CHAPITRE XXXIX
Eavec le détail Je la construction du tablier a f du pont-lcvis et de II i (lèche c il, qui sert a mouvoir ce ponl-levis.
La ligure 3 est la coupe eu travers du pont dormaul que nous avons décrit page ôifi.
La figure 1 csl le plan du tablier du pont-levU.
La figure i est tu plan de la bascule à (lèches.
Le tablier , fig. 1 , est une sorte de châssis en charpente composé d'un talon </, «l'une piéee de tète c et des sept poutrelles s assemblées à tenons cl mortaises avec renforts dans ces deui mêmes pièces; cet assemblage est quelquefois consolidé par quelques ferrures. C'est sur celte charpente que sont cloués les madriersquî forment le lablier sur lequel passent hommes, chevaux cl voitures; ces madriers sont garnis de bandes du fer • sous les deux voies que parcourent bimei
La pièce de bois qui forme le talon ■/ du tablier est garnie a chacune du ses deux ■atrèmiléa (f d'un tourillon en fer qui porte daus des crapaudines également en fer scellées dans les tableaux de la porte, au niveau du seuil.
La bascule est composée de deux flèches e f, do trois traverses A, i, f, entre lesquelles soin assemblées des contrc-iichcs. La traverse h porte deux tourillons en Ter h' pareils a ceux du lablier, qui sont reçus dans d'autres crapaudines scellées «.la us les tableaux de la porte, assez haut pour que toules espèces de voitures puissent passer sous la bascule quand le tablier csl abattu. Deux chaînes de fer «i sont accrochées par leurs anneaux aux crochets en fer qui garnissent les deux extrémités e des (lèches, ut elles sont altachées aux boucles en fer des deux Iwuls c de la tetc du tablier. Ces boucles ou anneaux font partie des bande* de fur qui enveloppent les poutrelles cl la tète du tablier pour consolider leur assemblage. Deux chaînes de manœuvre o sont fixées aux extrémités opposées de la bascule ; ou conçoit que des hommes, eu tirant par leur propre poids ces chaînes de manœuvre, abaissent la bascule qui se mcul sur ses tourillons h' ; les (lèches s'élèvent, et elles enlralnent la lélu du lablier du poul-levis, qui tourne sur sus tuurillous pour suivre leur mouvement. Ainsi, lorsque la bascule csl dans la position ponctuée <■- A /*, le ponl-lcvis csl dans celle aussi ponctuée (f m, et lorsque la bascule est pan tau dans la position verticale, le lablier a pris aussi une position verticale, il masque l'ouverture de la porte, et le passage est interrompu. S'agil-il de rétablir lo passage eu abaissant le poul-levis, la bascule est attirée par les hommes chargés de la manœuvre, tandis que d'autres poussent le lablier avec des gaffes, si son propre poids, qui ust en duhors de ta verticale passant par ses tourillons, ne détertniue pas sa descente, et comme son poids duit l'emporter un peu sur celui de la bascule, il entraîne celle-ci et vient reprendre sa place. Un détermine par le calcul la forée des bois du lablier et des flèches, le poids du lablier et celui de la bascule, de façon que la machine puisse être mue par un petit nombre d'hommes. A cause des variations hjgrométriques de l'atmosphère, on se ménage le moyen de réla-
«tî TRAITE DE L'ART DE LA CHABPKNTERIE.
Iilir convenablement le rapport du la pcsniilcur de la bascule avec celle daiiïie. au moyen de madriers .r dont un varie le nombre selon le besoin. Des iarm< serrures, placés a hauteur du la main d'un homme lorsque la bascule est iUn servent a la Tuer dans des gâches »' scellées dans les tableaux de la porte;»* qucfois des battants de porte sont établis entre le tablier et la bascule.
2» l'enl-levi* à engrenage.
La tig. S, pi. 138, est le profil du pncil-levis de Laoken sur le canal de \ïb«# .1 Bruxelles (II. Les ponts-levis de celte construction sonl Tort en usagtsvR canaux de la Belgique et de ta Hollande.
La figure 6 est son plan.
Sou tablier est composé de quatre flèches a, a, a, b garnies de madriers former le plunclicr ; ces flèches se prolongent dans une cave ménagée il ans b » lée. I* plancher r, nu-dessus de celle cave, est composé de fortes poutrrllrt dépendantes des prolongements des flèches qui sont d'un équarrissagr plu U dans celle partie que sous le tablier mobile , afin de lui faire équilibre ; Leur \«* est augmenté par des cnlrctoiscs d'assemblage f, g, h. Des tourillons A sont aw la première entreloise /, ils traversent les flèches des rives et portent dan* deiei paudinea scellées sur les murs latéraux de la cave.
Un quart do cercle denté m est fixé sur la première flèche b; son centre altm l'axe des tourillons du tablier, son bord traverse le plancher de poutrelles dat une mortaise. Un pignon » porté par deux chevalets attachés à ces poutrelles.» grène dans le quart de cercle; il est monte sur l'arbre d'une roue à poignée' renfermée dans la loge du gardien du pont. En tournant la roue à poignée, i» le sens convenable, elle entraîne le pignon, et celui-ci fait mouvoir le qoirt* cercle , et avec lui la flèche a laquelle il est fixé , et te tablier du pont ; les protar gements des flèches s'abaissent dans la cave pendant que le tablier s'élève, ta * mouvement de rotation en sens inverse imprimé a la roue à poignée , on rénfeu le pont-levis à sa place.
Nous avons marqué en lignes ponctuées la position du pont-levis , de sa Infc et du quart de cercle , pendant un instant de son mouvement. Ce pont portt* chaque côté uu garde-corps en fer; les deux garde-corps se meuvent avec le tabb».
Un escalier dont l'issueest dans la loge du gardien sert à descendre dans lie**-
3° PonNevit à tape-cul.
Le pont-levis qui est représenté par un profil, fig. 7, et par son plan , fig. 8, «*
implacê par un pont tour