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DES FORMES PARTICDIIÈRES A DONNER AUX MÉDICAMENTS

ET DES PRINCIPES GÉNÉRAUX QUI DOIVENT RÉGLER LEUR PRÉPARATION ET LEUR ADMINISTRATION.

Parmi les formes pharmaceutiques, les unes sont commandées par les propriétés chimiques du principe actif. Tel prin-

i ? AHRhllGÉ DE PHARMACIE.

cipe est sol-ubte dans l’alcool , tel autre daas l'étlier ou dans les huiles.

De là les alcoolés , les éthérolés , etc.

Ces formes ne se prêtent pas à des considérations bien importantes pour notre objet.

Il n’en est pas de môme pour celles qui dérivent du mode d’application des médicaments et de la nécessité de sacrifier aux répugnances des malades.

Nous en avons parlé dans un autre chapitre.

Voici maintenant des exemples de toutes ces formes.

AFFÜSIOX.S.

L’affusion n’est point une forme médicamenteuse, mais un mode d’application. On sera peut-être surpris de nous voir en pai’ler ici ; toutefois, comme il est certaines précautions à prendre pour prescrire les affusions , nous avons pensé ne pas sortir de notre sujet.

L’affusion con.siste à verser sur différentes parties du corps , soit de l’eau simple froide ou chaude , soit de l’eau rendue médicamentease par l’addition de quelques substances. La comlK)sitiou de ces eaux médicamenteuses se réglera d’après ce que nous avons dit au mot Lotions.

Les affusions.se font ordinairement avec l’eau froide> c’est-àdire de 12 à 18 degrés centigrades. Sa durée varie de 2 à 10 ou 15 minutes. L’affusion ne diffère de la douche qu’en ce que celle-ci est versée d’un lieu plus élevé , sous un moiadre vohutte et avec une force de projection plus considérable.

Quant au mot embrocation , il n’a jamais été bien défini , ou l’a employé comme synonyme de lotion et de fomentation ; d'autres ont voulu en faire une forme médicamenteuse .spéciale , en prétendant qu’elle différait de la fomentation par le l)ei* de temps qu’elle séjournait sur la peau, par la dose des médicaments qui était plus forte que pour les fomentations et frar la nature de ces médicaments qui étaient toujours dos huiles ou des substances grasses. Enfin, on a dit aussi que rembrocatiou n’était pas une forme médicamenteuse , mais simplement un mode d’application, consistant à imbibt^r d’un liquide toujours huileux et ordinairement chaud, des morceaux de flanelle, etc., et à les mettre en contact pendant plus ou moins de temps avec une région circonscrite du corps. Selon le sens que l’oa donnera au mot embrocation, il sera toujours possible de formuler , d’après ce que nous allons dire, des lotions et des fomentations.

Eu pharmacie, la lotion ou lavaj^ consiste à laver des coi^s, dans le but d’en séparer des matières étrangères ; c’est aiasi

AltRÉGfi DK IMiARMAClE.

qu’on lave la gçnmie pour enlever une matière amère, le calomel pour dissoudre le sublimé corrosif, la ileur de soufre pour enlever l’acide sulfureux, etc. Dans ce cas, on se sert du mot lotion, parce que le liquide exerce une action dissolvante ; tandis qu’on réserve le nom de lavage aux cas dans lesquels il n’a qu’une action mécanique , comme le lavage que l’on fait subir aux diverses parties des plantes pour les débarrasser de la terre qui y est attachée. On conçoit, dès lors, que, pour le lavage, le véhicule employé sera toujours l’eau ; tandis que pour la lotion , il variera avec la substance à dissoudre.

En médecine, au contraire, on donne les noms de lotions et de fomentations à des médicaments liquides destinés à échauffer, à liumecter ou à hiver les parties extérieures des corps , lorsqu'elles sont elles-mêmes allectécs de maladies ou qu’elles recouvrent des parties malades plus profondément situées.

Les fomentations, comme les lotions, s’appliquent au moyen de flanelle , de linges , de coton ou d’éponges imbibés de divers liquides , qui sont des décoctions , des infusions aqueuses; les liqueurs vineuses, alcooliques ou éthérées, des solutious d’acides ou d’autres substances , des huiles, etc.

On n’a guère étabb de distinction entre les lotions et les fomentations. On pourrait cependant dire que les fomentations restent appliquées plus ou moins de temps sur la partie malade , tandis que les lotions ne servent qu’à laver la partie sans y être appliquées ; de sorte que les fomentations se rapprocheraient beaucoup plus des embrocations.

Les quantités des fomentations et des lotions à prescrire ne sont pas bien déterminées, on en fait préparer depuis deux ou trois cents grammes jusqu’à plusieurs kilogrammes. On doit indiquer leur température, le véhicule convenable, le lieu de l’application, la manière de les entretenir chaudes, et après combien de temps elles sont renouvelées.

Fomentation savonneuse.

Savon noir 30 gram.

Lessives de cendres 130 gram.

A appliquer chaude au mojen de flanelle, et à rcnonveler plusiears fois par jour, sur des Uuueurs scrofuleuses.

Fomentation antinévra%ique.

Cyanure de potassium 1 gram.

Faites dissoudre dans :

£au dislillde. . . 100 gram.

On imbibera des oompresses de cette solution, et on les appliquera sur le front. On aura soin de les renouveler fréquemment.

ABRÉGË PE PHARMACIE.

Ziotion merourielle antiherpétique.

Sublimé corrosif. . Alcool

Pour faire dissoudre , ajoutez :

Adultes. Enfants.

8 gram. 4 gram.

Eau distillée 100 gram. 200 gram.

De une à quatre cnillcrées A bouche dans 500 grammes d’eau commune très-chaude" sera bon de le servir d’une cuiller de bois , de porcelaine ou de verre.

Lotion avec l’eau vég'éto-minérale.

Eau de fontaine 250 gram.

Acétate de plomb liquide tri-basique. , 4 gram.

Alcool 30 gram,

Melex.

DÉC.WTATIOX.

La décantation sert à opérer les lavages; elle a pour but (le séparer des matières de densité différente. Aussi faut-il attendre pour l’exécuter, que les corps soient parfaitement séparés ; on se sert pour cette opération, de vases évasés plus larges à la base qu’au sommet et percés de plusieurs trous superposés k la partie inférieure ; on emploie aussi le syphon , la pipette, etc.

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