‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 16 sur 297 · COMBLES CONIQUES · texte numérisé non relu

COMBLES CONIQUES

1° Comble conique sur un seul poinçon.

Les combles coniques sont ordinairement employés pour couvrir des espaces circulaires , et notamment des tours , comme on en voit à quelques châteaux anciens.

Dans ce cas, le comble est un cône droit ordinairement à base circulaire, comme celui représenté 6g. 2, planche 72, en projection horizontale.

Les espaces circulaires contenant des galeries circulaires aussi et comme annulaires, sont couverts par des combles coniques à deux égouls, l'un intérieur formé par une surface conique, concave du côté de la cour intérieure, l'autre extérieur formé par une surface conique convexe. Un comble de cette sorte est projeté horizontalement 6g. 5 , planche 72.

Les 6g. 1, 2, 5 et 4 de la planche 71 présentent, en projection verticale et horizontale , les détails de la construction d'un comble conique.

A droite, 6g. 2, est la projection horizontale de l'en rayure au niveau des sablières. Sur la même en rayure sont figurés les tenons d'assemblage de la petite enrayure dans les chevrons, à moitié de la hauteur du toit. La partie à gauche, 6g. 4 , représente la projection horizontale de l'extérieur de la charpente du toit.

La 6g. 1 est le profil d'une ferme avec les coupes des liernes M' N' 0\ La Gg. 3 est la projection verticale ou élévation de la charpente extérieure et complète (1).

Le dessin explique suffisamment, 6g. 3 et 4, les dispositions des chevrons cl des liernes , sans qu'il soit besoin d'un plus long détail.

La 6g. 15 est la projection verticale du poinçon central dans lequel viennent

(i) La figure- 2a (M le profil il uu assemblage de*, cbciroiit «lans» la >ablicrc, qui c*t préférable J celui <|u'ou fail ordinairement , ru ce que lu sablière porte un reboni pour recevoir les plapcbcs J« lattis- .

CHAl'ITllE .Wli, émuler les chevrons à tenons cl morlaîsts a j lig. G esl la projection verticale d'un poinçon di

ibouls (IViiiIk ■Muu-nt.

me espèce, au sommet

saillie siittuaiile pour affleurer le lattis en planches,

• lui|llcl In pointe conique a ur loimant la surface île la luiture.

1 .1 li.. 7 esl le sommet ilu poinçon , les chevrons y étant assembles cl le lattis n'étant point posé.

La lig. Il) est une projection de trois chevrons sur un plan langent au comlilc conique. Le point a esl le sommet du cône -, le point a, le pied du chevron; de laçon que * a est égal à * a de la lig. 3 , el cctlc ligne s a esl la génératrice de rouiaci du plan langent cl du cône ; pour éviter la confusion , la ligne * a cl les arcs de cercle qui cou lien ncnl les pas des chevrons sur la sablière, ont été d'abord projetés à droite , %. 8-

Nuus avons indiqué sur la (ig. 10 les opérations pour projeter sur le plan langent les lignes Ue milieu cl les épaisseurs des chevrons ; pour établir la projection dl ces chevrons , on opère absolument (le la même manière que pour projeter à la herse (tome l", page ti»9).

/■ est la projection à la herse du centre de la hase du cilne. m />, n b sont les projections à la herse des traces des plans milieu* des chevrons sur le plan des sablières , el hs lignes d m, d n sont les traces des plans tangents au* faces des ehe\ NWI a m, - rJ ,■ n n <j est l'aboul ilu chevron * a.

La lig. H présente en projection horizontale la répétition d'une partie de la lig, ||, comprenant Iroîs chevrons » m, iu,ia, l,a première lierne est projetée horizontalement eu M el verticalement en M4.

I.ii /'cl eu /'' sont la projection verticale et ta projection horizontale de la pièce de bois droite cl équarrie capable de celle; licmc courbe, les longueurs de ses lettons comprises. Les rectangles circonscrits aux projections M el M' de la lierne portent les mêmes chiffres que les rectangles /' el f.

La lig. 17 représente la position d'une lierne courbe dans la pièce équarrie.

Après que la lierne M est taillée suivant sa courbure , clic est présentée en M sur la herse, lig. Ht. et tournée de façon que les lignes génératrices du milieu de ses laces coniques répondent à la ligne au et lui soient perpendiculaires. Dans cette position , les assemblages par entailles avec les chevrons sont piqués suivant ks procédés que nous avons indiques chapitre IX. Lorsque ces entailles sont laites, elles présentent la forme projetée horizontalement lig. 11, et en prolil suivant la ligue m y,

La fig. <; de la planche 7-J esl le profil d'un comble conique couvrant une voûte sphérique.

La fig. 8 de la même planche csi le prolil d'un comble conique couvrant une votilc circulaire en ogive; le poinçon formant un pendentif dans l'intérieur.

Les épures de ces comble! doivent clic Iridiées de la même manière que celle dont nous avons parlé plus haut.

40 TRAITE DE L'AttT DE LA CHARPENTER1E.

Une moitié de voûte conique est quelquefois substituée à une croupe pour terminer l'extrémité d'un toit , comme on le voit fréquemment aux combles des églises. Cette sorte de croupe conique est représentée en Df fig. 9, pi. 71, et fig. 29; pi. 76. Des portions de surfaces coniques peuvent aussi former des croupes avec arêtiers , ainsi que les fig. 28 et 30 de la même planche en offrent deux exemples.

2* Comble conique avec faîtage circulaire.

Les combles coniques à deux égouts , comme celui projeté fig. $ , pi. 72, ne soot employés que sur des bâtiments d'une grande étendue qui entourent des cours circulaires. Leur construction nécessite des fermes comme celles des bâtiments ordinaires ; au lieu d'être parallèles, elles sont établies sur des rayons qui tendent au centre de l'édifice. La fig. 13 est la projection horizontale d'une portion de comble conique de cette espèce. Les fermes sont établies en G, G, G, elles tendent au centre C. L'une de ces fermes est projetée verticalement , fig. 9. Vu retendue du comble, chaque ferme est composée, comme pour les toits ordinaires, de deux arbalétriers pour porter les pannes qui soutiennent les chevrons.

Ces pannes sont équarries et circulaires comme le bâtiment; elles sont marquées en P et P' au profil de la ferme fig. 9, et deux parties de ces mêmes pannes sont projetées au plan également en P et P\

Nous aurons occasion de revenir sur les détails de l'épure fig. 8, 9, 12 et 13 de celte planche, lorsque nous traiterons des nouletsdans le chapitre suivant.

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