‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 162 sur 297 · CHAPITRE XXXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVIII

l.cs mêmes lettres dans ces deux figures désignent les mêmes pièces : a, a, a son! les trois cours des pièces de l'arc; b, b, les moises pendantes; c, c, les moïses horizontales.

La ligure 4 est, sur une échelle double , une projection de la deuxième moïse pendante de droite de la fig. 8. L'on a ponctué sur celte figure les longerons et sous-longerons |iourque la inoisc pendante fûl ligurée seule, dépouillée des moïses transversales et pour ruonlrcr ses entailles.

I.a figure 5 est la demi-moise , vue sur l'une de ses faces d'assemblage où se trouvent tracées les entailles m et n pour les moises transversales, et celle p pour le cintre. L'eulaille q répond aux longerons.

L'inclinaison des Tonds des entailles qui sont en sens contraire sur les moises horizontales de l'intrados , par rapport à celles de l'extrados , fait que ces moises «n glissant sur les Tonds îles entailles également inclinées, des moises pendantes , qui d'ailleurs laissent le jeu nécessaire , serrent entre elles les arbalétriers courbes des arcs. Ce moyen est fort ingénieux ; néanmoins le même effet serait produit, et peut-être avec plus de vigueur, par des boulons qui traverseraient en même temps les moïses horizontales et les ares. Mais on a craint d'affaiblir les pièces des arcs «i les perçant |iour les passages des boulons qui auraient cependant encore empêché le glissement des courbes , s;ml à donner à ces pièces une très-petite augmentation d'épaisseur; car les trous de boulons bien remplis n'affaiblissent pas autant qu'on le pense la force des pièces de bois qu'ils traversent, lorsque ces pièces n'ont point à résister à un effort de traction.

Tlans la partie du développement de l'intrados d'une arche représentée fig. 11, tes ètrcsillons dont nous avons parlé sont en diagonales des compartiments formés par les arcs et les moïses horizontales; bien qu'ils Tormenl des contrevents indi-pcusables contre les vibrations horizontales (lu pont, on voit qu'ils tendent a faire tordre sur elles-mêmes les moises pendantes : il nous aurait paru préférable de les établir entre les moises horizontales.

Des solives ou pièces de pont sont posées transversalement sur les longerons des fermes; elles sont en nombre égal sur chaque travée et distribuées presque également; leurs bouts forment des mouillons, cl couronnent les deux têtes du pont par une sorte de corniche sur les solives qui sont étendues selon le sens île la longueur du pont; des madriers de U™, 10 d'épaisseur sur 20 à 30 de largeur, laissant entre eux un espace de 0,n.()3 pour la circulation de l'air, liennent lieu de longerons et reçoivent d'autres madriers de 0" 03 jomtifs qui les croisent à angle droit et forment le plancher. On a garni de bandes de fer et d'un doublage en bois, ta voie des roues et des chevaux. Des trottoirs sont réservés pour les piétons; leurs planchers sont établis de chaque cote sur uu grillage formé de solives longitudinales élevées au-dessus du plancher du pont par des bouts de solives ou fausses pièces de pont qui les croisent el leur sont assemblées par entailles : un garde-corps qui est en fer s'étend sur ètanja* W* - TiuiTt Dr La iiummit r. i

38(i TRAITÉ DE L'ART DE LA CHAItPENTERIE.

En outre des étrcsillons formant contrevent dont nous avons parié plot tan, des contrevent! on fer s'étendent immédiatement sur le solivage do pbatiio: noua les décrirons dans le paragraphe XII ci-après, relatif à l'emploi do [.:■!. les ponts en charpente.

Nous ne parlons point d'une foule do précautions prises dans la eonnnm. de cette charpente, qui sont décrites avec beaucoup de soin dans l'outrage * M. Emmery et qui se trouvent indiquées daus le nôtre , dans les différents *nv cles auxquels elles se rapportent.

H» Pont rwic,

La figure 7 de In pi. 136 est l'élévation d'un pont d'une seule arche de 13 tu très d'ouverture, construit par le général f'abre, il y a peu d'années, sut \ Méhaga , dans la colonie du I" régiment de carabiniers russes. La ûgurc M e*t la projceiiun tawiniiillh) d'un des cintres, La ligure 3 est une coupe suivant la ligue m n.

Ce que ce pont présente surtout de remarquante , c'est que ses cintres m» formés de trois épaisseurs de forts madriers boulonnés les uns sur les luire qui au lieu d'être saisis par les moïses pendantes tes tiennent, au eooirtin. intercalées entre eux. de façon que les deux pièces d'une moïse saisi»"" les madriers du milieu, et qu'elles sont elles-mêmes saisies entre les dent * driers latéraux.

Celle disposition qui peut être admissible sous certains rapports, a cepeadi l'inconvénient de laissera découvert les abouts des madriers, qui ne peuvent r être d'une seule pièce. De deux en deux les moïses pendantes sont proton;» jusqu'aux longerons; ectte combinaison ne leur assure pas une stabilité ciHnpKU. on affirme néanmoins que ce pont, construit en bois de sapin, est ire--'. qu'il doit à sa légèreté un aspect fort agréable.

Nous prenons occasion de la description de ce pont pour faire remarquer |Vt force qu'on obtient des ares séparés, comme dans ce puni, n'est pas aussi grin* que celle qui résulterait du même nombre d'arcs en un seul ; je n'entends parte ici que de la résistance aux vibrations qui résultent de la flexibilité des arcs. l'on doit remarquer encore que, pour que la stabilité, dans une charpente, soit mi complète que possible, il faut que les portions d'arcs comprises entre les mw soient assez épaisses ou assez courtes pour qu'elles n'aient point de flexibilité swsible. Dans les constructions où un poids peut se mouvoir dans le sens de la Mgueurd'unc ferme, un arc mince qui, par conséquent, doit plier entre les poiub où il est saisi par des moiscs , est nuisible à la solidité de la charpente. parerai le fardeau, en le forçant de diminuer de courbure dans le point sur lequel sol est reporté, le force en même temps de prendre une courbure plus grande dans ■ point symétrique de l'autre cote de l'axe vertical do l'arc. Les variations de M»'-

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