CHAPITRE XXXVM
La figure 3 ut une coupe perpendiculaire .i la longueur 'lu pont, suivant )■ ligne w » de la ligure 1.
Sur une échelle qui est le quart de celle de ces deux figures, nous avons représenté le plan de la culée en charpente, fig. 3, pris au-dessus du ponl, et le plan d'une palcc. fig. G, au niveau de la ligne p q, les basses eaux étant supposées au niveau D « dis figures 1 et 2.
Dans chaque Terme, fig. 1 et 2, les poutres a sont doublées par une souspou- Irc b, et la réunion des longerons ou poutres se fait a plat-joint bout à bout sur le milieu de chaque corbeau c; excepté du coté de la calée, où les longerons et les corbeaux sont prolongée dans les terres d'une quantité suffisante pour s'appuyer -tir les pieux qui composent le revêtement de la culée.
{On doit remarquer, dans cette combinaison . que tous les abouts des contre fiches rf avec les sous-poutres et avec les palées, aussi bien que les extrémités des corbeaux, sont consolidés par les moïses f, qui les saisissent cl ne permettent aucun dérangement dans ces pièces qui ne se rencontrent que p r etiiilaci.
Dans plusieurs anciennes constructions . les moïses pendantes /, autres que celles du milieu de chaque travée, sont établies suivant des lignes inclinées s y. Il résulte de celle direction donnée aux inoiscs, qu'attendu qu'elles doivent tenir lieu de polcaux pour soutenir les lisses k et les sous-lisses k, des garde-corps, elles ne présentent point un bon assemblage aux conlre-Qches m qui doiveut assurer la dabilité de ces gardo-corps. >ous avons détaille cet assemblage vicieux, fig. H, qui représente, dans celle hypothèse, la moite pendante f qui répondait à la ligne x' y dp 'a ligure 1. La figure 7 est un fragment de la coupe eu travers répondant à la même moi se. On voit que la contre-fiche m, qui s'assemble dans la demi-moïse /*, ne la rencontre pas a fil de buis, c'est à-dire que la mortaise ne peut élre creusée suivant le lil du bois, de sorte que l'assemblage ne peut élrc régulier et complet. Celle considération, qui a pour la solidité, la durée du pont, l< la facilité du travail d'exécution dans la construction, plus d'importance qu'elle lie parait eu avoir, doit déterminer à placer les moïses verticalement, comme elles sont établies dans la figure 1, lorsqu'elles doivent concourir au soutien d'un garde-corps en bois. Il eu résulte que les poleaux sont de chaque c6lé verticaux, et qu'ils se trouvent être les prolongements des demi-moises extérieures, comme on Je voit, fig. 2, de sorte que le pont se trouve élargi de toute l'épaisseur d'une demi-moisc, et que les contre- fie lies m, qui concourent au maintien .vertical des moises cl des garde-corps, peuvent, ainsi que ces moiscs, cire Mlidement saisies par les poutrelles horizontales , qui sont également des moïses au niveau du plancher, et il résulte de cette combinaison une bien plus grande solidité, et, comme nous le verrons loul à l'heure, une grande simplicité d'exécution.
Les palées, ilool les détails sont tirés d'une ancienne feuille d'étude de l'École
Zit TRAITÉ DE L'ART DE U CH4RPF.NTERIE.
Polytechnique, sont combinées de manière à présenter la plus grande totiuW, sons le rapport île leur résistance à la charge qu'elles ©ni à supporter, tott celui (le leur propre stabilité , et sous relui de la résistance aux efforts do coin de l'eau.
On doit remarquer que l'établissement du pont ne porte pas immédiatement sur les pieux, et que les pièces qui composent une palée, proprement dite, sont portées sur une fondation formée <le pitolis, c'est-à-dire de la réunion de plusimn pieux prnfnn il émeut enfoncés dans le sol.
La figure (î est. comme nous l'avons déjà dit, le plan de la fondation d'nne p< lée, pris au niveau de lu ligue p q. Cette palée, y compris sa fondation, r<i eonposée de cinq Termes répondant a celles des travées; dans chaque ferme, el* chaque côté de l'axe, sont deux pieux A, II, fig. 1, et deux poteaux C C de pita. Tes deux poteaux correspondent aux pieux A, et portent sur leurs loles par Intermédiaire de deux chapeaux D qui reçoivent l'assemblage, à tenon des pieuU et des poteaux C; les chapeaux D sont boulonnés aux pieux //; dans UllWjM I<tm de palée, deux moises horizontales /' lient les têtes de» pieux B et les poteau C Ces moiscs sont reliées d'une ferme à l'autre de chaque coté par nnc loogria»' boulonnée avec les poteaux de palées.
flans la partie supérieure, les deux poteaux C sont liés par une moïse linrir*tale g, et toutes les fermes sont reliées par une poutre E sur laquelle posent l*r les corbeaux c, et par une seconde poutre horizontale H qui croise les m- ■■■ - i s'assemble sur chacune dans une entaille simple. Ces deux poutres C //, MntaMr blées avec les poleaux par des entailles réciproques. Toutes ces pièces sont boulonnées pour les maintenir invariablement enjoint.
I.a poutre E lie 1rs fermes des palées. elle soutient les corbeaux et leur assan un même niveau, en ce qu'elle rend toutes les fermes (le la palée solidaire?. '■ l'égard (le la poutre H, bien qu'elle Tasse liaison, on doit voir qu'elfe sert encart de cale de remplissage entre les poleaux pour qu'ils résistent solidairement m* à la pression que peut exercer sur eux Ta conircliche d.
Les renforts G ont. comme leur nom l'indique, pour objet de donner pins* ■'■M.- à la léle de la palée qui a le plus grand effort à supporter.
Les cinq poteaux de palée forment, de chaque côlé, avec les poutres H, E H 1» lougrinc F, un pan de charpente, pour assurer sa stabilité de forme ; chacun * ces pans de palée est consolidé par une croix de Saint-André, qui est projriw eu J, tig. i, et dont les pièces sont assemblées à entailles réciproques avec les poteau* C, et leur soûl boulonnées.
Cette croix de Saint-André est établie aussi dans les pans qui forment le revêtement des culées.
Les croix de Saint-André J et les arcs-boutanls A' s'opposent au biement ài& le sens du cours de l'eau.
(totn avons tracé en lignes ponctuées les pièces qui composent chaque (tn*