CHAPITRE XXXIX
rar les derniers montants *. De petits carrés indiquent sur les bords des calées et , sur les rites da pont les emplacements des montants en fer do garde-corps.
Ce pont a été plusieurs fois imité et construit pour des canaux ; il en existe un •or le canal d'Amsterdam à Utrecht, qui n'en diffère que parce que les contrefiches ont été construites en fer forgé (1); rien n'empêchait qu'on fit les poteaux tournants en fer coulé.
i 2° Pont tournant simple.
La figure 10 représente la coupe d'un pont tournant établi sur un canal dont les deux rives sont en maçonnerie.
La figure 13 est le plan de ce pont ; au lieu de se mouvoir sur un poteau tour-
liant vertical comme le précédent, ce pont est porté sur le massif en maçonnerie
d'une culée p dans laquelle est scellé, d'une manière immuable, un axe vertical et
. cylindrique c en fer forgé : c'est autour de cet axe, qui répond à la ligne du milieu
de la largeur du pont, que se fait son mouvement de rotation. Lorsque le pont est
en position de livrer le passage, comme le dessin, fig. 13, le représente, il pose sur ses deux culées, p, q; mais lorsqu'il tourne, il n'est plus soutenu que sot la culée qui porte Taxe, et il tomberait infailliblement si la partie qui est en deçà n'était pas suffisamment pesante pour faire équilibre à l'autre partie qui se trouve sans appui. Le pont proprement dit est composé de six longerons a et d'autant de sous-longerons b; les longerons sont assemblés dans une pièce de tète d coupée en arc de cercle, pour que le tablier s'applique mieux contre la surface verticale de la feuillure qui doit le recevoir, et qui, elle-même, à cause du mouvement de rotation, est appareillée en arc de cercle dont le centre est dans Taxe c. Le fond de cette feuillure est garni d'une semelle de bois e pour éviter le frottement des bois du pont contre la pierre.
Par leurs extrémités opposées, les longerons et sons-longerons sont assemblés avec deux autres pièces fk qui sont, par la même raison, cintrées selon un cercle qui a également son centre dans Taxe ; une semelle de bois o en arc de cercle garnit la feuillure au-dessous de la pièce k. La combinaison des sous-longerons et des traverses g, h assemblés à entailles, forme ce que l'on nomme la culée en charpente qui doit remporter de beaucoup en poids sur celle du tablier, en supposant que le point d'appui est situé sur les bords de la maçonnerie dans l'axe vertical de la roulette qui répond à ce point. Pour obtenir que la puissance de la culée en charpente l'emporte sur celle de la culée du tablier, afin de prévenir tout accident et d'économiser le bois qu'on emploie à cet effet dans les assemblages de la culée, on augmente sa pesanteur au moyen de poids x que l'on place dans un coffrage réservé dans la partie la plus rapprochée du talon du pont.
(i) Le dessin de ce pont est représenté sur la planche 3» du Recueil de Krafft.
L'axe vertical c passe dans une douille de fer lixée dans là traverse h ta mote de quatre boulons ; eel aie ne suffirait pas pour maintenir le tablier du pont du la position horizontale pendant sou mouvement. Quatre roulettes de brome, < quelquefois six, diamétralement opposées, deux à deux, sont réparties sous la ml à égales distances de l'axe, et elles roulent sur une bande de fer circulaire * q garnit la pierre sur les voies que ces roulettes doivent suivre.
Dn garde-corps en fer est placé des deux côtés du pont ; chaque montant i o. embase qui fixe sa position sur le longeron, il se prolonge en dessous en (orme I houlon pour traverser les longerons et les serrer au moyen d'un écrou. La lis supérieure de chaque garde-corps se prolonge au delà de In culée pour servit' levier, afin de faciliter la manœuvre du pont lorsqu'il s'agit de le mouvoir.
La figure 14 est le détail d'une des roulettes de ce pont tournant; quoique en roulette r ne tourne que sur un axe a b, elle est spliérique. Cet axe après a" traversé la roulette est fixée dans une chape c c par deux goupilles ; chacun i ailerons c de celte chape est percé d'un trou dans lequel passe l'extrémité Jée d'un boulon d e portant une embase f; chaque boulon est attaché à n pièces de la culée qu'il traverse par un écrou g. La position de civique bout d chape est fixée par un écrou i et un co n ire- écrou j, île telle sorte que le ponté posé de niveau sur son axe. et portant sur les semelles e, o, qui garnissent les d litres, on amène aisément les quatre roulettes en contact avec la bande cil laire ni, scellée de niveau cl sur laquelle elles doivent rouler.
Z" Pont tournant double.
Lorsque les espaces à franchir ont une largeur trop grande pour la portée qif» peut donner à un pont tournant simple, on est obligé d'eu établir deux, an » chaque rive; ce qui forme un pont [mimant double. Parmi un grand nombredt combinaisons de ponts tournants doubles, dont on trouve les description* divers ouvrages , et notamment dans le Itcrueil de M. KraITt, j'ai choisi . pour k comprendre dans cet ouvrage, un de ceux exécutés sur un canal de narigiiioti L'irechl, qui est figuré dans la planche 56 de ce Recueil ; parce qu'en outre <k bonne construction, qui est légère et élégante, il présente les différentes condiin» auxquelles on doit satisfaire dans ce genre d'ouvrage.
La flg. 2, pi. 139, est une coupe longitudinale de ce pont tournant double pu un plan parallèle à son axe, et perpendiculaire par conséquent à l'axe du MtnlW lequel il est établi. Celte coupe est faite suivant la ligne x y de la fig. 3. qui une coupe transversale par un plan perpendiculaire à l'axe du pont ; celte vu est prise suivant la ligne c s de la Gg. 2.
La fig. 4 est , sur une échelle cinq fois plus petite que celle des fig. ï et î. •* plan général de ce double pont tournant.
Bol n sont ses deux rives; t'est un îles pools louriinjiUijincrt-