‹ Traité de l'angine de poitrineChapitre 69 sur 110 · OBSERVATION CXLIX · texte numérisé non relu

OBSERVATION CXLIX

(J. -B. Morgagni. — De Sedibus et causis morborum)

(Venet. 1761, épist. xxvi, p. 31).

Mort subite sans rupture du cœur ni de l’aorte.

Une mère de famille âgée de 42 ans avait été pendant longtemps valétudinaire et sujette à un paroxysme qui consistait après des mouvements violents du cœur,, en une angoisse incommode dans l’intérieur de la partie supérieure gauche de la poitrine avec de la difficulté de respirer et un engourdissement du bras gauche. Un jour qu’elle se trouvait en voiture, elle fut prise du même paroxysme et mourut subitement.

Autopsie. — Le cœur était hypertrophié, extrêmement dur et vigoureux ; l’aorte n’était pas médiocrement dilatée à sa crosse ; la paroi interne, dans toute l’étendue du vaisseau présentait çà et là des inégalités parsemées de petites écailles entièrement ossifiées ou en voie d’ossilication. Ces lésions commençaient à l’origine même de l’aorte dont les valvules sigmoïdes étaient dures çà et là, avec un commencement d’ossification. La lésion des valvules sigmoïdes non seulement gênait le cours du sang, mais en les empêchant de s’appliquer fortement, elle s’opposait à leur fermeture.

(1) J. Parrot. — Art. Ang. de Poitrine de Dict. encyclop. des Sciences Méd. 1870. T. V.

(2) J. Pasta. — De sanguine et sanguinis concretionibus. — Berg. 1780.

(3) Kreysig. — Die krankeiten des Herzeus, Berlin 1814-1817.

(4) Hope. — Diseases of the Valv. of the heart 1831. — ■ lu cyclopedia of partial medicine.

(5) Corrigan. — Loco. citât.

(6) Gendrin. — Leçons sur les maladies du cœur. — Paris 1842.

(7) Aran. — Des morts subites. Thés, d’agréga. Paris 1842.

(8) Briquet. — Soc. méd. de la Seine 1856.

(9) Mauriac. — De la mort subite dans l’insuffisance des valv. sigmoïdes de l’aorte Thés. Doct. Paris 1860.

ÉTIOLOGIE

W. Stokes, en pleine connaissance de cause cette fois, publie une seconde observation d’Angine de Poitrine subitement mortelle, liée à l’insuffisance aortite artérielle et où l’abus du laudanum a pu jouer un rôle.

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