POUDRES DENTIFRICES
On nomme dentifrices des poudras , des liqueurs ou des espèces d’opiats destinés à nettoyer les dents. Si l’on a affaire à des poudres ou à des pâtes, elles doivent présenter un grand degré de ténuité. Nous recommanderons aussi d’éviter, autant que possible , l’usage des substances acides ; il vaut mieux employer des substances neutres , et mieux alcalines.
AnHKGP' DE PHARMAr.IE.
Poudro dentifrice antisep.tU]ue.
I*ouilro de quinquina rouge flnemenl pulvérisé.
Charbon végétal en poudra
Essence de menthe ou do girofle
ââ 30 grtiB, 6 gouttes.
l’orphvriBm avec soin.
L«.s préparations ferrugineusûs uoircisseut bientôt les dents. M. \lialhe attribue cette coloration à un taniiate de fer, et conseille une poudre taunifère comme dentifrice, alin de. forater un taunate de 1er acide et soluble.
Fæs pulpes sont des médicaments de consistance assez molle , formés du parenchyme des végétaux , mélé au sue qu’ils contiennent ou obtenus par le mélange des poudres avec une suffisante quantité d’eau. Les substances servant à la préparation des pulpes sont fraîches ou desséchées, entières ou pulvérisées. On les traite ii froid ou à chaud ; mais le plus grand nombre est fait à chaud, c’est-à-dire par coction. Par ce dernier moyen , elles sont mieux liées ; aussi faut-il y avoir recours toutes les fois qu’elle sera sans inconvénient , c’est-à-dire lorsque la pulpe ne renfermera pas des substances volatiles.
Ainsi la pulpe d’oignon cru est rubéfiante ; cuite, elle est émolliente et maturative. La coction est indispensable pour préparer des pulpes au moyen des substances desséchées, à moins (ju’on ne les prépare par la poudre et l’eau bouillante : cette coction se fait de plusieurs manières : 1" on fait cuire les substances .sous la cendre ; 2" on les enveloppe avec de la pâte et on les soumet à la chaleur du four; 3» par l’ébullition dans Peau ou l’exposition à la vapeur d’eau bouillante.
Les pulpes sont facilement altérables, celles de casse et de tamarin sont seules employées aujourd’hui ; elles contiennent souvent du cuivre provenant des vases dans lesquels la coction a été faite.
Pour les prescrire , le médecin n’a qu’à indiquer le nom et la quantité ; ainsi :
Pulpe d’oignons cru§ Q. s. pour un sinapisois
qui sera appliqué sur chaque mollet.
OU bien :
Piilpo d’oignons cuits ü. s. pour un oatapl.isoie
à appliquer sur la tumeur.
OU bien encore :
PCLPES.
Pulpe do
A prendre tn dcu\ fois dans du pain ichunl r.
Adultes. I Enfiinis S grain. I Sgram.
ABRÉGÉ DE PHARMACIE
Mai.s , suivant l’indication à remplir et Tu^-e (.iii'on en vcrut faire (intérieurenienüou extérieurement) , il faut spécifier si l’uu désire qu’elles soient préparées à chaud ou à froid , avec la plante fraîche ou desséchée, entière ou pulvérisée; il n’y a guère aujourd’hui ()ue les pulpes de casse , de tamarin et de cynorrliodon qui soient préparées à froid ; les autres se préparent au moment de la prescrLptioü. Pour l’usage interne , on les convertit ordinairement en conserves. On les donne à la dose de grammes ii 5 grammes dans un pruneau cuit, dan, s du pain à chanter, ou délayées dans un véhicule aqueux ou vineux et dans une potion. A l’extérieur, ou s’en sert pour faire des cataplasmes ou des lavements. Les doses se preseJcLveut suivant l’indication à remplir.