DEUXIÈME VARIÉTÉ
Infiltration aryténo-épiglottique liée à une laryngite aiguë superficielle , sans phlegmasie gutturale.
L'inflammation aiguë et superficielle du larynx, sans phlegmasie gutturale, assez fréquente, surtout dans le jeune âge, se complique parfois d'infiltration aryténo-épiglottique. — Nous en avons réuni 13 cas.
dette variété, tout en se rapprochant de la précédente, en diffère cependant sous plusieurs rapports :
Ainsi, très rare chez des sujets auparavant bien portants (nous n'en connaissons que deux cas, tous deux observés sur des enfants), — elle est presque uniquement' signalée chez des sujets convalescents ou encore atteints de maladies diverses (11 cas sur 13).
Ces malades sont âgés de 20 à 70 ans, mais surtout de 20 à
VARIÉTÉS DE L* AFFECTION. &ft
UO ans. — Les hommes en sonl beaucoup plus souvent atteints que les femmes, dans la proportion de 10 à 1.
La nature du liquide infiltré est, à peu de chose près, la même que dans la variété précédente. — L'écoulement après les scarifications est variable; tantôt nul ou presque nul, tantôt assez notable.
L'œdème envahit souvent Yintérieur du larynx; il a été noté dans les 2/5es des cas.
Quant à celui de Y arrière-bouche, nous ne le trouvons indiqué dans aucune des observations que nous avons analysées.
En conséquence, dans cette forme de l'affection, on ne peut nullement compter sur la présence de l'œdème de l'arrière-bouche pour prévoir l'invasion de celui du larynx.
Dans sa marche, la maladie est tantôt avec accès très prononcés de suffocation ; — d'autres fois la dyspnée est rapidement croissante.
La durée est généralement fort courte : — en effet, sur 11 cas terminés par la mort, sans bronchotomie, 7 fois la maladie a duré 2U heures ou moins de 24 heures, ayant été parfois de 10 à 12 heures, et même de quelques moments; — et U fois seulement, la durée a été de plus de 2k heures (37 heures, 3 jours, 6 jours).
Le pronostic est très grave, puisque sur 13 malades \ seul a survécu, et encore a t-il fallu recourir à la trachéotomie. — La | fréquence assez grande de l'œdème intra -laryngé ; la rapidité ordinairement remarquable de la marche de la maladie, laquelle n'apparaît guère que chez des individus convalescent ou déjà malades, sont les circonstances qui expliquent en grande partie la mortalité excessive de cette variété de l'affection.
Four son traitement, nous renvoyons à ce que nous avons dit de la forme précédente.