‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 176 sur 297 · CHAPITRE \*XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE \*XIX

toiplové lorsqu'un ne veut point que les Mehu des bascules s'élèvent très-haut. I se compose de deux flèches principales a, qui ont pour longueur celle ilu tablier ointe à celle du tape-cul; elles sont réunies par une enlrcloisc b, à laquelle sont Hachés les tourillons en Ter h qui traversent les deux flèches a et portent dans leox crapaudines. Trois poulrelles c sont assemblées dans l'cnlrcloise , elles porent le tablier, elles posent sur deux semelles d, e, quand le pont est abaissé ; dès [tw le ftonl est levé, elles sont supportées parles madriers qui n'en éprouvent au ni ne Ta ligue.

Trois arriére-poutrelles f sont également assemblées dans l'entretoïse b; elles (»l)l soutenues clans le même pan que les flèches a par une traverse h a laquelle ■Iles sont boulonnées aussi bien que ces flèches. Les parties externes des flèches a •I des poutrelles c perlent le plancher du tablier, les parties internes des flèches a •i les arrière-poutrelles f ne portent rien ; ces parties sont uniquement destinées à faire équilibre an tablier, le tout étant porté sur les tourillons &-.

Entre les arrière-poutrelles f sont des poutrelles fixes i, qui portent d'un bout fur la culée r, de l'autre bout sur des jambeltesj soutenues par le bas sur des corbeaux eu pierre, assez élevés pour ne point gêner l'application de la traverse /. quand le pont est levé.

Les poutrelles i portent le plancher qui répond à la cave dans laquelle se meut le tapecul, et ce plancher est complètement indépendant du puut-lovis. Des chalnes appliquées à la traverse h servent à la manœuvre; on descend dans cette cave un escalier latéral qui est ponctué dans la Bg. 7. J'ai indiqué , en lignes ponctuées, une position du pont pour un instant de son uvcniciil. Le madrier x placé entre le plancher du pont-levis et le plancher enlève quand on doit lever le pont, autrement il serait impossible de le

4" Petit pont-leri* n'abattant dans le fostè,

i fait construire en Espagne le pont-levis représenté par le profil figure K, S invention de M. l'errault. gravé dans l'ouvrage que j'ai déjà cité il est d'un service Ires-commode, lorsque ses dimensions sont réduites à celles nécessaires pour le passage de l'infanterie. Son tablier a est composé de rois poutrelles sur lesquelles le plancher est cloué; celte charpente légère porit x tourillons il fixés a tu poutrelles latérales. Ces tourillons sont reçus dans des anneaux fixés aux flèches d'une bascule b qui Kirle, par deux charnières c, sur deux petites semelles d au fond du fossé. Cette bascule est représentée, fig. 14; elle est garnie de deux chaînes fixées aux extrémités e de sus llèelies. Lorsque les défenseurs établis dans l'intérieur d'un pMle veulent interrompre le passage, ils attirent à e nx la bascule au moyen des chaînes ; celte bascule devient verticale, le tablier est enlevé de quelques cm li nié 1res el 11 i trouve dégagé de la feuillure dans laquelle il portail. Il peut alors être aballu

Ht TRAITÉ DE L'ART DE LA CHARPENTERIE.

dnris le fossé en tournant autour de ses tourillons placé* alors en *•; eu ira* cercle ponctués indiquent les chemins parcouru» par tes extrémités des ttkkm par celles du tablier.

H" Grand pont-tevi» n'abattant dan» te fotte.

On a plusieurs fois cherché la construction ta meilleure pour un ponuteriinliai tant dans le fossé sur lequel il est établi ; la plus grande difficulté éUil or In lr ublier lorsqu'il était horizontal de façon qu'il présentât toute sécante ' usage. Dans tous les essais et précis qui ont eu lieu, les verrous, les viWs.» poutrelles additionnelles qu'on avait imaginé d'employer ne garantissaient «m une solidité parfaite, propre a prévenir tout accident pendant le passage; jeta* avoir complètement résolu celle difficulté dans Icpont-lcvis que j'ai invenir rtfci exécuter en 1810, au fort Santa-Ilelena , devant l'Altiambra de Grenade, en l pagne.

La fig. 9 de la planche 138 est un profil de ce pont.

a a est ta culée du côté de l'intérieur du fort; cette culée est représentée ici maçonnerie pour simplifier la figure , elle était en charpente.

b, pile représentée ici eu maçonnerie pour simplifier la 6gure. elle était charpente.

c, tablier du pont composé de sept poutrelles parallèles réunies par les muln formant le plancher du pont, et par une bande de fer dont les bouts rendes ri rondis formaient les tourillons k du tablier, placés à peu près aux deux cioquiènn de sa longueur totale.

d, poutrelle formant essieu ; elle était fendue en deux parties entre lesquclb une bande de fer était incrustée; cette bande de fer était terminée a chaque h* par un tourillon h. Les deux parties de cette poutrelle étaient réunies et trés-b lemcnl serrées par des boulons, afin qu'elles ne pussent point se tordre.

m, grands leviers exhaussés par deux longues chanlignolles n et fixés aux dm extrémités de l'essieu il par deux forts élriers en fer.

La fig. lOrepréscnle, sur un plan parallèle aux leviers et à l'essieu, rasscmWtp de ces trois pièces.

Les tourillons h de l'essieu d étaient reçus dans deux crapaud in es fixées sw h haut de ta culée; les tourillons k du tablier étaient reçus dans deux autres mpaudiues attachées par des boulons sur les leviers m.

Le pont étant placé dans ta position où il établit le passage, par on amaieat* fort simple et très-rapide, la communication est interrompue.

Au moyen des chaînes a, fixées aux extrémités des leviers an, ces leviers sooi abattus jusque sur le soldeur mouvement fait tourner l'essieu a sur ses louriUoas*- Dans ce mouvement le tablier est enlevé , la ligne A a> qui passe par fes loarfllons h de la bascule et les tourillons k du tablier, prend la position * *", et les u»

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