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MALADIES

La nature et l'intensité des maladies ont sur l'action des médicaments une influence évidente, maisjusquà présent mal étudiée.

Plus une maladie est intense, plus grande est la quantité de substance médicamenteuse qu'elle peut saturer (qu'on nous passe le mot).

Ainsi, plus l'excitation nerveuse sera vive, plus il faudra d'opium pour amener le calme et le sommeil.

Relativement à la nature des maladies, on sait que, dans les affections fébriles, les émétiques agissent avec facilité; c'est le contraire dans les névroses.

Pans certaines formes de gastralgies, tout médicament capable de déterminer quelque irritation locale devient vomitif.

On prétend que le suc gastrique est très-acide dans la gastrite chronique, l'iiypocondrie, le diabète, les affections vermineuses et goutteuses. Cela est contesté au moins pour le diabète; mais en supposant que le fait reste vrai pour quelques autres cas, les médicaments solubles à la faveur des acides doivent avoir dans ces conditions une action beaucoup plus prompte et plus marquée.

Dans les cas d'ictère par rétention de la bile, les médicaments solubles avec Tintervention des alcalis ne pourront guère être absorbés.

En général, une surface qui sécrète beaucoup absorbe difficilement ; ainsi le calomel ne produirait pas la salivation s'il existait une diarrhée abondante, lors même qu'il ne serait pas entraîné hors de l'économie.

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