‹ Traité de l'angine laryngée oedémateuseChapitre 147 sur 150 · ARTICLE IV. — DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

ARTICLE IV. — DIAGNOSTIC

Les antécédents, — l'invasion subite des accidents, — la nature des symptômes, — et plus particulièrement les lésions que présentent parfois les parois de la bouche et l'isthme guttural, — rendent généralement très facile le diagnostic de la brûlure de l'arrièregorge.

Cependant il peut arriver que l'enfant, ayant essayé de boire en cachette au goulot d'une théière, et redoutant quelque châtiment, n'avoue pas ce qu'il a fait; qu'il s'éloigne même et ne revienne à la maison qu'après plusieurs heures, et lorsqu'il commence à éprouver de la difficulté à respirer et à avaler; — alors, si la brûlure de la bouche et de la gorge n'a déterminé ni ampoule, ni aucune autre lésion caractéristique, — on est exposé à méconnaître la nature même de l'affection; à croire, par exemple, qu'il s'agit d'une inflammation gutturale ordinaire, d'une laryngite érythémateuse simple, du croup, et surtout on est loin d'admettre l'existence d'une angine laryngée œdémateuse spontanée, sachant combien cette dernière affection est rare chez les enfants.

Il peut se faire aussi qu'on ne soit appelé auprès de l'enfant qu'à une époque déjà avancée de sa maladie, — lorsque les accidents laryngés sont presque entièrement masqués par ceux qui sont survenus secondairement du côté des bronches, des poumons ou du cerveau ; — alors, si l'on ignore les antécédents, on court le risque de croire à une affection thoracique ou cérébrale primitive, et de méconnaître la lésion gutturo-laryngée qui lui a servi de point de départ.

11 est enfin un autre point qui doit attirer notre attention : la brûlure gutturo-laryngée a eu lieu, on le sait; mais a-t-elle occasionné une inflammation érythémateuse , pseudo-membraneuse ou œdémateuse du sommet du larynx? Nous nous reporterons, pour

répondre à celte question, aux détails dans lesquels nous sommes entré précédemment sur le diagnostic différentiel de ces diverses affections. — Disons seulement que la brûlure gutturo-laryngée détermine le plus ordinairement l'inflammation œdémateuse du sommet du larynx.

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