CHAPITRE XXXVIII
de culée, qui sunl combinées de manière qu'elles assurent In force de la culée pour
r soutien du pont, et la résistance à la poussée des terres. On voit qu'à chaque ferme de travée répond une ferme de culée et une ferme de palée, qui n'en font, pour ainsi dire, qu'une seule avec elle.
La figure 4 représente le moyen de maintenir vertical le dernier poteau de chaque garde-corps sur la pièce inclinée H, (îg. 1 et 3, qui sert de profil pour soutenir le talus de la roule qui aborde le pont.
5B Exécution d'un pont.
la composition du pont que nous venons de décrire, nous détermine à lui appliicr pour exemple ce que nous avons a dire sur les moyens d'exécution d'un pont comme travail de iharpenleric, à l'égard de l'établissement des bois sur les «ridons ; et ce qui va suivre doit être étendu à toute espèce de construction, qui peut toujours, quel que soit son objet, être décomposée en divers pans de la même manière qu'on décompose les combles en différents pans, afin de les exécuter séparément chacun sur un élelon particulier.
Ainsi le pnnt qui fait l'objet de la pi. 130 peut être décomposé comme il suit : I. Dans chaque travée eu cinq fermes, dans la composition desquelles il entre pour chacune :
r Un longeront»; 8° Un sous-longeron b ; 3° Un garde-pavé e; 4* Deux corbeaux c; S* Deux contre-fiches </,■
6° Sepi mottes verticales/, i (une lisse A et une sous-lisse k pour les fermes des tôles).
Ces seize pièces doivent être mises sur lignes sur l'ételon d'une ferme de travée. ](. Dans chaque palée ou culée, la charpente doit être décomposée en cinq fermes de palée. furmées chacune :
1" De deux poteaux de palée C; S* De deux renforts de poteaux G ; 3* De deux moiscs g, F; 4° D'un corbeau c; S" D'une moise verticale i.
Ces onie pièces doivent être mises ensemble sur lignes pour chacune des cinq rtnes de chaque palée.
III. On décompose encore chaque palée, en deux pans de palée, qui sont inclinés, et qui sont formel chacun :
1" De cinq poteaux de palée C avec leurs renforts G;
bS" De deux poutres E, H ; THITt DU U CJMIKJTTH». T. II. "E.
3' D'une longrine F; 4° D'un chapeau D; S» D'une croix de SainlAndré J.
Ces onze pièces sout mises sur lignes sur l'ételon des pans de palée. IV. Chaque palée so compose en outre d'un troisième pan moyen dans chacun desquels on trouTC :
1° Une poutre horizontale H ; 2° Dne moïse horizontale R; 3° Deux arcs-boutants N.
Ces cinq pièces sont mises sur lignes sur l'éteton tracé pour les pans moy-ndes travées.
T. Le pont comprend encore autant de pans qu'il y a de moïses pendant»/ Chaque pan est composé :
1B De cinq des moïses pendanlcs /"des cinq Termes d'une travée. Ces cinq moises sont entaillées dans une moisc horizontale o, les demi-moïses il" deux tètes s'clcvanl pour former les poteaux des garde-corps, les aolrw » terminant au niveau du dessus des longerons : 2° De celte moi se horizontale 0; 5° Des deux contre-fiches pendant et m, et des deux conirc-tiches cfc«w
Ces seize pièces sont mises sur lignes sur l'éteton commun â tous les pans form>de ces moiscs.
VI. L'on doit enlïii tracer un ételon pour établir les grillages des paires, com posés chacun : 1° De cinq moïses P ; S» De deux longrines F; 3" Des deux parties de la moïse fi.
Lorsqu'on peut disposer d'un terrain assez spacieux, on fait de l'éteton *' Ternies des travées un ételon général comprenant tout le développement <k h longueur du pont, eL, sur ce même élelon, on trace ceux des fermes des paléo ce qui est surtout utile lorsque les travées ne doivent pas avoir toutes la menue | «et"
On n'établit point d'ételon pour les assemblages des pièces F et D avec b pieux A et II, à cause de l'impossibilité de piauler les pieux avec une préciun" suffisante.
On pique et l'on ajuste sur te las les pièces F et D pour leurs assemblages ff les pieux A et B, lorsque ceux-ci sont planlés et recepés.
Dans les fermes et pans à établir sur ételnns, il y a des pièces communes qw doivent recevoir les traits ramènerets, ce sout : lu les moiscs verticales (, i, communes aux fermes des travées el aux fermes des moiscs; 2° les poteaux de pal*' communs aux pans de palée et aux fermes des travées ; 5° les longrines F ; *' 1» moi ses A.