‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 169 sur 297 · CHAPITRE XXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVI

diagonales à peu près parallèles aux arêtes des moïses, ce qui convient pour que les deux moitiés de chaque moise puissent être mises en place sur les pièces qu'elles doivent serrer ; mais la direction des moïses ne satisfait pas toujours à cette condition. Pour compléter ce que j'ai dit à ce sujet, page 197 du tome Ier , j'ai indiqué, fig. 7 de la même planche, la manière de disposer les faces des joints des moises, lorsque les diagonales des pièces moisées ne sont pas sur la ligne a b qui devrait être le joint des moises. Le joint 1-9 est le plus simple, mais il a l'inconvénient de solliciter le glissement des deux parties de la moise : le joint 5-4 est préférable en ce qu'il est perpendiculaire aux axes des boulons qui opèrent la pression des moises.

2° Système du viaduc biais d'Jsnièns.

Le pont viaduc d'Asnières, établi sur la Seine pour le passage du chemin de fer de Paris à Saint-Germain et à Versailles (rive droite), présente la seconde application des moises transversales dans les ponts biais ; ce pont est composé de cinq arches biaises portées sur des piles en maçonnerie. Nous devons à l'obligeance de M. Clapeyron, ingénieur en chef de ce chemin de fer, la communication des dessins de ce beau pont, que nous avons imité pour construire les figures 1, 6 et 7 de la planche 135, présentant les détails d'un pont du même genre pour servir d'étude.

L'angle du biais, c'est-à-dire celui que fait l'axe du chemin de fer, ou celui du pont viaduc avec l'axe de la Seine, auquel la direction des piles est parallèle, est d'environ 76° et demi. Sous cet angle les projections des fermes du pont n'auraient pas été assez distinctes les unes des autres pour l'objet que je me proposais dans une épure d'étude ; j'ai, en conséquence, réduit l'angle du biais à 68°, pour obtenir la netteté que je désirais dans l'épure, sans m'écarler trop du modèle. Du reste, j'ai conservé dans chaque ferme la combinaison des bois adoptée par M. Clapeyron ; les arches ont environ 50 mètres d'ouverture et 4a,80 de flèche. J'ai supposé que ce pont, dont la figure 1 représente l'élévation, n'a qu'une arche, et qu'elle est établie entre deux culées ; j'ai supposé, enfin, que le garde-corps était en fer au lieu d'être en bois, le tout afin qu'on ne puisse pas confondre ce qui est ici une étude avec le pont exécuté à Asnières, par M. Clapeyron, auquel appartient tout le mérite de ce bel ouvrage.

La figure 6 est le plan d'une des culées.

Le cintre de chaque ferme est composé de quatre cours de courbes équarries et gabariées à vives arêtes, avec le plus grand soin. Ces cintres sont établis chacun comme s'ils devaient faire partie d'un pont droit ; ils sont parallèles et à égale distance les uns des autres; mais leurs naissances portent dans les culées sur des plans dont les horizontales sont perpendiculaires aux axes des fermes ou à celui du pont, ces plans étant entaillés dans les culées pour recevoir les portées de ces

POKTI EU BOIS SOJiS.

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On construit, dans les contrées où les bois résineux sont abondants. des pont! en bois ronds, tels que la nature les produit. Ces ponts ont au moins aut.inltff simplicité, d'élégance et de solidité que les ponts construits, à grands fois dr main-d'œuvre, en bois équarris. Ils consomment moins de bois. Le pont de bon Pas, sur la Durante, et le pont du Var sont construits entièrement en bois rondi de mélèze. Pieux, mnises et écharpes des palées; longerons, sous-longerons, coritrt- (icheset moises des fermes; planchers, portant des chaussées pavées, tout estrn bois ronds. Des dessins de ces ponts font partie du recueil lithographie de féa* des ponts et chaussées. Nous ne les reproduisons point, parce que, à l'exception de celte particularité rie la l'orme ronde de tous les bois, leurs combinaisons difr rent peu de celles des pnnls en bois équarris, li.:. 39 el 41 de notre planche 157 On n'a dressé pour leur exécution que d'étroilcs surfaces de contact pour 1» superposition des longerons sur les sous -longerons; on n'a taillé que les surfacnjnlemcul nécessaires au contact entre les moises et les pièces qu'elles saissisent, n tous les autres assemblages sont exécutés comme ceux que nous avons «M tome I", page 270, et pi. 16. Les travées du pont de Bon-Pas ont 13 mètres; i du pont du Var en ont I».

MISI-OLiCI,

Les brise-glace sont des constructions en charpente que l'on établit eu a des palées des ponts, pour tenir lieu des avant-becs des piles en maçonnerie. Oi donne à ces constructions autant de solidité qu'il est possible, vu qu'ils à< recevoir les chocs réitérés des glaçons charriés par les rivières i s'ils éuicoi rompus, les ponls seraient très-compromis. La ruine de plusieurs ponts * été li conséquence de la faiblesse de leurs brise-glace qui n'ont pu résister aux tinlents efforts des débâcles; c'est la fréquence des catastrophes de ce genre qui ' déterminé M. Wiebeling à adopter, partout où cela lui a été possible, ses artlw à grandes portées.

On comprend quelquefois tes brise-glace dans la combinaison des palées. tta» la vue de profiler d'une partie de la force des palées pour augmenter celle* brise-glace, comme on en voit un fig. 10, pi. 137 ; mais cette disposition a convénient qoe les vibrations causées par le choc des glaçons se communiqti pont.

Pans les fig. 4 cl li, p\. 129, un a représenté, en amool des paie - dl pi m

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