‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 134 sur 297 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

n'csl posée, afin île ne [mini cacher la dispositîou îles pièces (te la charpente.

La flgure 7 est le complément île la figure 5. La pièce coupée h et la pièce Iiori xoniale i j sont les parties de raccordement des deux figures. On voit que voulant faire enlever les matériau* par le singe : depuis le sol, il a fallu écarter beaucoup l'échafaud pour atteindre les angles renlrants dont nous avons parlé; ou n'a pu lui donner un point d'appui sur la maçonnerie qu'en S , flgure 7 , ce qui a force de soutenir la partie qui porte le singe ; par un pendentif r, au moyen de grandes ce harpes.

Ce plancher se combinait avec celui de l'échafaud au même niveau , placé dans l'intérieur dudôinc;cl pour que la liaison lu! plus complète, quelques pièces lu. rmuuules traversaient les murs dans des trous réservés â cet effet, lorsqu'il ne «'est pas trouvé d'ouvertures de fenêtres pour leur livrer passage,

Cette partie intérieure de l'échafaud était formée par quatre fermes qui si i

uietil et laissaient un vide carré dont un voit le quart cnfgh, ligure S, et sur lequel est établi le singe t, ligure i.

La figure 1 est une coupe horizontale du dùme à la hauteur p </ des figures 2 *l 3, pour montrer la disposition de l'échafaud intérieur, et des fermes qui le soutiennent.

On désigne sous le nom d'éehafauds votants ceux qu'un démoule en tout ou en parité pour les changer de place suivant les besoins , et l'avancement des travaux r lesquels ils sont établis, afin d'éviter un échafaudage général qui serait ErOp dispendieux.

Ie Écliafaud volatil du dame île Sainl-Pierre île Rome.

L'échafaud volatil le plus remarquable est celui de la coupole de Sa i ni- Pierre de Home, invente pour la restauration intérieure de celle coupole, en 1773, par Pierre Albcrliui, chef des ouvriers de la fabrique de Sainl-Pierre.

La figure 3 de notre planche 127 est la moitié d'une coupe verticale de la voûte intérieure du dôme sur laquelle est tracé l'échafaud dont il s'agit.

La ligure 1 complète In partie supérieure de cette coupe, et fait voir comment l'échafaud était Que à la lanterne du dùme. Le plancher a b est commun à la fig. I l à la figure 3.

La ligure i est le complément de la partie inférieure de la figure 3; le plan cher <■■ d, reposant sur la corniche intérieure du dùme, est commun à la ligure â et i la figure 3.

I.e diamètre intérieur de la coupole est de iO'" ,60 , le rayon de l'arc qui forme I |<im|i| ,■: i i|r Î4h,90j son ccd Ire Ml dans le plan du dessus de ftKkpft.

310 TRAITÉ DE L'ART DE LA CliàRPENTERlE.

Lu hauteur de l'ouverture circulaire servant de baie s la lanirrne est de M» ,13a dessus du même plan.

L'échafaud dont il s'agit était composé de trois Termes dirigées suivant le* acridiens du dôme, et attachée* par des anneaux ou boucles en fer accroches i in crampons aussi en fer, scellés dans les parois de la coupole. Les pièces h talcs de ces fermes portaient les poutrelles des planchers répartis sur la haute* de la voûte, de Taçon que les ouvriers pouvaient être placés eo tu oiod émeut din leur travail.

Pour Taire avancer l'echaTaud volant suivant les besoins du travail, cl i sure qu'une partie de la restauration était terminée , ou démoulait une ferme d'un bout pour la remonter a l'autre bout eu s 'aidant pour celle opéralioi Termes restées a leur place en attendant que leur tour de changer de siluatMi fût venu.

La projection verticale que nous donnons de cet cebafaud est construite dV prés une vue en perspective gravée par Giacomo San Gertnaao à In calcognpta pontificale. Quoique celle gravure soit d'une époque de beaucoup postérieur....^ se trouve ordinairement jointe à l'œuvre de Zabaglia et de Fonlana ( Roua, 1 7*5 -

Zabaglia décrit, dans l'ouvrage que je viens de citer, une autre disposition d'ee Taud volant également pour la restauration d'une coupole.

Nous en avons figuré une partie en profil, sous le nn 6 de la même planche tf. Ce système est plus simple que celui de P. ALbcrtini, et son changement de flic est plus facile.

Chaque étage est compose de trois chaises égales, de façon qu'on peut aiser»»'pour chaque étage, à l'aide de deux chaises qu'on laisse en place, faire paswrU troisième d'un coté à l'autre de l'echaTaud, et faire ainsi le tour de la coupole. Do qu'un premier plancher est posé, on peut atteindre aux points où des scelle»»* sont nécessaires pour en attacher un nouveau qui donne le moyeu d'en établir « troisième, et ainsi de suite jusqu'au sommet de la coupole.

a° Ëchafaud» volant» pour de petite» voûtée.

Le même ouvrage de Zabaglia contient tes dessins de plusieurs combiiuiMu dechalauds votants; et l'on peut dire que les ouvriers italiens sont aussi habile qu'audacieux dans les moyens qu'il* emploient pour atteindre à tous les points u* intérieurs qu'extérieurs des édifices.

Ils établissent des cchafauds sur des chevalets élevés les uns au-dessus ileswires, et souvent sur do frêles appuis. Parmi plusieurs combinaisons, «ouï»"» choisi celle qui esl représentée, ligure 3, dans laquelle les planchers de l'êthilffll sont portés sur des sablières soutenues seulement par des aiguilles pendu"» à la voûte au moyen de scellements en 1er. Cet échaTaud esl coatMie 0 trois systèmes pareils; on le chauge de place, ou plutôt on le fait

Page 1