CHAPITRE XXXVU
▼ailler, et pour le temps que doit durer le travail; des treuils, des poulies et des roulettes facilitent le transport vertical et horizontal du plancher.
ICHAPAUDS PIXIS.
Lorsque les constructions nécessitent que les échafauds supportent des matériaux pesants, ou un grand nombre d'ouvriers et les machines au moyen desquelles on monte les matériaux, on est forcé de les construire en charpente ; ils sont alors de véritables bâtisses en bois, auxquelles on donne la stabilité qui leur est nécessaire en appliquant à la construction de leurs pans de charpentes les principes que nous avons développés en parlant de la construction des maisons. On les compose de montants et de sablières qui portent les soliveaux j)our former les planchers sur lesquels sont placés les ouvriers et les matériaux, les montants et sablières sont liés par des contre-fiches et des croix de Saint- André, et quelquefois par de grandes moises inclinées pour former des contrevents. On doit observer cependant que les échafauds ne devant point présenter des parois pleines , ni avoir tfne durée aussi fougue que celle des maisons d'habitation , on ne les compose que du nombre de pièces strictement nécessaires à leur soutien , et onr ne feufr donne que la force que réclament les efforts auxquels ils ont à résister. Le plus ordinairement on construit les échafauds en bois de sapm ou autres bois de peu de valeur, et qui ont déjà servi, pourvu qu'ils ne soient point trop affaiblis par d'anciennes entailles ou des mortaises.
1° Échafaud de Saint-Gervais.
La figure 1 de la planche 124 est l'élévation de la moitié de Fécbafand élevé par M. Dtbriiv* maître charpentier, devant le portail de Saint-Gervais, à Paris, lors de sa restauration.
La figure 2 est uh profil de cet échafaud lié au portail par divers scellements en 1er que la petitesse du dessin n'a pas permis de représenter.
Cet échafaud est le type de presque tous ceux qu'on a construits , non-seulement en pareilles circonstances, mais même pour de grandes bâtisses neuves; et dans ce cas, ces sortes d'échafauds sont composés de parties presque égales établies les unes en dehors les autres eu dedans des bâtiments : elles sont liées par des liernes qui leur sont communes et qui traversent les différentes ouvertures que présente l'ordonnance des façades ou même des trous ménagés pendant la construction. Ces trous sont bouchés par des ctowtrs en pierre lorsque Ton enlève les échafauds.
2° Échafaud de la flèche de la cathédrale de Châlone. La figure 11 , pi. 123 , est une projection verticale de féenafaud dressé aul
de la flèche octogonale do la cathédrale de Châlons-sur- Marne, lors dp sa reslaurj-
La figure 7, même planche, est un quart du plan de celle flèche et de l'échauutl. pris à la hauteur de la première en rayure.
Lorsque les ouvertures de la flèche ont permis de faire traverser les buis, M ■■ soin de lier entre elles, par des lierncs, les parties opposées des en rayures.
3" Échafaudage du Panthéon, à Paria.
Les figures 2 et 3, pi. 126, sont des moitiés de cou|ies du dôme du Vnnlhéon d» i'aris, dont nous avons déjà parlé, page Ml, sur lesquelles sont tracés, d'après la planches 124 cl 125 de V Art île bâtir par M. Itondelet.les échafauds qui ont servi i ta construction de ce beau monument. Ces échafauds devaient porter les ouvrier* et les matériaux, et teuir lieu de cintres pendant la construction des Toutes. Le parois des deux voûtes sont des surfaces de révolution qui ont pour axe commit celui du dôme; elles ont été appareillées par anneaux ou couronnes; ce qui Iiii que les érbafauds n'uni jamais eu à soutenir que les portions d'une couronna qw l'on posait jusqu'à ce que tous ses voussoirs Tussent posés, attendu que lorsqw celte couronne était entièrement fermée, il n'y avail plus besoin de cintres; elle» soutenait d'elle-même sur la précédente.
La figure â est une coupe du dùmc par un plan vertical , passant par son mi vertical et par celui horizontal d'une des nefs.
La figure 3 est une autre coupe par un plan vertical, passant aussi par l'aie du dôme et dirigé diagonalcmcnt dans l'angle que forment les axes de deux nefs.
La figure i est le plan ou la projection du plancher du grand échafaud, à la ailleur m n de la figure 5.
La figure ■'■ Ht le complément de la ligure 4, pour laquelle il n'y avait point issu d'espace sur la planche. Le point c, sur ces deux figures, est la projection del'iw verlical du dôme ; le raccordement des tig. 1 et 'S est aise à reconnaître, au mo»«i des parties commuues en maçonnerie qui sont tracées sur l'une cl sur l'autre; If parties de maçonnerie qui sont hachées en tailles croisées sont celles qui s'éièiew au dessus du niveau du plancher que ces deux figures représentent ; celles qui su»l i emplies de hachures pâles indiquent les parties des maçonneries inférieures i ft- ■ n. '..m i. Z est un des murs latéraux d'une in I. le carré eu xy laissé à jour daosk plancher et sur lequel un établit, ligure S, la roue à treuil s , dite tittye, répond verticalement à l'espace extérieur qui se trouve dans l'angle formé par deux ods Luiitigués, Celle place a été choisie dans les quatre angles rentrants de l'édiûcf. pour que l'on put enlever les matériaux depuis le sol extérieur.
Le plancher, à la hauteur »i « qui entourait le dôme , était élevé au-dessus d» intérieur du monument, de 12! pieds (40 mètres), sa superficie riait i: 'Si loi se* (2864™, 328) ; dans le dessin , nous avons supposé qu'aucune plaorlc