‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 155 sur 297 · CHAPITRE XXXVlII. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVlII. S

du pont de Witlingen , dont nous avons parlé ci-dessus , et qu'elle soit d'un quart plus petite que celle du pont de la Rott , construit en Bavière par M. Wiebeking, elle n'en met pas moins en évidence l'habileté des charpentiers américains, qui , d'ailleurs , ont été souvent favorisés par les dimensions gigantesques des bois que la nature leur fournit , et qui ont du les enhardir dans les constructions de ce genre.

fle pont est construit sans boulons ni ferrures.

I* figure 9 est une élévation, sur une échelle double, qui donno le détail de la construction d'une partie du pont, correspondant à une pile. La portion A de cette figure, montre le revêtement en planches qui garantit la charpente des injures du temps et de la trop vive action du soleil. En B, la charpente est représentée dépouillée de son revêtement; en C, l'on a représenté les frises qui couvrent les abouts des solives.

La figure 13, qui est au-dessous de la précédente , et qui lui correspond comme étant sa projection horitontale , représente trois parties du plan; en à*, Ton a projeté le plancher du pont , qui en occupe la partie supérieure, et qui porte les rails de deux voies. L'on voit en B' la partie supérieure de la charpente, dépouillée de planches. En C on n'a figuré que la partie inférieure de la charpente. On voit sous le planchera' la projection d'une pile en lignes ponctuées ; en & et C, on a marqué les projections des croix de Saint-André qui' forment les contrevents.

La figure 8 est une coupe par un plan vertical perpendiculaire à la longueur du pont.

On voit, par ces trois figures , que le pont est composé de deux fermes de tête , qui en soutiennent tout le poids ainsi que celui des convois qui passent dessus, et que chacune de ces fermes est une véritable armature constante de forme suivant toute la longueur du pont. Ce système , dans chaque ferme , se compose de deux réseaux qui ont beaucoup de ressemblance, quanta la forme, avec celui qui sert de contrevent et de solivage au plancher du pont de Mellingen , pi. 134. Ces deux réseaux résultent chacun de la combinaison de madriers de champ qui se croisent sous un angle peu différent de l'angle droit, et qui forment ainsi cinq rangs de losanges. Les madriers sont fixés les uns aux autres par deux gournables (chevilles de bois)» qui les traversent sur toutes leurs épaisseurs à chaque point où ils se croisent ; ces gournables sont coincés des deux bouts. Chaque réseau est moisé par 1 trois rangs d'entraits, on en haut, deux en bas, qui s'élendent dans toute la longueur du pont. Ces entraits ou poutres horizontales , sont composés de six épaisseurs de madriers de champ également chevillés , dont chaque couple forme un 1 élément de moise. Ces moiscs horizontales, qui forment les entrails, ont 0ra,76 d'épaisseur sur 0",33 de largeur; et, comme elles régnent sur toute la longueur i du pont , il en résulte que chaque rive est formée par une seule ferme de 867 mètres de longueur , portant, comme une poutre unique, sur dix-huit piles et deux i culées.

Les crois de Sainl-André réparties sur la largeur du ponl, et qui we.1 reprc*»tét-j dans la lig. 8, maintiennent la posilic-n rectangulaire entre les grandes ferai? verticales et le solivagc horiionUI , el, conjointement «Te* les asseroWapaïai- Maux. U stabilité du viaduc.

Dans les premiers ponts faits suivant ce système, leplancber dm pool lerlrf*1 sont les rails, finit porté par un solivage répondant au* entrails inférieurs, £>« entrails supérieurs portaient une toiture qui transformait cette raiHIruduae pont couvert. On a préféré , pour les viaducs des chemins de fer, eUWi» *t (■» cher dans la partie supérieure, afin de sn ménager le» moyens d'augmenter, ■ besoin, les pièces de charpente dans l'épaisseur du pont, et d'y établir le» eraû* Saint-André , si nécessaires A In stabilité.

On prétend que le* ponts construits suivant ce système, rat , sur erm, o» Htruits sur des cintres, comme viaducs pour des chemins de fer, une grue supériorité, qui consiste principalement m ce qu'ils sont moins élastiques qn< m derniers, sur lesquels, lorsque leurs arches ont une grande portée, les connût* peuvent passer qu'en ralentissant leur marche . tandis que sur cens, construit! nt vanl le système de M. Town, le» convois peuvent conserver toute la vitesse te leur donne la puissance de la vapeur.

Plusieurs ponts sont construits en Amérique suivant ce système, pour feuf ordinaire. Ou espère que l'on va eu établir un sur le I.ianone. en Corse, sera route d'Ajaccio à Vico.

La figure 4. pi. 117, représente le cas le plus simple de la combinaison dearmatures avec les contre- fiches. La passerelle, fi g. 6, est udc modification de celte combinaison.

i" Pont de Palladio.

Le pont de Palladio , représenté fig. 11 de la même planche 137 , est aussi aw modification de la même combinaison.

3» Autre pont de Palladio.

Dans le pont représenté fig. 7, pi. 137, Palladio a combiné trois armatures dais chaque ferme de létc , et l'armature du milieu forme , par ses prolongements »oious du plancher du pont, des contre-fiches comme celles du ponl repre- I lig. 4.

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