CHAPITRE XXXIII
Fig. iii . vis à (ête fraisée ; les vis de celle forme oe doivent être employées que pour l'application des pièces de mêlai sur le bois, lorsqu'on veut que sa lêtc affleure la surface du métal dans lequel le Jugement de la léle cunique a élé fraisée au moyen d'une fraise conique à eûtes tranchantes.
On doit éviter de se servir de vis à tête fraisée dans les pièces Je buis , attendu que dans Jes pièces minces la furuie conique, faisant office de coin , les fait. éclater, et que dans les bois épais, et surtout dans les bois mous , cette forme tend à s'enfoncer par l'effet de l'effort supporté par la vis , qui dès lors cesse de serrer,
Fig. 17, vis à léle plate , en usage lorsqu'on veut que, la léle étant logée dans le bois, elle en affleure la surface; dans ce cas, le logement de la léte est fail avec une mèche anglaise qui creuse ce logement exactement suivant le diamètre de la lêle, le fond étant, comme nous l'avons dit ci-dessus, dressé bien carrément.
Ces vis ne se trouvent pas encore dans le commerce; il faut les commander cl prescrire que toutes les téles soient d'un ogal diamètre et d'une égale épaisseur. Alin que la même mèche anglaise puisse servir pour Taire tous leurs logements de même grandeur et de même profondeur, on Oie, par une vis de pression , une embase en cuivre sur la mèche anglaise, fig. 19, pour arrêter son action dès qu'elle a atteint la profondeur voulue.
Dans les boîs tendres , il suffit d'avoir amorcé le trou dans lequel la vis doit pénétrer pour que sa partie taraudée se fraye elle-même son passage , lorsqu'on la tourne avec le lourne-vit , ayant le soin de maintenir son aie dans la direction qu'il doil avilir; c'est même le moyen de lui donner toule la solidité désirable, parce que ses filets sont mieux remplis par le bois que si l'on perçait d'avance le trou qu'elle doit occuper. Mais dans le bois dur, il faut ouvrir le chemin que la vis doil parcourir, soit avec une vrille , soit avec une mèche de vilebrequin , suivant la grosseur de la vis. Il faut que le trou soit assez profond pour que le bout de la vis ne l'allègue pas, autrement elle produirait un effet tout contraire à celui qu'où attend de son service; l'on duîl avoir le plus grand soiu de ne point forer le Iruu avec une vrille ou avec une mèche qui soit plus grosse que le noyau de la vis , non compris les saillies de ses filets ; il faut même que la mèche soil plus petite, vu qu'une mèche perce presque toujours un Irou plus large que son diamètre. Cette précaution est indispensable pour que les lames dus filets pénétrent dans le bois franc , lorsqu'un tourne la vis , afin qu'ils y trouvent un appui solide.
Quelquefois, lorsque les serruriers appliquent des ferrures sur des bois, en faisant usage de vis, ils enfoncent ces vis à coups de marteau comme ils chasseraient des clous ; c'est un usage pernicieu*. parce que les vis, en pénétrant ainsi dans le , le déchirent, et leurs lileU n'y trouvent plus aucun appui. Les serruriers prét que l'élasticité du bois le fait revenir pour remplir les pas des vis; c'est ', et leur procédé un abus Irès-blàmable. On doit veiller à ce qu'ils po- S tournant avec le tourne-fin, cl avec les précautions que rioti-i
En général, il est utile, poar I* conservation des fis, de les gi nismn ae art de jg placer dtot le boit, pour qu'elles ne s'y rouillent point
Dent les lieux humides, on doil préférer les fis en cuivre, nuis il fimtlmeav ptoyer plus fortes que celles de fer v il faut même les faire coufeotioMer^xprès, h plupart des fis marchandes étant en laiton moulé, au lieu qu'il fini, poorquUki soient bonnes, qu'elles soient confectionnées arec de gros Rit du cota* de étiré à la filière.
Fig. 18, piton i ris pour le bois.
Fig. M, crochet à fis pour le bois.
3» CUnmans.
Les clameaux sont des clous on crampons à deux pointes coudées, que Vmti ploie pour fixer, les unes aux autres, les pièces de bois des conrtnartieni res; on fait usage de deux sortes de ces crampons, les Hameaux plats ou àam Ace, et les clameaux à deux faces : ceux-ci sont encore de don ospèoes qu'ils sont tournés à gauche ou à droite.
Les figures 41 et 45 représentent, chacune par deux projections, u» plat.
Dans la figure 41; le clameau est fabriqué arec du fer cane; dans lu il est fermé arec du fer plat.
Les figures 40 et 44 représentent aussi, chacune par deux projections, ua ehmeau à deux faces.
Dans la figure 40, le clameau est supposé en fer carré et tourné à gauche; daai la figuré 44, le clameau est supposé fabriqué en fer plat et tourné à droite.
Un clameau est à gauche ou à droite, suivant que Tune de ses pointes étantes dessous et verticale, l'autre pointe, qui se trouve horisontale, est tournée a gauche ou à droite, par rapport au corps du clameau, en allant de la première à la seconde pointe.
Le commerce ne fournit point de clameaux; il faut les dire fabriquer par sa forgeron. Lorsqu'on fabrique un clameau, il faut, en forgeant le barreau de 1er, fig. 59, pour rétirer à la longueur et à la grosseur qu'on veut, faire ses pointes avant de le plier, et réserver pour chaque coude, fig. 42, un renflement m. poar fournir à rallongement du fer sur le dehors de chaque coude «S fig. 40, 41, 45 et 44, et pour préparer une assiette suffisante aux coups du marteau, lorsqu'on enfonce les pointes du clameau dans le bois.
Nous avons représenté, par une projection et une coupe, fig. 7, pi. 189, deai pièces de bois juxtaposées et liées par des clameaux plats ; il faut, autant que possible, que les clameaux prennent autant de bois sur une pièce que sur l'autre, et souvent pour retenir le déversement des pièces, à regard Tune de l'autre, oo met autant de clameaux en dessus qu'en dessous, comme on voit fig. 6, et Ton a soin