‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 129 sur 297 · CHAPITRE XXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVI

longueur, une lambourde portée sur un nombre suffisant de pointaux et de préférence sur des jambettes pour en faire un solide chevalet.

3° Étalements des voûtée.

Pour étayer une voûte, soit qu'il s'agisse de prévenir sa chute, soit qu'on veuille la réparer ou la démolir, il faut replacer en dessous, des cintres pareils à ceux qui ont servi à la construire , de façon que ses parois étant pressées par les couchis , et soutenues de toutes parts sur des cales et des coins , on puisse en enlever telle * partie qu'on voudra , sans qu'il résulte de mouvement dans le reste de son développement. Nous renvoyons , en conséquence , au chapitre XL1, relatif aux cintres des voûtes, pour l'étude des formes géuérales qui conviennent aux étayements des voûtes. Nous ne pouvons cependant nous dispenser de faire mention ici d'un système particulier d'étayement de voûtes , exécuté au Panthéon , à Paris , et nous faisons de sa description , d'après M. Rondelet, qui l'a inventé, l'objet de l'article suivant.

6° Étalement pour la restauration des piliers du dôme du Panthéon, à Paris.

Ce n'est point ici le lieu de discuter les causes auxquelles on avait attribué les dégradations survenues aux piliers qui soutiennent le dôme du Panthéon (1), ni les moyens de restauration et de consolidation qu'on dut adopter; il suffit de dire que ces dégradations étaient devenues assez graves pour inspirer des craintes sur la solidité de ce grand monument , et que plusieurs personnes regardaient sa conservation comme douteuse.

Cependant, quelle que fût la cause de ces dégradations, il était urgent d'en prévenir la désastreuse conséquence. Dès 1798, les étayements du dôme ont été entrepris , ils furent achevés en 1800 ; mais les travaux de restauration ne purent être commencés qu'en 1806 , et pendant cet intervalle de temps les progrès des dégradations, si alarmants et si rapides auparavant , devinrent insensibles et parurent s'arrêter; on eut alors la certitude de conserver intégralement , ainsi que H. Rondelet l'avait annoncé, un des plus beaux édifices des temps modernes.

H. Rondelet , qui a succédé à Soufflot comme architecte du monument, et qui a conçu et exécuté cette importante restauration avec une grande habileté, avait combiné la maçonnerie avec le bois dans la composition de ce remarquable étayeroent. La ebarpenterie a le plus puissamment contribué au succès de celte belle entreprise.

(i) Ce monument , qui porte le nom de Panthéon depuis le décret du 4 avril 1791, avait été bâti, par l'architecte Soufflot, pour servir d'église , tout fin vocation de sainte Geneviève , patronne de Par».

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