ÉCHAFAUDS
Un cchafaud (1) est une construction provisoire en bois, qui a pour objet d'élever les ouvriers à la hauteur des travaux qu'ils exécutent , de placer à leur portée les matériaux qu'ils mettent en œuvre , de recevoir les équipages et agrès nécessaires à ces travaux , et quelquefois de faciliter l'exécution des constructions en présentant momentanément des points d'appui et des soutiens aux parties imparfaites, en attendant leur complet achèvement.
Les principes qui guident dans la construction des échafauds, servent également pour l'érection des amphithéâtres que Ton construit dans les fêtes et cérémonies publiques.
Les échafauds , notamment ceux employés dans les bâtisses , sont de plusieurs sortes ; ils peuvent être flxes ou volants.
fCHAFAUD DI MAÇON.
Les échafaudages les plus simples sont ceux exécutés par les maçons , pour la bâtisse des murs ordinaires ; ils sont composés d'une suite de longues pecches appelées boulins , placées verticalement à peu de distance dans des murs , servant à soutenir d'autres boulins horizontaux , sur lesquels on établit les planches qui portent les ouvriers et les matériaux pendant le travail. Ces boulins horizontaux sont attachés d'un bout par des liens en cordes aux boulins verticaux, et sont scellés de l'autre bout dans les murs.
Les trous dans lesquels sont flxés les boulins horizontaux sont nommés boulins à cause de leur ressemblance avec ceux dans lesquels nichent les pigneaux , et l'on a, par extension', donné le même nom aux perches servant à la composition des grêles éehafauds dont les maçons font usage , et qui leur suffisent tant qu'ils ne doivent approvisionner sur leurs planchers qu'une petite quantité de matériaux. Mais dès que les échafauds doivent recevoir de lourds fardeaux, comme des
(i) Di l'allemand . schaffen. creer, hàlir.
pierre* de taille et un grand nombre de maçons, ou que l'un ne peut pas placer le» boulin» horizontaux dans les parements des murs . il faut recourir aux tdn fauds en charpente.
La figure 1 de la planche 123 est le proGI d'an échafaud de boulins.
Cette figure représente, en ontre, une disposition qui a pour objet de soutenir les écha fauds pour réparations aux façades des maisons à la hauteur du premier étage, afin de ne point obstruer la voie publique (1).
a cl b sont les boulins, c est mie des poutrelles horizontales qui traversent le mm; elles sonl calées a l'intérieur sous les planchers et soutenues chacune par un pain Ul, que, faute d'espace, le dessin n'indique pas.
J est une lambourde parallèle au mur ; elle porte sur les poutrelles espacée» 4 4 (iiclrcs (13 pieds) environ suivant la distribution des maçonneries de la façade; les boulins posent par leurs pieds sur cette lambourde de 2 en 2 mètres cm iroa.et y -nui fixés ebacuu par un petit massif de maçonnerie en plAtre. A défaut de maçonnerie, on peut les assembler à tenons dans la lambourde.
e planches volantes, /planches fixes et joinlîvo a»ce garde-corps g, cher la chute des matériaux sur les passants.
\a sieur Journel, entrepreneur de charpentes, esl inventeur d'un èchafaïut*» chine dont l'usage principal est de sertir aux travaux qu'on peut avoir à eiéeuitf sur les murs et façades des maisons ; il a pris, à dater du 1" novembre 1855 brevet de quinze ans, pour l'exploitation de son invention par une société a commandite. Il se propose de publier la description de cet êebafaud et de divers» modifications qu'il y a faites pour le rendre applicable aux différents sentent toutes espèces de travaux extérieurs et intérieurs, môme ceux de peiuUirt et de sculpture, ce qui nous empêche d'en donner uu dessin. Il suflU de dire que le but que s'est proposé le sieur Journel est de porter des ouvriers maçons ou autre* devant lous les points d'un édifice, sans recourir à l'embarras des échataudif" ordiuaires et sans obstruer la voie publique.
U a obtenu ce résultai en appliquant le principe qu'un point peut prendre il»un plau telle position qu'on voudra, si on le fait mouvoir le loug d'une li s,'"' lil -11 r et si l'on fait aussi mouvoir celle ligue droile parallèlement à elle-même, de ue» qu'un second point de celle ligne ne quitte pas une autre ligne pcrpendicullirr ■ la première. Dans l'echafaud de M. Journel, un plancher entouré d'un garde-cefp ut formant balcon , porte les ouvriers; ce balcon peut être amené devant u* partie qu'on veut de la surface du mur, en le faisant mouvoir comme le point <Joti nous venons de parler : il monlc ou descend suivant le besoin, le long d'une yOa de bois verticale ûiée à uu chariot qui peut parcourir la longueur d'une piéa * bois horizontale, attachée à la partie la plus élevée du mur auquel il s'agit de ira*