‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 103 sur 297 · CHAPITRE XXXIII. 24ï · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIII. 24ï

qu'ils ne se correspondent point, pour que les pointes ne se rencontrent point al qu'elles ne fassent point Tendre les pièces.

Nous avons aussi représente, lig. 9, par trois projections perpendiculaires l'une à l'autre, un clamcau à droite a, liant deui pièces qui se croisent.

Lorsqu'on craint le déversement des pièces l'une à l'égard de l'autre, on place un second clamcau 6 dans l'angle opposé, où nous ne l'avons marqué qu'en lignes ponctuées; ce clameau est encore à droite : pour employer îles l'Iameaiix à </au<iu; ri aurait fallu les placer dans les angles d, e.

Us bo

Us boulons sont des liges de 1er qui. au moyen d'arrêts à chaque extrémité . servent a lier fortement les unes contre les autres des pièces de bois qu'elles traversent. Jadis on employait, pour le même objet, des clefs de bois et des clavettes, comme nous en avons décrit page 293 du tome I", fig. 3 de la planche 21 ; on en voit encore dans quelques charpeules très-anciennes, et l'on est étonne de la force que présente ce moyen de réunion. Depuis ou a peu i peu substitué à ces clefs, d'abord dus boulons à clavettes, et cnlln des boulons à vis elècrou.

Les trous au travers desquels passent les boulons, doivent être perces avec grand soin, très-justes aux diamètres des boulons, très-droits et exactement dans la direction de l'action de ces boulons.

Dans les dix-huit figures des boulons qui voitl être décrits pi. 116, chaque boulon est projeté sur un plan parallèle à son axe, et supposé vertical; au-dessus et au-dessous sont les projections horizontales de chaque tète de boulon ou de sou écrou, ou des coupes horizontales suivant les lignes * jr.

Il est entendu que les épaisseurs des pièces de bois qu'un boulon doit serrer l'une contre l'autre, se trouvent comprises entre la tète du boulon et son écruu. On n'a point marqué ces épaisseurs sur les ligures des u°* 21 à 58, parce que ces ligures ont pour unique objet la représentation de diverses espèces de boulons considérés isolément.

Des pièces de bois serrées par des boulons sont figurées sous le n" 4 de la planche SI ; d'autres sont figurées dans diverses circonstances d'assemblages que nous décrivons plus loin.

Fig. 21 , boulon cylindrique à télé ronde , perce dans sou extrémité d'une sorte de mortaise pour recevoir une clavette, au -dessus de celte figure est une projection horizontale de la lele du boulon en calotte sphénque ; audessous de la même figure est une coupe, par un plan horizontal, suit ligne xr-

La figure 22 représente le

qu'on interpose entre le bob et le clavette, poor que ceHeci a* t'y point, et que la résistance i la pressioo toit plat grande, ayant Hea oa* h de la rondelle, plot' étendue que celle de la clavette. Pour qartne dévoila âme, I bol d'abord que ion épaisseur rempUsae la largeur de la mortelle dm banian, et plot il faut qu'elle toit plu large à un boni qu'à feutre pour frire Mkt {m coin; il faut, en outre, que la mortaise prétente ton contact à la eiaratla, teui k même inclinaison , que la face un peu en pente de cette darette, aln que rauot face a'applique exactement sur la rondelle, et celle-ci an bois, cpmne nom an» déjà dit, oarrémenij c'est-à-dire perpendiculairement à Taxe du boaloo et à k <rection de la résistance qu'il doit opposer.

La figure 25 est une seconde projection du même boulon.

Fig. 84, boulon cylindrique à tète carrée, taraudé.

Kg. 85, le même boulon garni de son éerou et de sa rondelle»

La tète d'un boulon de cette espèce est destinée à âlro noyée dans rflpaisssaf à la pièce de bois et de façon à affleurer sa surftce; die doit avoir en que ftaappeile un peu de dépouille, c'est-à-dire qae le carré du destina de In tétndalt Ht un tant soit peu plus petit que celai du dessus, afin 'qu'en entrant dans le bebdb y toit complètement terrée.

Fig. 80, boulon cylindrique à tête beugonale avec embase et écran bengnnl arec embase. Cet embases sont ménagées tant à la tète qu'à récréa, pour qus b angles des polygones ne s'impriment pas dans le bois* Cette préoanticai est sartttt. indispensable pour fécrou dont les angles déchireraient la rondelle lorsqu'on k tournerait, si sa base ne présentait pas une surface circulaire et unie.

On place souvent sous les tètes des boulons, comme sous leurs écrous, de larges et épaisses rondelles, afin d'augmenter les surfaces par lesquelles la pression «l exercée sur le bois ; dans ce cas , on peut donner des diamètres moins grandi toi tètes des boulons et aux écrous.

Fig. 87 , boulon cylindrique à tète cylindrique et a?ee écran à oreilles en ailerons, pour qu'on puisse le serrer par le seul effort des doigts, sans y employer as* cune clef qui romprait les ailerons.

I^s tètes de ces sortes de boulons doivent être noyées dans le bois, et na etfst ou deux petites goupilles saillantes au-dessous de la tête, en se logeant dam le bon. produisent une résistance suffisante pour empêcher le boulon de tourner lorseee l'on serre l'écrou.

Fig. 88, boulon cylindrique, à tète dite romaine, avec sa rondelle; récréée* ordinairement logé dans Tune des pièces de bois, et c'est en tournant la tète arec une broche de fer passée au moment du besoin dans le trou qui y est ménagé) qu'on serre le boulon.

La pièce de bois f, Gg. 56, assemblée à tenon et mortaise dana la pièce d, y est retenue par un boulon de cette espèce. Le trou du boulon traverse la pièce 4, et pénètre, suivant le fil du bois , dans la pièce e, au milieu de ion tenon. L'écroa est

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