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TACHES

ABSE^1C.%LES

TAflIES

AXTIMOXIALES.

ChaafîéM à U flamme de l'hydrogène pur :

Diiparaiiaent rapidement.

ChaufTèes A la Oamme de l’hydrogène pur :

Nedisparaissent qu'avec difficulté, et laissent de l'oxyde d'antimoine pour résidu.

Chlorcrï de soüde (dt-

POCHLORITE.)

Se diiiolTent A rinitant.

Ne se dissolvent pas.

lEÏNTCnE alcooliqi:e

O’iuDE

Se diesoWent après quelque temps. i

Se dissolvent plus difficilement, et laissent une tache ronge&tre.

Ead iodée

Dissolution bien éridenie.

Dissolution presque nulle.

Se dissolvent immédiatement.

Io»ÜRE DE POTASSIUM lüDURÉ j

\e se dissolrent pas.

Ces caractères suffisent grandement pour distinguer ces deux sortes de taches; d’ailleurs, l’épreuve par l’acide azotique et par l’acide sulfhydrique donne des caractères distinctifs bien précis.

L’empoisonnement par l’acide arsénieux étant celui qui se présente le plus fréquemment, nous croyons devoir insister sur les caractères des autres taches qui pourraient être confondues avec celles produites par l’arsenic ; mais avant cela, nous dirons quelques mots des taches mixtes, c’est-à-dire de celles qui seraient produites par un mélange ^'arsenic et d’«nlimoine , dans le cas où un malade , empoisonné par l’acide arsénieux , aurait pris de l’émétique comme vomitif.

Taches d’amimoixe et d’arsenic. — On comprend que l’aspect de ces taches doit varier selon la proportion d’arsenic ou d’antimoine qu’elles renferment ; si on les chauffe à la flamme de l’hydrogène pur, l’arsenic se volatilise, l’antimoine reste; le chlorure de soude (hypochlorite ou liqueur de Labarraque) opère la même séparation; enfin , l’acide azotique, qui dissout ces deux espèces de taches , donnera une dissolution qui , évaporée et bouillie dans l’eau distillée, produira une dissolution d’acide arecnique, et laissera un résidu d’antiinoniate de protoxyde d’antimoine, dès lors l’nn et l’antre seront distingués par les caractères que nous avons indiqués plus haut.

ABRÉGÉ DE TOXICOLOGIE

Taches de zinc. — Ces taches se produisent lorsqu’on fait fonctionner l’appareil de Marsch par l’acide chlorhydrique ; en effet, le chlorure de zinc , qui se forme étant volatil , est facilement entraîné ; mais elles peuvent aussi se montrer lorsqu’on se sert d’acide sulfurique et que la réaction est trop vive ; aussi est-ce avec raison que l’on a proposé de mettre dans le tube à dégagement de l’amiante ou de la porcelaine pilée, afin d’empêcher cet entraînement mécanique. D’ailleurs, les taches de zinc ont à peu près l’aspect des taches arsenicales, mais elles sont facilement distinguées en ce que , çxposées à l’air, elles disparaissent à /'roid et laissent un résidu d’oxyde blanc de zinc. Traitées par l’acide azotique, elles disparaissent; la solution évaporée ne précipite pas en rouge brigue par le nitrate d'argcnt , et il précipite en blanc par l’acide sulfhydrique ^sulfure de zinc). Voir Caractères des sels de zinc.

Taches de fer. — L’existence de l’hydrogène ferré , signalée par M. Dupasquier, est contredite , de sorte que les taches de fer se formeraient dans le cas exceptionnel où l’on ferait fonctionner l’appareil Marsch au moyen du fer, ou bien lorsque le zinc contiendrait de grandes quantités de fer. Ces taches sont d’un gris rougeâtre ; exposées à l’air, elles deviennent rouges ( sesquioxyde de fer, rouille) ; chauffées, elles ne se volatilisent pas; l’acide azotique les dissout, et la solution présente les caractères des sels de fer. {Voir plus loin.)

Taches de plomb. — Les taches de ploinb ont un aspect gris bleuâtre, ne disparaissant pas par la chaleur; l’acide azotique les dissout et forme du nitrate de plomb qui précipite en blanc par la potasse, en jaune par l’iodure de potassium , en blanc par l’acide sulfurique et les sulfates solubles, en noir par l’hydrogène sulfuré.

Taches sur la faïence. — L’Institut a proscrit avec raison les assiettes de faïence pour recueillir les taches d’arsenic; car si le courant d’hj'drogèue était fort , le plomb ou l’étain du vernis pourraient être revivifiés; cependant il serait facile de distinguer ces taches de celles produites par l’arsenic, comme nous venons de le voir.

Pseudo-taches. — Sous ce nom , IMM. Orfila , Danger et Flandin ont fait connaître des taches qui se produiraient lorsque des restes de matière, animale, des sulfites ou phosphites ammoniacaux existeraient dans l’appareil de Marsch ; d’après MM. Eordos et ('.élis, ces taches seraient produites par du soufre ou du charbon ; elles sont en général d’une couleur plus terne que celles d’arsenic ; elles ne disparaissent pas , ou disparaissent trbs-difficilcment par l’action de la chaleur ou de l’acide

ABRÉGÉ DE TOXICOLOGIE

azotique ; si enfin , au moyen de cet acide , on parvient les dissoudre, la solution ne précipite pas par l’azotate d’argent et par l’acide sulfhydrique.

Tachks de phosphore. Ces taches sont très-difficiles è produire ; elles varient d’aspect selon leur épaisseur ; elles sont jaune serin, ou jaune orangé, ou rouges : la chaleur les dissipe, l’acide azotique les dissout; mais elles se transforment facilement à l’air en acide phosphoreux ou phosphorique : alors elles attirent l’humidité de l’air. Dissoutes dans l’eau azotique , elles précipitent en jaune l’azotate d’argent , et ne forment pas un sulfure jaune soluble dans l’ammoniaque avec décoloration, lorsqu’on traite la solution par l’acide sulfhydrique.

Taches de soufre. — Elles sont jaunes et ne se dissolvent pas dans l’acide azotique il froid ; par l’action de la chaleur prolongée , elles donnent de l’acide sulfurique facile à reconnaître à ses caractères.

Taches d’iode. — Les taches d'iode présentent un aspect jaune ; dissoutes dans l’alcool , elles colorent la sohition d’amidon en bleu.

L'acide métallique est-il vénéneux? Malgré l’opinion émise par ,M. Orfila dans son Traité de toxicologie (A' édition , t. 1", p^e 30ii) , nos expériences nous ont conduit à revenir à l’opinion ancienne , et à admettre que l’arsenic n’est vénéneux que parce qu’il est tranformé facilement en acide arsénieux dans l’économie animale; de sorte que nous renverrons à ce que nous ilirons plus tard sur l’acide arsénieux, pour indiquer le traitement et les recherches à faire pour constater la présence de ce corps ; nous nous contenterons d’indiquer ici les expériences sur lesquelles nous basons notre opinion.

M. Lejietit, pharmacien à Caen, d’abord, M. Reveil ensuite . ont donné à un chien A grammes d’arsenic pur, brillant, récemment préparé ; l’animal auquel on avait lié l’œsophage est mort le troisième jour, après avoir présenté les symptômes de

1 empoisonnement par l’acide arsénieux ; la même dose d’arsenic, administrée à un autre chien et mélangée avec 200 gram. de peroxyde de fer hydraté en poudre et délayé dans l’eau , n’a produit aucun accident grave, l’œsophage ayant été délié à la fin du quatrième jour ; l’animal a rendu par les selles du peroxyde de fer en morceaux moulés, dans lequel on reconnaissait facilement la présence de l’arsenic métallique : cette expérience a été répétée avec la magnésie comme contre-poison , et a donné les mêmes résultats ; enfin , le même chien a été tué avec

2 grammes d’arsenic métallique brillant et lavé, et, comme dans le premier cas , l’animal a succombé avec les symptômes

ABRÉGÉ DÉ TOXIOüLüGIÉ.

d’empoisonnement par l’acide arsénieux : il est incontestable dès lors , que la mort est le résultat de la transformation de l’arsenic métallique en un composé soluble ; et quel serait ce composé, si ce n’est l’acide arsénieux?

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