MIL! AIRE. — VARIOLE
ou bien encore que l'inflammation gutturale, qui forme un des caractères de la scarlatine considérée dans son invasion et dans son cours, a prédisposé le tissu sous-muqueux du larynx à être atteint plus tard d'infiltration séreuse. (Voy. Nature,)
Nous terminerons ce paragraphe en rappelant qu' Albers (1) dit avoir vu un grand nombre d'exemples d'angine séreuse pendant que la scarlatine sévissait, sans donner d'ailleurs aucuns détails sur cette espèce d'angine.
§ xvi.
Nous ne connaissons aucun exemple d'angine laryngée œdémateuse survenue dans le cours de la miliaire, mais pendant qu'une épidémie de cette affection régnait à Granville (Manche) en 18/i2, le docteur Cabernon a observé le fait suivant :
Une petite fille âgée de sept ans était convalescente d'une fièvre miliaire, lorsque survint un œdème de la face, des jambes et des pieds. Un jour, elle resta dehors pendant plusieurs heures et par un temps pluvieux (fin d'août). A sept heures du soir, elle mangea un quart de kilogramme d'un pain chaud, peu cuit, nommé gâche dans le pays. Vers neuf heures du soir, elle se réveilla en sursaut, se plaignant d'oppression ; et quatre heures et demie après, elle succomba. Or, plusieurs des symptômes observés pendant ce laps de temps si court furent ceux de l'angine laryngée œdémateuse. — On ne fit point l'ouverture cadavérique.