‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 151 sur 297 · CHAPITRE XXXVIII. 36tf · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVIII. 36tf

de la construction des combles, a appliqué sou système i la construction des ponts, pour déterminer les positions des pièces de bois dans différentes combinaisons qui ne sont point nouvelles, mais qu'il parait avoir adoptées pour appliquer sa méthode de formuler des tracés.

La figure 1, pi. 131, est une combinaison du même genre que celle du pont de Thion ville, que nous venons de décrire. Le point a est déterminé par la rencontre de l'horizontale m n avec Taxe vertical, et la position de cette horizontale est fixée par l'intersection des cordes k d, h df côtés d'un carré inscrit au grand cercle kd, hc, et de Tare de cercle décrit du point d avec le même rayon. La rencontre des mêmes côtés avec l'horizontale u v détermine les positions des rayons cp,cq qui marquent, par leurs intersections avec les lignes ka, ha, remplacement des moises a, e. Les talus des murs des culées sont déterminés par les points x et ^ qui sont les intersections do grand cercle avec celui du même rayon décrit du point c.

La figure 2 est l'application du tracé que Styerme qualifie de moyen géométrique pour déterminer les positions des pièces qui doivent composer un des ponts de Palladio qui, certes, n'avait pas eu besoin de tout cet appareil de lignes, la plupart inutiles , pour déterminer les combinaisons des jolis ponts dont il est inventeur.

Les fig. 3 et 4 sont d'autres applications du même système de tracé à deux compositions de Styerme, qui rappellent encore le pont de Thionville, fig. 13, pi. 137, et l'un des ponts de Palladio, fig. 11, et paraissent n'être que des modifications de ces ponts que Styerme aurait choisis pour montrer comment sa méthode peut être appliquée à toutes sortes de combinaisons.

3° Pont de Zurich,

On a fait en Allemagne , et notamment en Suisse , une grande quantité de ponts suivant le système du pont de Zurich. Le nombre des armatures a varié en raison des différentes portées de ces ponts. Nous avons choisi le pont de Zurich , fig. 26 , pi. 137, pour servir d'exemple de ce genre de construction, parce qu'il est un de ceux dans lesquels ce système est le plus complet ; cinq armatures sont réunies dans chacune des fermes , quoique la portée du pont ne soit que de 39 mètres, qui est à peine le double de celle du pont de Thionville.

Les entrai ts sur lesquels portent les armatures sont formés de trois cours de poutres jointes à endents ; ils sont , en outre , doublés près de chaque culée par des sous-poutres également jointes à endents.

Le pont de Zurich est couvert ; sa largeur entre les fermes est de 5»,85 ; sous son plancher sont des pièces en diagonales qui forment les contrevents.

»G TRAITÉ DE l.'ART DE t.* CHARI'ENTERIE.

17" Pont de Schaffhotitr.

Le poul en charpentes , construit en 17S7, par Jean- Ulrich Oubenmann |J| .1 SchafThouse , sur le Rhin . était uu dos mou uni unis les plus extraordinaire! 4r IVpnqiic . et fort supérieur a tout ce qui avait été fait en France , où l'art dr b construction îles pools était resté slatiounuirc dans des combinaisons trés-den*tueuses.

Ce beau pont, iloril nous donnons une élévation fl«. 58 de notre pi. 137, inii remplace un pont en maçonnerie nui s'était écroulé; il n étr- brûlé paitt guerre, en 1799.

Ce pont était du genre de ceui que les Allemands appellent hong-wercl, oomp pendant nu en p#mlc-ntif, dont lirulicnrannn csr, a junte titre, regardé fortin* venteur, surtout à cause de la belle application qu'il en aurait faite an pont * SehalThotise.

i - ; ■ ■ . iil composé de deux travées, l'une dc!Jl",97, l'autre rie ;*..S",S0. CtiK

inégalité des travées paraît provenir de ce que Crubcnmann avait voulu proftW d'une pile de l'ancien pont restée debout, presque nu milieu du fleuve, pour i *ppuyer te point de réunion des deux travées qui n'étaient poinl dans la même direction, et formaient un angle dont la flèche était d'environ 2™,60.

I.a fig. 38 est une coupe vcrlicale sur le milieu de l'une des deux travées.

Les fermes des lètes étaient écartées de !i™,32. I.a poutre principale f«rmér * la réunion de deux cours de sapins assemblés à endenls avait 0™,43 .!V; .■ - ■ horizontale sur 0m,89 de hauteur. Les armatures, au lieu d'être, comme à»m l< système précédent, presque coDcenlriqoet, étaient composées de façon que l«p*r lies horizontales se louchaient immédiatement sous la sablière portant le toit.tr qui était propre à augmenter leur force de résistance.

Les contre-fiches étaient en bois de chêne. En même temps que les tnoises e licales soutenaient la poutre principale formant entrait, elles fortifiaient les eonttt fiches et les empêchaient de plier. Ces moisis étaient espacées de S™, 66 dcmilienm milieu, des solives transversales étaient assemblées à leurs extrémités supérieurs et inférieures, et s'y trouvaient retenues par des liens en fer ; elles rcteoaieal l'écartemenl des fermes. Celles supérieures soutenaient les fermes du toit dm

1 1) On lïl ilnm quelque» uY.iTifition! du puni île SduAoUN , que J. II. Grubeomann tu>t ■ tfmplê charpentier fit vi'lay* , comme si l'on cùl voulu , par ecl milice . augmenter le mer***-

J. 11. GrnhciiDuiin clail né 1 TuBVn. ville de 3.3ao itne», du canton d'Appenwll , et <p » diminue en ricu le mérilc de I* rnu.lrucLion du ponl de SohafFtiiHuc , qui ■ loujourt *ui nfarif fomme l'cruvre d'un homme d'un piml Mlcnl , a>ce d'aulaul plut de raison que rien o*an»

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