‹ Traité de l'angine de poitrineChapitre 28 sur 110 · OBSERVATION XLV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XLV

(D'' Gauthier, mém. cité p. 83).

Angine de Poitrine d’origine vaso-motrice chez un arthritique névrosique.

M. L..., âgé de soixante-deux ans, présente des antécédents héréditaires arthritiques très nets. — Lui-même souffre depuis longtemps de coliques néphrétiques, d’accès dyspnéiques avec congestion pulmonaire, de prostatite chronique. Il est. de plus, d’une irritahilité nerveuse extraordinaire, la moindre émotion, la plus petite contrariété jettent un trouble profond dans tout son système nerveux. Depuis deux ans, il est devenu d’une susceptibilité étonnante au moindre refroidisscmenl. La sensation de froid la plus légère, comme celle de se laver à l’eau fraiche, de se coucher dans des draps frais, d’entrer dans une pièce un peu froide, a pour effet de produire sur lui un frisson général avec pâleur des tissus, refroidissement et teinte cyanotique des extrémités, petitesse du pouls et en même temps il est pris de palpitations et quelques secondes après d’une violente douleur sous le sternum avec angoisse considérable, constriction d’une épaule à l’autre, irradiation dans les tempes et l’épaule gauche jusqu’à l’extrémité du petit doigt. La chaleur seule, l'enveloppement du malade dans des couvertures de laine fait disparaître la crise qui sans cela durerait très longtemps.

Le volume et les bruits du cœur sont normaux, et on ne constate aucune lésion dans l'appareil circulatoire ; notons cependant qu’à une auscultation prolongée, on entend toutes les quatre ou cinq minutes, une contraction du cœur arythmique et chaque fois, si légère que soit cette arythmie, le malade en a la perception très nette dans les tempes et dans les oreilles et cela en vertu dè sa grande impressionnabilité nerveuse.

Les troubles vaso-moteurs sont encore plus nettement accusés dans l’observation suivante :

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