de nombre, avec le laisser faire de l'Etat en matière d'alcoolisation.
Les symptômes de l'alcoolisme acquis présentent, dans l'enfance, certaines particularités qu'il est bon de connaître.
Dans certains milieux, où règne l'ignorance des notions d'hygiène les plus simples, grande est la difficulté, pour le médecin, de dépister l'alcoolisme et d'obtenir les aveux des parents. Or, en présence de nourrissons atteints d'insomnie, d'agitations insolites, il lui serait vraiment utile de pouvoir rapporter ces phénomènes d'excitation à leur véritable cause, sans attendre les accidents convulsifs. Que de convulsions, que de soi-disant méningites peuvent n'être que le fait d'une alcoolisation provoquée, parfois d'ailleurs inconsciemment, par les parents (*].
(') Lancereaux. L'alcoolisme chez i'enfunt. Acad. de méd., i3 oct. 1896.
(*) Guilloz. Alcoolisme acquis chez un enfant de 8 ans. Dégénérescence. Polynévrile. Comptes rendus in Gaz. des mat. inf., n"> 44, 3o oct. 190a, p. 35o.
(*) Voy. encore sur ces sujets : Combe, de Lausanne. Ann. méd. cl chir. inf. Paris. 1898. — Haratiek. Alcool, etenf. Trib. méd.. 7 oct. 1896.
(*) Toulouse. Convuis. inf. par alcoolisme de la nourrice. Gaz. hôp. , a5 août 1891. p. 9»4.
ALCOOLISME INFANTILE ACQUIS 3o3
Les troubles digestifs sont aussi, chez les eiifants en bas âge, des premiers en date, depuis l'anorexie, les simples vomissements passagers, intermittents, jusqu'à ces formes de gastro-entérite vraie, qui tuent le nourrisson rapidement, ou avec une lenteur relative, sous le mode athrepsique.
La mort survient facilement, chez ces petits sujets, par complications broncho-pulmonaires à évolution brutale (bronchite capillaire), ou par tuberculose.
En dehors des faits cliniques un peu spéciaux qui concernent le premier âge, la pathologie alcoolique, chez les enfants et chez les adolescents, nous fournit des faits comparables à ce qu'on voit chez Tadulte. Toutefois Tivresse, dans Tenfance, a ses variétés, et Talcoolisrae chronique, ses particularités.
Le D*" P. Moreau de Tours (*) signale la brièveté de la période d'excitation, l'enfant arrivant presque d'emblée — en cas d'excès — au coma alcoolique. A la période d'excitation, appartiennent la /b/v/ze g^ate, dont nous avons parlé, et la forme furieuse, avec actes délictueux, dont il va être plus loin reparlé.
On peut observer également le delirium treniens.
L'alcoolisme chronique de l'enfant a aussi ses troubles digestifs et ses troubles nerveux. Nous n'insisterons pas sur les premiers, et nous attirons seulement l'attention sur ce petit détail : la pituite est rare chez l'enfant. Les troubles nerveux aboutissent plus rarement peut-être que chez l'adulte, aux paralysies par névrites périphériques; mais, par contre, les incidents cérébraux d'ordre sensilif se montrent plus accentués : cauchemars, hallucinations nocturnes ne cessant qu'au réveil (délire subaigu, ou rêve prolongé de Lasègue), et intéressant surtout le sens de la vue. Il faut y ajouter des sensations viscérales particulières (estomac, poumons, cœur), etc. (^).
« L'ivresse et l'alcoolisme chronique, dit Rodiet, sobser- « vent sous les mêmes formes et avec les mêmes symptômes « que chez l'adulte ; les hallucinations, les troubles de la sen- « sibilité et de la motilité sont les phénomènes qu'on observe
(*) P. Moreau, de Tours. Alcoolisme chez les cnfonts. Ann. mcd. psych.^ maijuin 1895.
(') Rodiet. Alcoolisme des enfants. Palhol. mentale. Thèse de Paris, 1897, p. 75 et suiv,
3o4 ÉTUDE CLINIQUE
« le plus fréquemment. La plupart du temps, la cause détermi- « nante, c'est Thérédité similaire (hérédité de Talcoolisme), ou « dissemblable (vésanies) ; mais des causes accessoires s'unis- <( sent aux précédentes : éducation parles parents, les patrons, « les camarades ; influence de la puberté, excitation îi la « débauche (^). »
Dans le milieu parisien, où nous avons vu la folie alcoolique progresser avec une rapidité inquiétante, il est un fait qui, depuis un certain nombre d'années, frappe de stupéfaction moralistes, philosophes, magistrats et jurés, c'est Vexcessive précocité dans le crime. Aujourd'hui, le grand criminel, le héros de cour d'assises^ est le plus souvent un adolescent (*). De 1888 à 1900, la criminalité junévile est devenue six fois plus fréquente que la criminalité adulte {').
Pour le savant aliéniste P. Garnier, il y a, vers l'âge de seize ans, un moment physiologique qui fait du sujet, du sujet mâle surtout, un merveilleux terrain de culture pour Tintoxication nerveuse, qui réalise alors au maximum les désordres épileptiques, comme les impulsions criminelles. L'influence de l'alcoolisme n'est pas douteuse. Les relevés statistiques de P. Garnier lui font reconnaître que 80 p. 100 des criminels adolescents sont issus de parents alcooliques.
P. Garnier n'admet pas l'existence d'un type nouveau, pourvu de caractères anthropologiques spéciaux, qui feraient du fils des alcooliques un criminel-né (*) ; mais pourtant, il a lui-môme décrit ce type à part : le criminel instinctif (*). On peut reconnaître chez un tel sujet, à titre d'attributs régressifs : 1** l'impulsii'itéy 2° la malfaisance instinctive^ 3** l'insensibilité psychique^ 4° Vamoralité ^ d'où 5** C absence de tout remords (*^).
J'ajouterai que tous ces dégénérés, fils d'alcooliques, vont de
{') RODIET. Loc. cU.
(') p. Garnier. La folie ù Paris, 1890,
(') P. Garnier. La criminolilé juvénile. liei'. scientif., 12 av. 1902, p. 45I0.
{*) Réfutation de la doctrine de Lombroso sur le rriminel-né.
C^) P. Garnier. Le criminel instinctif. Paris, i88y.
(") P. Garnier. Rev. scteniif., 12 av. 1902, p. 4.53.
ALCOOLISME ET CRIMINALITE PRECOCE 3o5
bonne heure à Talcool, et, dans les milieux urbains, à Tabsinthe surtout, comme si l'impulsion à boire se transférait qualitativement (\\
Avec les prédispositions que nous venons de constater dans les nouvelles générations, avec la consommation progressive (le l'alcool, des apéritifs et de l'absinthe, on peut s'expliquer aisément les faits divers et les cas de cour d'assises, dont le nombre et la « beauté » croissent de jour en jour.
i'i Laxcereavx. Alcoolisme et absinthismc héréditoires. Biili. meti., p. 5o5.
Triboulet, Matiiiev et Micnoi. Trailô de ralcoolismc.