CHAPITRE XXX VIII
' Pont de la Kandel.
Le pont construit sur le torrent de Kandel , dans le canton deiternc,eii 1761, par un charpentier de Lucerne, nommé Joseph Rittcr, a HO™, 70 de portée; les deux fermes qui le soutiennent sont écartées l'une de l'autre de 4"" ,60 de milieu en milieu. Te pont est couvert. Noos en donnons le dessin, lig. 2i de notre planche 137; il présente la combinaison des armatures en décharge avec des muijes pendantes a, qui embrassent . dans chaque Terme, la pièce de pont a, cl les contre-fiches d. Les poutres transversales sont assemblées, à queues d'hironde. sur II* poutres longitudinales a, entre les tnoiMI pendantes ; rites sont comprises dans l'épaisseur des poutres, et elles reçoivent les madriers du plancher sous lequel sont des croix de Saint-André établies suivant les diagonales des rectangles formés par les poutres. Ces croix de Saint-André servent de contrevents.
En travers du pont , au-dessous du plancher, et entre tes moiscs verticales y des deux Termes, sont d'autres croix de Saint-André . qui ont pour objet de sertir de contrevents verticaux.
Les contre-liches, qui forment aussi armatures, sont en buis de sapin; elles n'ont pas moins de 32 centimètres d'équarrissage. Les grandes pièces du pont sont un peu inclinées, afin de donner au pont un bombement pour prévenir le tassement ou au moins pour empêcher sou apparence; elles soi il liées par une sous-poutre /au milieu de la travée.
3° Pont de M. Gauthey.
Nous donnons, fig. 33, pi. 137, le dessin d'un pont de H. Gauthey , dans lequel se trouvent les mêmes combinaisons appliquées également à une portée de SO mètres, el dans lequel la faible inclinaison donnée aux contre- fiches , a forcé de les rapprocher, et de leur donner une autre disposition. Ce pont avait été projeté pour être «éculé a Lyon, sur la Saune ; il devait être couvert, et être porté sur des piles en maçonnerie. Vu que le pont devait être très-fréquenlé , H. Gauthey proposait de le composer de Irois fermes égales , une sur chaque tête, et la troisième sur l'axe du pont , qui aurait partagé sa largeur en deux voies indépendantes. Cette disposition aurait permis de lui donner une largeur plus grande que celle usitée, cl proportionnée à l'activité de la communication qu'il devait établir.
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1" Pont de Palladio.
La figure 16 de la planche 137 représente un pont du genre de «W\ ift Qv
374 TRAITÉ DE L'ART M r..V CHAttPENTERIE.
■DM, que nous avons décrit ci-dessus, page 36(1. Palladio a (orme des croix i< Saiul- And ré en ajoutant, entre chaque poinçon, des secondes décharges qui croisent les premières, et les arbalétriers supérieurs forment les armatures; du reste ce pont est exactement construit, quant aux détails de l'assemblage, coranr celui du Cismonc ; mais Palladio a composé un pont dans lequel , pour la premier; fois, une combinaison de compartiments présente un système semblable i «lui des voussoîrs d'une voûte en pierres. Nous doiimnis. d'après le trait qu'il a rais dans ses GEuvres , la ligure 15, pi. 137, qui représente ce système.
On voit que, dans ce mode de construction, la cause de la stabilité du pont ni ik la même nature que celle des voûtes; elle peut être augmentée par des liens en fer. Les poinçons tendent nu centre de l'arc. Les croix de Saint-André maiiilicnwm la stabilité de ligure de chaque compartiment. pH cintres peuvent être furon chacun d'une seule pièce courbe ; dans ce cas les poinçons doivent cire des uwi» qui lient les cintres entre eux. I.c plancher du pont peut être formé de poutrrlld assemblées dans les arcs inférieurs. Maigri'' la solidité de cet ingénieux système, il ne parait pas que Palladio l'ait fait exécuter (1).
i- Pont Saint-Clément.
i.tt joli pont Saint-Clément, sur la Durante, réunissait le système des peit' soutenus par des eonlre-fichês , et celui des ponts suspendus à des armaUro- Nous donnons , fig. 12 de la planche 1 37 , une élévation de ce pont , qui n'eiistt plus.
[.a Qgure 8. même planche, est une coupe faite par un plan vertical sur le nuïîet île sa portée. Les fermes des têtes formaient des armatures avec cxnilre-lkbo.
(0 Apre» la mort de M. Perrault, docteur en médecine , et membre- de l'Académie rojik in Sciencei, on a publie, en 1700, un recueil de quelque* machine» de ua inTemion , dani le^aal dd trouie le projet d'un peut en boii d'une teule arche , qu'il propaaait de evoairuir* nr !■ Mine, Jetant Sèirat. Ce pont aurait été (orné de vonuaûi d'atsemblaget ea bail , lu endai
chivii; lei cbiu» auraient élé liéi lei uni aux autrei par ireole-iii moitea boriaonUle* , et Inat- Terulei par rapport au pont 1 il y aurait en deux moiseï iur chauve couple de nwataaU «ea
ilei fermei dti («lei >e lerucnt életéi au-Jeuui du plancher du pont pour fbraaer lei gardr
jjraad que la largeur du puai au milieu de M longueur.
La Sèche de l'arc intérieur deuil élre du dixième de la parlée du pont ; l'épaiaacmr du cUw •u tumiuei de l'arc, du lien de celte fl.ihr ; el la hauteur de l'occupaiioo dt» ferra ci un In tuléci, le doubla décatie épaitteur.