‹ Traité de l'angine glanduleuse et observations sur l'action des Eaux-Bonnes dans cette affectionChapitre 28 sur 45 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

COUP d'cetl sur la disposition des glandules muqueuses

DES régions palatine, PHARYNGIENNE ET LARYNGIENNE.

L'affection dont je m'occupe, offrant pour lésion caractéristique un développement morbide des glandules du voile du palais, du pharynx et du larynx, il n'est pas sans intérêt d'étudier la disposition de ces organes dans l'état normal. Mon excellent collègue et ami, le docteur Sappey, a bien voulu me donner communication de ses savantes et consciencieuses recherches sur ce sujet : et Je vais en analyser les résultats.

Ce ne sont pas des follicules, comme on le dit généralement, mais des glandules en grappe qui constituent l'appareil sécréteur des membranes muqueuses, tapissant la partie supérieure des voies digestives et aériennes. Il n'y a d'exception que pour les parties latérales et postérieures de la langue. Là on rencontre des follicules assez volumineux, dont les orifices sont visibles à l'œil nu, et dont les parois sont constituées par deux membranes renfermant dans leur intervalle une couche de vésicules closes. Encore, au fond de ces folhcules, viennent s'ouvrir des conduits excréteurs de glandes en grappe, situées au-dessous d'eux, de telle sorte qu'ils semblent ne former qu'un renflement de ces conduits.

14 ANGINE GLANDULEUSE,

Sur la partie postérieure de la voûte palatine, et sur toute la face inférieure du voile du palais, les glandules en grappe forment plusieurs couches continues. Au niveau de ces petites dépressions, décrites par Albinus, et qui, lorsqu'elles existent, se trouvent dans le voisinage de l'articulation palato-maxillaire, ces glandes, au lieu d'être confluentes, deviennent disséminées, et ne tardent pas à disparaître. Elles se montrent en grand nombre dans cet appendice du pharynx qui est situé entre l'atlas et l'axis en arrière, l'apophyse basilaire en haut, la face supérieure du voile palatin inférieurement, l'ouverture postérieure des fosses nasales en avant, région qui a été décrite par M. Sappey, sous le nom d' arrière-cavité des fosses nasales. A la partie supérieure du pharynx proprement dit, elles sont extrêmement nombreuses, se groupent en agglomérations considérables au-dessous et autour des trompes d'Eustachi ; plus bas elles s'éparpillent, et deviennent plus rares, à mesure qu'on se rapproche de l'œsophage.

A l'épiglotte, elles sont logées dans les petits trous que présente le fibro-cartilage épiglottique. Sur la face postérieure du cartilage cricoïde, elles forment un agrégat assez volumineux. Au-devant des aryténoïdes elles se réunissent, pour constituer les glandes de ce nom, en deux cordons courbés à angle droit, représentant des espèces d'L, dont la branche verticale est parallèle au bord antérieur du cartilage et dont la branche horizontale occupe les deux tiers postérieurs de la corde vocale supérieure. D'après les recherches du docteur Sappey, cet appareil glanduleux se retrouve très développé sous

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