‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 168 sur 297 · CHAPITRE XXXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVIII

. Lomet avait projeté en 1783, comme étude; ce pont est figuré pi. 16 du prerecueil de VArt de la Charpente, par Krafft, et j'en ai déjà parlé, page 358.

La construction de répure d'une ferme est établie comme il suit :

Sur la corde a b soit décrit un arc de cercle a d b de 65°, et dont le centre est

c. (Ce point, faute d'espace libre, est compris dans l'étendue de la fi g. 4.)

L'arc a d b est divisé en huit parties égales.

Après a?oir établi les moises verticales m formant les poteaux extrêmes de la ferme, le longeron principal pp et le sous-longeron rr, on établit de chaque côté la première moise pq, de façon que sa ligne de milieu passe par le premier point q de la division de l'arc, et que son assemblage avec le longeron p p ne touche pas la moise verticale m. Celte première moise tracée , la ligne p p est divisée en six parties égales , et par ses cinq points de division et les cinq points de division de l'arc on trace les lignes du milieu des autres moises pendantes.

Le dessous de la traverse horizontale g est tangent à l'arc de cercle. La face inférieure de la première sous-contre-fiche h de chaque naissance est la corde de la première portion de l'arc; celle qui suit j et qui correspond à deux portions de la division de l'arc, s'accorde dans ses abouts avec ceux de la traverse g et de la sous-contre-fiche h . L'inspection du dessin suffit pour faire connaître le reste do tracé.

Les moises pendantes soutiennent le garde-corps dont les poteaux intermédiaires •ont tracés par les points qui partagent également en deux parties les intervalles des moises , sur la lisse supérieure et sur la pièce horizontale k qui maintient les madriers du plancher.

Le pont est composé de cinq fermes égales k celle que le dessin représente en entier dans la fig. 1. Elles sont parallèles et à égales distances les unes des autres, mais posées de façon que leurs points homologues sont dans des horizontales parallèles à Taxe de la rivière, c'est-à-dire parallèle à la ligne horizontale v s de la fig. 4, suivant le biais qui est de 113°.

Les moises verticales contre lesquelles les fermes trouvent leur appui sont appliquées contre les culées sur des parties de plans verticaux x perpendiculaires aux axes des fermes, de façon que la poussée s'exerçant sur ces plans, qui sont entaillés dans la maçonnerie des culées , il ne peut y avoir aucun mouvement de torsion résultant du biais.

La partie à gauche, dans la fig. 4, présente la charpente de la travée du pont vue en dessous; celle à droite montre le dessus des madriers du plancher, cloué sur les longerons perpendiculairement à l'axe du pont.

Pour entretenir les fermes à leurs distances, elles sont liées les unes aux autres par des moises horizontales; l'une de ces moises, celle f, embrasse les moises pendantes verticales qui occupent les sommets des fermes. Son épaisseur et sa largeur étant déterminées, il est facile de la mettre en projection horizontale

en m », et ik la figurer dans l'élévation. L'épure tics deux autres moise* *». l'objet qui m'a déterminé h faire ce pont biais pour présenter le premier eu ik biais par rapport aux moïses. Il est nécessaire, pour mettre ces moues rn pruj* lion, de Taire une construction qui donne en même temps les projection! «Ji herse indispensable pour piquer le bois des pans de charpente, formés pir clacune de ces moïses horizontales et par les moises pendantes qu'elles sartiiwtf.

l'our que l'épure qu'il s'agit de Taire ne rende pas la figure confuse, je l'ai Balte, li-- 3, sur le plan horizontal parallèlement à la figure 4.

Par les arêtes des moises pendantes o, les plus rapprochées de l'axe ds II rivière, un l'ail passer un plan qui a pour trace la ligne 1-2-3-4-3, lig. i, sot V. plan horiionlal passant par les extrémités inférieures de ces mêmes arèta; a plan horizontal a pour trace verticale la ligne oo, fig. 1.

La trace horizontale 1-Ï-3-1-B est reportée, Qg. 3, en 1-2-3. Les projecUoa> des moises qui répondent aux points 1-S-3 de la fig. 4 sont tracées sur Vcfnn, fig. 3, OÙ elles sont ponctuées. Ces moises rabattues à In herse sont Iracrct m la même figure eu ligue pleine; la moise horizontale qui doit cmhnwrfe moises peiidaules devant avoir sus faces perpendiculaires à leurs arêtes, i*n sont projetées en herse, par deux lignes a e, a i, parallèles à la ligne I-ï5.

La position du celle moise esl déterminée de façon qu'elle occupe à peu pré le milieu des moises pendantes des fermes intérieures : elle est figurée entreto lignes ae,oi.

a b, fig. 3, est une projection de la moise pendante répondant au point I su un plan vertical perpendiculaire à la ligne 1-2-3, et rabattu sur le plan boriM*tal en le faisant tourner autour de sa trace horizontale a d. La moise horizon** est tracée en g g', vue par le bout sur celte projection, en Taisant a g égal à 1-/ mesuré sur la herse; le rectangle g g' qui marque l'équarrissage de celle moi* élanl tracé, ses arêtes sont projetées horizontalement en 7 -7", 7' -7'", 6-6", 6MP, et la longueur de celte moise est déterminée par la ligne 6' -7, Qg. 3, qui est h même que celle jmle la fig. 4. Les projections des arêtes de celte moises* reportées sur la figure 4 en k, et tracées en traits pleins.

La projection de la moise horizontale sur sa grande face esl tracée en *• *, fit- 3. avec les entailles qui donnent passage aux moises pendantes .

Nous avons supposé dans cette épure que les moises horizontales sont seules entaillées, cl que les moises pendantes ne le sont point, parce que l'échelle de celle épure est trop petile pour que la projection des entailles sur ces moisa pendantes soit distincte. Le tracé de ces entailles ne présente aucune difficulté puisque dans l'épure , fig. 3 , on a la berse , les projections vertical» des moises pendantes , et loul ce que nous avons dit sur les herses en parlut des combles, a du rendre les charpentiers habiles pour tracer ces sortes d'assemblages.

kw Le biais de ce pont esl tel que les entailles des moises horizontales oui leurs

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