‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 177 sur 297 · CHAPITRE XXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIX

rillons k sont portés en arrière en K Les points de rextrémité s du tablier c, en décrivant des arcs de cercle égaux à celui A: A* que décrivent les tourillons, s'élèvent et échappent le seuil v; dans le même temps l'extrémité x du même tablier s'élève et s'éloigne .de la feuillure qui la recevait, et elle peut, en décrivant l'arc de cercle x *> s'abattre dans le fossé. L'équilibre entre les deux parties était obtenu par une addition de bois sous le plancher de la culée du tablier. [ J'ai représenté en lignes ponctuées , dans la fig. 9 , le tablier du pont dans sa 1 position horizontale s Xy quand il est enlevé au-dessus de ses feuillures par l'effet (du mouvement des leviers m, et dans sa position verticale t s, lorsqu'il est abattu dans le fossé et logé dans l'encastrement de l'escarpe creusée pour le recevoir, de 'même qu'une chambre horizontale est ménagée sur la culée pour la place qu'il 'occupe lorsque le passage est rétabli par une manœuvre contraire à celle que nous venons de décrire.

On voit que, par cette disposition du pont , aucune fausse manœuvre ne peut causer d'accident, et qu'aucune méprise ne peut être funeste.

NUITS ÎOUBW1HTS.

Les ponts tournants se meuvent horizontalement en tournant sur un axe vertical ou autour d'un centre qui en tient lieu. Ils sont simples ou doubles suivant qu'ils sont destinés à servir de clôture , ou simplement à donner passage à des embarcations qui ne pourraient naviguer sous des ponts fixes , trop rapprochés de Teau.

1° Pont tournant des Tuileries.

Un des ponts tournants les plus anciens en France était celui des Tuileries, construit en 1716 par le frère Nicolas Augustin, sur le fossé qui séparait le jardin des Tuileries de la place de la Concorde, alors place Louis XV, à Paris.

La fig. 1 de la planche 139 est le plan général de la situation de ce pont , qui a été supprimé, vers 1800, pour faire place à la grille qui sert aujourd'hui de clôture et donne une plus large issue.

a, partie du jardin des Tuileries.

kj partie de la place Louis XV.

c, fossé de clôture séparant le jardin de la place.

d, terrasses élevées.

e, piles portant les statues de Mercure et de la Renommée montées sur des chevaux ailés.

ff, pont tournant.

V g y piles saillantes faisant partie de la culée du pont.

416 TRAITÉ DE L'AHT DE Là CHARPENTE RIE.

Les ûg. a et 6 son! le* élévations et le [il un «le ce pont, qui clail en deoi perte se manœuvrant toutes deux du jardin ; son objet étant d'empêcher rentrée 4e » jardin, notaimuenl pendant la nuit.

Dans ces don ligures, on suppose que l'une des parties A est ouverte, te* ù-dîre dans la position pour livrer le passage, el l'autre B est fermée, r'est*^ qu'elle a pris la position pour interrompre ce plissage. Lorsque les deux jïirimJi pont étaient rapprnehées, le passage était libre ; au contraire lorsqu'elle» ttiâs iiéparées, et chacune placée le long de la culée, le passage éuil complctnucot * lerrompu sur une largeur de fossé de 3 mètres et demi.

Lorsque les tabliers du pont étaient dans leurs posil ions extrêmes, ils se in* raient supportes , par leurs deux extrémités , sur leurs poteaux et sur U e» trescarpefi du fossé, ou sur les piles saillantes 3 de ta culée intérieure. Hais peao* le mouvement, tant pour les ouvrir que pour les fermer, chacun n'était »««■ que par son axe vertical ou poteau tournant, et par des ton tre-fiebes courte asseï ingénieusement disposées pour donner, aux trois longerons du tablier, * solides points d'appui, cl reporter l'effort de leurs pesanteurs sur les poleaai tt»-

Du premier système de contre-liches formait un assemblage plan suiuni 1 projection a b. Cet assemblage ou pan se trouvait formé d'une contre-fiche n' f , au plan, fjg. 7, el de deux conlre-uehes courbes r. Les seconde» B fiches c il, intermédiaires entre les longerons e f et les premières conlrc-ficliaal, étaient à double courbure, sauf celle du milieu fi 'es deux autres x s participai» de la courbure donnée par le profil cd cl l'un des profils op du pont tu parlrlmrt

Chaque poteau tournant était garni à son pied q d'un pivot vertical eu fer»* était reçu dans une crapaudine; dans le haut, la partie arrondie*, el garnie* 1er, était prise enlre quatre petites roulettes montées dans un châssis scelle il**» le mur. l.e détail de ce châssis qui était en fer est représenté sur une échelle p!» grande, fig. 8, dans laquelle le cercle rempli par des hachures, est la coupe bœ* tonlalc de la partie arrondie du poteau tournant el de sa frelte.

La jonction des deux parties du puni était dentelée; au-dessus des poteau marnants, les tabliers étaient arrondis ; sans celte précaution on n'aurait pas pu le mouvoir. Trois volets en bois servaient à remplir les vides que laissaient 1rs arrondissements ; ces volets étaient fixés à la calée par des charnières : ils sont reprrsentes sur la ligure 7. Celui m es) fermé, parce que la partie / du ponl est ouverte ceux n el u sont couchés sur le seuil, l'autre partie B étant le long de la cote- Ces volets étaient garnis sur leurs bords débandes de fer circulaires et oaiws [mur iiiiudn-1 Ifs juinls en In- iiiv <.'i Fi-.s |ikinibeis du pont. 1.7 ti garde-corpi '-''' '' garnissait les culées et les rives de chaque partie du (aimer de t en r seiueiuo»* les espaces restant entre les garde-corps du pont el ceux de U culée cuit»' fermes par des parties de garde-corps I x tournant à charnières comme des porta

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