CHAPITRE XXXVIII. S6t
dessous. La pièce de pont m porte sur les deux culées, dont une seule est représentée sur la figure ; elle reçoit l'assemblage de cinq poinçons verticaux c, d, e, également espacés, et qui sont liés à la pièce de pont par des étriers en fer.
Une traverse borisontale g et deux arbalétriers k forment une armature sur chaque pièce de pont.
Deux contre-fiches Rassurent la position verticale du poinçon e du milieu, une contre-fiche h et on sous-arbalétrier i remplissent le même objet de chaque côté à Tégard des poinçons c; les sous-arbalétriers i augmentent la force de l'arbalétrier et complètent la ferme.
Les deux fermes sont écartées d'environ 2 mètres et demi, largeur du pont qui ne sert que pour les piétons et les cavaliers ; elles soutiennent ensemble les poutrelles horizontales et transversales d qui répondent verticalement aux cinq poinçons de chaque ferme, et leur sont liées par les mêmes étriers de fer verticaux qui traversent les pièces de pont a et les poutrelles d, et sont fixés aux poinçons : ces étriers retiennent les poutrelles par des clavettes horizontales traversant les boucles qui les terminent par leurs extrémités inférieures. C'est sur les poutrelles ho- . rixontales d que sont établis six longerons portant le plancher.
10° Pont de Vrach.
La figure 11 est l'élévation d'un pont de trois travées, exécuté à Vrach, dans le Wurtemberg, également pour les hommes à pied et a cheval. Sa largeur est de Sa,30 (7 pieds) , il est porté entre ses culées sur deuz palées composées chacune d'une file de pieux t; la longueur de chaque travée est d'environ 9 mètres ; les arbalétriers des armatures se contre-boulent par l'intermédiaire des moises p et des chapeaux des palées, et leur poussée est retenue par la résistance des culées o qui sont en maçonnerie.
Les arbalétriers soutiennent dans chaque travée la moise verticale p dans laquelle pusse la poutrelle transversale r qui supporte, conjointement avec les chapeaux des palées et les sommiers des culées, les quatre longerons qui forment le plancher sur une largeur de 2-,14 (6 pieds 6 pouces).
11° Pa$$erellet hollandaises.
La figure 5 est l'élévation ou projection verticale d'une passerelle pour piétons et chevaux servant de pont de halage sur le canal de navigation d'Utrecht ; elle est composée de deux fermes construites en bois de sapin ; sa portée est de 13 mètrès (40 pieds).
La fig. 8 est une coupe de cette passerelle par un plan vertical perpendiculaire à celui de la fig. 8, suivant la ligne m n. Des madriers très-épais remplacent les longerons et portent sur les culées, sur la moise horizontale r qui saisit les poin-
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gm « de* deux fermes, et sur les poutrelle* jt soutenues par les coalre-ficba ■ a*
maintiennent ces poinçons verticaux.
La ligure 7 est l'élévation d'une autre passerelle de même portée, exécutée n bois de sapin sur le même canal, et composée de deux ferme» formée* chienne par une croix de Saint-André, remplissant le même but que des contre-fiches, h qui se bornerait aux deux parties inférieures; mais en prolongeant les bruira» de chaque croix jusqu'aux poteaux des culées, on a maintenu les poteaux vertuMi et l'on a presque totalement détruit la poussée; cette combinaison est une véritiblc armature.
La tig. 9 est une coupe de cette seconde passerelle, suivant 1a verticale a y-
13* Pont Je Satine».
La figure i>, pi. 136. représente une des deux fermes ilu ponl de Satine*, ta les Hautes-Alpes; le système de construction de ce |>oiil sw rapporte a celui il* armatures; sa largeur est de 3~,iB (10 pied*). Les deux grandes conlre-licbe» *i le poinçon fi et les deux petites rontre-Jiche*. c forment le système auquel Irpwi est suspendu, par le moyen du même poinçon du milieu b et les deux peliU jwiaçons il, Ces trois poinçons supportent par le lias trois poutrelles, sur Irsqutlb portent quatre cours de longerons qui s'appuient par leurs extrémités sur les cnléei, et se réunissent au milieu du pont sur des s ou s-lo nierons e.
La figure -t de la même planche est une coupe de ce pont par un plan vrrlicil perpendiculaire à la longueur du pont, et qui a pour trace la ligne h t. Le* cuira sont formées avec des bois équarris posés en chaises. Ceux qui sont placés iijw la direction de la longueur du pont répondent aux longerons en laissant cependant entre eux un écartemerit plus grand vers la base de la culée qu'à m sommet, et pour celte raison les grandes conlre-ficlies a sont dans des pli» en talus.
Les compartiments formés par les bois qui se croisent dans les culées, wol remplis de maçonnerie seulement à l'aplomb des fondations des culées, le nstr est vide et forme sous le pont des encorbellements qui suivent la penlc in contre-fiches.
15* Le pont couvert de Thionvilte.
Le pont sur lequel on traverse le principal bras de la Moselle, a T h ion ville, est compose de huit travées portées sur des piles en maçonnerie de 4 métrés environ {19 pieds) d'épaisseur. Chaque pile présente d'un bout un avanl-bec triangulaire nu courant; du cûto opposé, elles sont rectangulaires : elles oui chacune 11 uiètn* de longueur au niveau du plancher du pont ; lavant-bec est garni d'un brise-gl*" ru talus bardé de fer.
Cinq de* travées, qui sont les plus grandes, sont couvertes; elles sont su