‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 150 sur 297 · CHAPITRE \\\\ Ml · texte numérisé non relu

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chacune par deux Termes, chaque ferme est formée par une armature ; les deux fermes de chaque iravëc uni écartées de im,iO pour livrer passage sur le plancher du pont.

La Ggure 13 de nuire pi. 137 est le dessin d'une de ces fermes. Les fermes ont 20 mètres de portée, mesure de l'écartement des piles entre leurs parements ; chaque ferme considérée isolément est composée d'une poutre a, d'une traverse b, de deux poteaux c et de quatre contre- fie tics d, ■■ assemblées toutes quatre par leurs pieds dans la poutre a. Par le haut, les contre- tic h es d supérieures sont assemblées dans les poleaux à la hauteur de la traverse ; les deux outres contrefiches e sont assemblées dans le dessous de cette traverse. La poutre esl liée aux deux poteaux par deux forts étriers qui l'enveloppent et dout les longues branche» sont boulonnées sur les faces de ces poteaux ; lus contre- fiche s d, e sont liées à la poutre par des moi ses pendantes/'.

Les deux fermes qui forment les deux létes de Iravêes, dans les emplacements OÙ Sont ordinairement les garde-corps, supportent dans le milieu de leurs traverses b une pièce de bois horizontale <j qui, par conséquent, s'étend sur toute la largeur du pont; cette pièce est saisie tout près de chaque ferme, par une moïse verticale i qui saisit aussi une poutre h passée en dessous de la poutre de chaque ferme.

(l'est sur cette pièce cl sur des sommiers couchés sur tes piles que portent trois cours de longerons intermédiaires sur lesquels sont clouées deux épaisseurs de madriers pour former le plancher du pont. Sous chaque extrémité des longerons, des espèces de corbeaux t croisent les sommiers du dessus des piles el sont soutenues par des aisseliers. On voit que dans chaque travée ce sont les deux fermes qui portent tout le poids du pont cl des fardeaux ou voitures qui le passent. Sur le* piles et inlermédiaîremenl entre les fermes, des poleaux comme ceux c portent des traverses *, qui forment avec les traverses g autant d'eutraits pour porter le* petites fermes qui composent les toits dout les grandes travées sont couvertes ■Mivaut l'usage du temps fort ancien où il a été construit. Ses cotés sont clos par un boisage extérieur formé de moulants et de traverses sur lesquelles des planches soûl clouées verticalement ; quelques rares ouvertures éclairent mal l'inlé. rieur. Les petites travées ne soid point couvertes, elles sont porlées sur de simples longerons.

Des l'année 1730, ce puut était déjà en fort mauvais étal, les réparations considérables qu'il s'agissait d'y faire, à raison de sa vétusté, furenl cause qu'on mil en question s'il ne serait pas convenable de le remplacer par une conslrucliou suivant un autre système. M. Uuerloude père, qui était chef du génie militaire à Thionville, à cette époque, avait proposé de remplacer, d'un bout à l'autre du pont, les deux Termes de tète de chaque travée par des murs soutenus sur des arcs elliptiques en pierres de taille. I.e diamètre des arcs a lira i le u 20 mètres de longueur, el le demi-axe vertical, 7 mètres environ.

SM TRAITÉ DE L'ART DE LA CfiARPKNTERIE*

L'intrados de chaque are devait s'élever de 8*,fl0 am dam» àm cher, les mura auraient en 1»,50 d'épaisseur, et auraient été retendue du pool à g mètres au-dessus da sommet de rfntradaa das arcs, écartés Tun de l'autre de 0 mètres, doraient porter des poatres traamnafasa* retlles à celles g de la figure 15, écartées les nues des astres de 4 asèties;cfot après ces poutres que le plancher du pont devait être anapendn par des aaa pendantes verticales, comme dans le pont en charpente qni subsiste eaeore éaa le moment où nous écrivons.

Ce projet n'a point été exécuté; nous ne le citons ici qu'à cause de la eau» binaison da bois et de la maçonnerie pour construire on pont, et qall ea> l'analogie arec le système des ponts suspendus et dea arcs en bois au* a» décrirons plus loin , et dont l'idée pourrait bien avoir été prise dans le pre* de M. Guerioode.

Le pont couvert doit être incessamment remplacé par on pont en pierre, à cinq arches, chacune de 23 mètres de portée.

li9 P.out du $*ut du Rhône.

Le pool do saut du Rhône, dont une ferme est représentée, fig. 90, pL 197, M construit suivant le système d'armatures et de conlre-ftphes. De son peu data* on aurait pu conclure que ce système est mauvais, si l'on ne devait attribuera ruine à la disposition vicieuse des bois dans l'application qu'on en a faite. Ce pal

était établi sur d'anciennes piles ; la profondeur de l'eau étant de plus de 50 netres, il n'avait pas été possible de diminuer la portée des travées qui était demcsitt fixée à 33œ,80, écartcmenl des piles. Les principales contre-fiches étaient formas de deux pièces jointes par endenls; la combinaison des bois eût été assez bien entendue, si les contre-fiches principales n'eussent pas fait un trop petit angle arec l'horizon, et si à ce vice capital ne s'était pas joint le défaut d'étendue des surfaces de contact des a bouts, sur les faces des pièces servaot de sablières éprouvaatast excessive pression résultant de la mauvaise inclinaison des contre-fiches, et ce abouts eux-mêmes s'étant détériorés par la pourriture, les grandes moïses et tes contre-fiches, chargées de toute la résistance, ont cédé, et la ruine du pont s'et est suivie.

M. Gaulhey remarque, au sujet des vices de construction du pont du saat di Rhône, qui est tombé au bout de 14 ans, en ce qui touche la trop grande inclinaison des contre-fiches, et le contact trop restreint du bois de bout contre le bois de fil, qu'il y a des exemples de ponts composés d'une manière à peu près semblable, qui, loin d'avoir subsisté pendant quelques années, n'ont pas même pu être monta et mis en place.

15° Système de Styerme.

Le charpentier Styerme, dont nous avons parlé pages 116 et 231, à l'occasion

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