CHAPITRE XXXVI
plâtre a élè employé dans cet élayement a lin de profiter do sa propriété de gonfler lorsqu'il se solidifie , pour .serrer la charpente ri lu maçonnerie l'une contre l'autre, sans effort étranger. M. Rondelet a pensé qu'un i lavement tout en charpente aurait pu se restreindre plus qu'il n'aurait fallu pendant la restauration , et qu'un étayemenl tout en pierre aurait pris du tassement sous le poids du dAme. avant le rapprochement des anciennes et des nouvelles constructions; enfin, il aurait été difficile d'ôter les cintres et d'éviter les effets qui seraient résultés de leur suppression. Le poids du fardeau aurait été transmis subitement sur les nou vellcs maçonneries, au lieu que la compression dont le bois est susceptible devait . après la démolition des cintres en maçonnerie, opérer la transmission avec lenteur, sans ébranlements ni secousses.
La Ibrce de ces cintres avait été calculée pour résister ensemble à un effort de 20 millions, le plus qu'il Tût possible de supposer.
Après l'achèvement des travaux de restauration , les étais ont élé enlevés sans u'il se soit manifeste aucun effort dans les constructions nouvelles. Une épreuve de 30 années est un témoignage authentique du succès le plus complet de celle grande et belle opération.
7" Étayemenl pour travaux de déblais.
Lorsque l'on fait des déblais qui ilnuenl avoir une grande profondeur, et qu'on ic peut les faire sous les talus suivant lesquels les terres se soutiennent naturellement, soit à cause de la dépense , soit parce qu'on manque d'espace , on creuse les déblais entre des plans verticaux, cl comme les parois de la plupart des espèces de terre ne pourraient pas se soutenir ainsi coupées à pic, on les étaye avec des bois. Lorsque la tranchée faite dans le terrain est étroite , on se sert d'élrésillons qui appuient d'une paroi à l'autre les montants verticaux que l'on applique contre les terres. A mesure que les déblais deviennent plus profonds, on ajoute de nouveaux montants et de nouveaux étrësillous; on doit même Taire en sorte de substituer aux premiers montants des bois plus longs qui s'étendent du sol au foud des déblais.
Lorsque le terrain est de mauvaise qualité, ou multiplie les montants et les ètrésillons sans cependant que leur nombre puisse empêcher le Iravail des terrassiers chargés d'approfondir le déblai , ou celui des ouvriers chargés des travaux à exécuter an fond des excavations. Souvent, dans celle vue, c'est-à-dire pour débarrasser la tranchée des trop nombreux étrésillons qui l'obstrueraient, on en boise les parois en les garnissant de planches appliquées horizontalement contre les terres sous tes montants verticaux qui les retiennent.
Les déblais peuvent êirc ouverts sur des largeurs trop grandes pour qv puisse étrcsillonncr leurs parois, quelque longs que soient les bois dont disposer , on élaye alors les terres comme on étaye des murs , si ce n*
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incline les étais ù 4!i", en assemblant leurs pieds dans des semelles retenues \>»
des pieux ou contre' boutées sur les parois opposées.
Lorsque les déblais à ciel ouvert (1) deviennent trop dispendieux à cause Je leur profondeur , et que les travaux à exécuter dans le fond ne doivent occupa qu'une partie de celle profondeur, les déblais , qui doivent alors se borner à \*f parer la place que les constructions occuperont, sont faits sou terrai nement.
Les travaux de charpenterie appliqués aux déblais soaterrains font partie du chapitre XLlV,
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