SIXIÈME VARIÉTÉ
Infiltration aryténo-épiglotlique consécutive à une phlegmasie des tissus extra-laryngés et cervicaux.
La phlegmasie des tissus cervicaux extra-laryngés est parfois le point de départ de l'infiltration des replis aryléno-épiglottiques. (Voyez Etiologie, p. 91, 92, 95, 98.)
Tantôt cette phlegmasie est aiguë; c'est, par exemple, une plaie suppurante par instrument tranchant, — par brûlure ; — c'est une pustule maligne ; — c'est un èrysipèle phlegmoneux et spontané étendu de la face au cou, etc.
D'autres fois la phlegmasie est sub-aiguë ou chronique; elle occupe les glandes sous-maxillaires et cervicales, et s'accompagne parfois d'une infiltration séro? purulente dans le tissu cellulaire ambiant; — c'est un ulcère du cou avec décollement plus ou moins considérable des téguments.
Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit du mécanisme en vertu duquel ces foyers phlegmasiques occasionnent l'infiltration du sommet du larynx.
L'affection marche en général avec une extrême rapidité, et son pronostic est des plus graves.
Le traitement de cette variété d'infiltration laryngée diffère suivant la nature et l'acuité de la phlegmasie qui lui a servi de point de départ. Inutile d'insister sur ce point. — Si les tissus cervicaux et voisins du larynx sont le siège d'une abondante infiltration séreuse ou séro -purulente, l'une des indications multiples du traitement sera de la diminuer aussi promptement que possible, tantôt à l'aide des vésicatoires; d'autres fois à l'aide des scarifications, des incisions ou des débridements.
Quant à l'infiltration des replis aryténo-épigloltiques eux-mêmes, on lui opposera des émissions sanguines dans certains cas; des purgatifs violents, Valun, Y azotate d'argent, mais surtout les écart* fications.
Si l'énorme tuméfaction du cou s'oppose à la bronchotomie, on recourra à la sonde laryngienne.
VARIÉTÉS DE L' AFFECTION