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les habitudes cl le genre d’éducation, surtout des femmes, entretiennent le cerveau et le système ner-
qu’il a trouves dans les différents établissements du royaume, que le chiffre des fous doit être élevé à 25,ooo environ. ( Maladies mentales , t. 2, 1838.)
Dans les provinces Rhénanes, le nombre des aliénés est de 2 ,io5. (Jacobi) cité par M. Esquirol, Mdlad. ment ., t. II.)
En Belgique , il est de 0,763, d’après le Memorial belge , cité par M. Brière de Boismont. [De V Influence de la civilisation sur le développement de la folie, Mém. lu à l’Acad. de médec., inséré dans les Ann. d'hyg. et de médec. légale , t. XXI, 2e part.)
En Hollande, le nombre des fous est de 2,3oo. (Brière de Boismont, loc. cil.)
En Italie (sans la Sardaigne, Massa- Carrara , la Sicile), deS,^1* (Brière de Boismont, ibid.) Pour toute Pltalie, de 4>54i. (Esquirol, alad. ment. , t. II.) Ce nombre n’est qu’approximatif, beaucoup d’aliénés restant dans leur famille ou errant dans les campagnes.
En Espagne, le nombre est porté par M. Luzzuriaga [Ann. d’hyg. , t. I; Statist, de Charenlon ), à 6,669.
Le docteur Hollz, qui a résumé les recherches ordonnées en 1826 par le storting , en Norwège , pour la statistique des aliénés de ce royaume, en porte le chiffre à 1,909; ce qui donne 1 aliéné sur 55 1 habitants; à
peu près la même proportion que pour l’Ecosse , où l’on trouve 1 aliène' sur 5y5 habitants; ce rapport élevé, comme l’a fait voir M. Esquirol [Ann. d'hyg. publ. et de médec. légale , tom. IV, i83o; rapport sur la Stalisiicpie des aliénés de Norwège , par M. Holtz), tient à ce que ccs deux royaumes étant des pays de montagnes, les idiots y sont beaucoup plus nombreux que dans les pays de plaines. ( Malad . mentales , t. II.)
Dans l’étal de New-York, le chiffre des aliénés est porté à 2,240. (Esq. , loc. cil.)
L’imperfection qui accompagne nécessairement toutes les recherches statistiques, et qui augmente encore en raison directe du nombre des personnes qui font ces recherches et qui 11e les établissent pas d’après les mêmes données, la grande, quantité d’aliénés qui restent cachés ou errants, le manque de centralisation administrative dans différents pays, etc., sont autant de circonstances qui ôtent aux chiffres que je viens de rap-
veux dans un état permanent de surexcitation, pendant que le reste du corps se débilite par le manque d’exercice du système musculaire. Alors se de'veloppe à un haut degré la disposition à la maladie dans l’organisme. li ne peut résister aux vifs chagrins et aux circonstances fortuites, si ordinaires de nos jours. Chez les pauvres, ce sont des causes différentes, mais non moins pernicieuses, qui amènent les mêmes conséquences : ce sont les excès, surtout dans l’usage des spiritueux, l’exposition au froid , le manque des objets de première nécessité et autres résultats de l’extrême misère, qui sont chez eux l’origine delà prédisposition à la folie (ï).
porter toute valeur absolue; néanmoins, on peut toujours les considérer comme approximatifs. (Pour les rapports du nombre des fous de l’Angleterre avec la population, et leur coïncidence de distribution avec la statistique morale, voir les tableaux à la fin du volume.) A.
(i) Si les causes physiques sont plus fréquentes chez les pauvres que chez les riches, les causes morales, les passions, n’exercent pas moins leur influence sur les premiers, et donnent très souvent, peut-être même le plus souvent, lieu à la folie. Les relevés statistiques de M. Esquirol faits à la Salpêtrière, et un Mémoire de Pinel lu à l’Institut en 1807 (Esqoirol., Malad. ment., tom. I) , le travail de Georget Sur Pétiologie de la folie [Diet, de me'd art. Fouie), et les chiffres d’un Rapport sur le service des aliénés (Desportes, Rapp. au conseil général de 1801 à 1822, Paris, 1823), aussi bien que ceux fournis par la maison de Saint-Yon, à Rouen (PàrchAppe, Reck, statist, sur les causes delafolie, Rouen, 1 8 3q), démontrent l’influence des causcs dites morales dans le développement de
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Si les hommes GtaienthabitueHemcntportésà la tem-
pérance en toutes choses, s'ils étaient à l'abri des inquiétudes, s’ils reportaient leurs affectionssur les choses d’en haut, et non sur celles de ce monde, il y aurait comparativement beaucoup moins de malades atteints de folie. Mais, sous l’influence des circonstances présentes, espérer voir diminuer beaucoup le nombre des fous, serait, je le crains bien, une idée chimérique. Le but de mon ouvrage est d’exposer les symptômes qui peuvent faire reconnaître une attaque de folie, les moyens de la prévenir ; et, quand la maladie a fait explosion , d’indiquer îe mode de traitement le plus favorable pour rendre l’aliéné à la raison et à ïa société; et lorsque ce résultat est impossible , de faire connaître encore comment ses souffrances peuvent être adoucies, et l’existence peut être rendue, sinon heureuse, au moins supportable. Si cet essai, entrepris au milieu des inquiétudes et des travaux d’une profession laborieuse, reste sans succès,
la folie chez les pauvres. Georget, frappé de cette influence générale, était tenté d’appeler les causes morales, causes naturelles de l’aliénation. On trouvera sur ce sujet de plus amples détails dans le chapitre III , consacré aux causes de la folie A.
12 ALIÉNATION MEJSTÀLE.
le cîésir ardent de contribuer à l’amélioration du sort d’une classe nombreuse de malheureux, incapables de plaider eux-mêmes leur cause, sera mon étcuse.
Bien que mon attention, des ma jeunesse, ait été spécialement portée sur le traitement de la folie, et que pendant un séjour de vingt années dans les asiles de Wakefield etdeHanwel, plus de 2,700 malades aient été confiés à mes soins et soumis à mon observation, je sens que j’ai encore beaucoup à apprendre ; et même si cet ouvrage présente en général de l’exactitude (comme j’ai tout lieu de le croire), des recherches ultérieures profondes n’en seront pas moins absolument nécessaires pour en compléter les différentes parties. Si je parviens à exciter sur ce sujet un intérêt proportionné à son importance, il ne tardera pas à être approfondi par des hommes qui auront plus de temps à leur disposition et une plus grande habileté dans les recherches anatomiques. Que mon but soit atteint et le sort des aliénés amélioré, qu’importe que cela soit dû à l’adoption de mon plan ou à d’autres moyens ? C’est avec la plus vive reconnaissance que j’ac-
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cueillerai toutes les nouvelles lumières répandues sur la nature de cette obscure maladie et sur son traitement, quelque opposées qu’elles soient à ma manière de voir actuelle, pourvu que les aliénés puissent être soulagés et guéris.