‹ Traité de l'apoplexie ou hémorrhagie cérébrale; considérations nouvelles sur les hydrocéphales, description d'une hydropisie cérébrale particulière aux vieillards récemment observéeChapitre 7 sur 32 · CAUSES · texte numérisé non relu

CAUSES

Toutes les causes de l'apoplexie ont une même manière d'agir ; elles déterminent un trop grand afflux de sang vers la tête , ou forcent ce liquide de s'accumuler dans le système vasculaire cérébral, en s'opposant à son libre retour au cœur.

La division des causes en prédisposâmes ou éloignées , et en efficientes prochaines ou occa~ sionftelles , admise pour les autres maladies , est également applicable à l'apoplexie. Les causes prédisposantes n'agissent que d'une manière médiate ou indirecte ; elles supposent , comme on le sait , certains états ou conditions qui disposent l'homme à éprouver la maladie. Les efficientes ont une action directe et immédiate ; elles déterminent instantanément la maladie, la prédisposition existant déjà depuis un temps plus ou moins long. Les causes prédisposantes restent sans effet tant que l'homme ne s'expose pas aux causes occasionnelles ; le plus souvent

même il peut s'y soustraire en s'astreignant à un régime de vie convenable. Il est au contraire presque impossible de prévenir les causes efficientes ; leur action est d'ailleurs ordinairement trop brusque pour qu'on puisse l'enrayer.

Causes prédisposantes.

Parmi les causes prédisposantes de l'apoplexie , les unes tiennent à un état particulier, soit de toute l'économie, soit du cerveau seulement j les autres ont pour source la plupart des transgressions faites aux lois de l'hygiène , ou diverses circonstances nuisibles qu'il est impossible de prévoir et d'éviter.

Causes prédisposantes individuelles. Au premier rang de ces causes se trouve la constitution dite apoplectique , constitution nullement imaginaire , caractérisée par la pléthore , un corps gros et replet , un abdomen saillant , une ample poitrine, un cou très-court (1), supportant une tête volumineuse , la rougeur habituelle de la face , un pouls dur et plein , une disposition au

(1) J'ai vu plusieurs sujets chez qui la brièveté du cou était due au manque d'une vertèbre cervicale. Morgagni ', Hoffmann , Cullen et Tissot ont eu occasion de faire la même remarque.

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