CHAPITRE XXXIX
F* est l'antre fermé. On conçoit que, pour que le passage soit ouvert, il faut que le tablier F* soit dans la position F; on conçoit également, pour que les deux ponts poissent se joindre au milieu de la largeur du canal , qu'il faut qu'ils se touchent suivant un arc de cercle xy, décrit du centre c de l'un des deux.
Pour manœuvrer ces ponts, il faut procéder dans Tordre suivant :
Les deux tabliers étant en contact dans les positions E et F pour livrer le passage, il faut, pour l'interrompre et fermer le pont, que le tablier delà rive D soit tourné le premier pour le faire passer de la position F à la position F*; le tablier E peut alors être tourné pour lui faire occuper la position E*. On voit que pour rétablir le passage , c'est le tablier E qu'il faut ouvrir le premier, afin qu'il puisse recevoir le tablier F.
On voit dans cette même figure comment doivent être disposées les chambres des culées des deux ponts.
Les fig. S et 5 montrent que ce pont est composé de cinq fermes , dans chacune desquelles un cintre a, une partie de longerons b et une sorte de blochet c forment tout le système du pont. Des pièces d, e, fy g forment des entretoises qui, conjointement avec les madriers du plancher, unissent les fermes. Les quatre pièces i, *, m, n, forment un massif de culée; toutes ces pièces sont boulonnées à celles des fermes. La pièce n reçoit dans une douille le bout d'un tourillon vertical o qui ne porte eh aucune façon le tablier, mais qui l'assujettit seulement de manière que lorsqu'il se meut , c'est autour de l'axe de ce tourillon qu'il tourne. Pour qu'en tournant le tablier soit maintenu dans sa pente , six roulettes sont placées en dessous de la culée en charpente ; deux de ces roulettes sont attachées à la pièce f, deux autres à la pièce n, et enfin deux autres en p aux extrémités des longerons des rives : ces six roulettes roulent sur des bandes de friction scellées sur les maçonneries; elles sont toutes construites comme celles représentées par deux projections , fig. 11 et 12, sur des échelles plus grandes que celles des fig. 2 et 5. Chaque roulette r est montée dans une chape h9 et est traversée par un axe q formé d'un boulon à tète avec taraudage et écrou.
La chape est terminée par deux tiges de boulons d'une longueur suffisante pour traverser les pièces dy m ou/", et y être fixées au moyen d'écrous. Ces roulettes doivent être coniques, et pour qu'en roulant il n'y ait pas complication de frottement, le sommet de la surface conique de chaque roulette, et celui de la surface conique de la bande de fer sur laquelle le mouvement de ces roulettes se développe , doivent se confondre en un seul point sur l'axe vertical de rotation du pont (1).
(i) Je profile de celte occasion pour décrire la construction d'une roulette, qui a l'avantage de »e disposer toujours convenablement pour produire le minimum de frottement dans son mouvement, a. fi S- «9, pi. i38, roulette *phériquc traversée par un boulon servant d'axe; 6, anneau dans lequel
Dans les pont* île cette sorte, il faut que le poids tle chaque culée utpiwr> beaucoup MM île chacune îles volées, parce que les tètes de» tabliers n'étial ft) soutenues sur les rives, il foui que ta puissance de la calée ticane lieu fi* crtif pui , et que les extrémités des tabliers puissent soutenir le* plu* grands faokau qu'un peut vouloir Taire passer sur le pont.
On remplît relie importante condition sans laquelle le pont tournant ksi* point praticable, d'ahord pur te calcul qui sert à établir un excédant du poidid^ culée sur la volée, au moyen d'un plut grand cube de bois employé ; eo KoW lieu , par une addition de parallélipîpèdo de fonte de fer dans la culée comme <U» le Ml précèdent ; troisièmement , par une feuillure sur la pièce cintrée do Uto ■gui reçoit un rettord i attaché , par des scellements en fer , sur le contour àt » chsmbredc la culée. Ou voit que lu pont étant surchargé par uit fardeau qui V» drait a faire baisser sa volée, la pièce t retiendrait le mouvement, l'.xir qu'il- ■ ail pas d'oscillation pcniianl le passage des voitures ou autres fardeaux, ri f* conséquent point de choc contre la pièce de rebord l , deux vi» verticales * w placées des deux côtés du pont appliquées à la face intérieure de chaque lonpw de rive; ces vis. en pressant sur le pavé de la chambre, opèrent le contact r»ui> pièces U et i.
Une de ces vis est représentée eu grand, lig. 6 ; son écrau , garni de dctii or* tons, sert à la lixcr aux longerons des deux rives.
four assurer encore plus la stabilité, cl que les vis ne soient point trop faligtèfl de la fonction qu'elles remplissent, on introduit entre le longeron et le sol 0>h chambre, sous chaque bout du pont, un rouleau en bois dur r que Ton etuw j coups de masse, et que l'un assujettit par des coins ; on Otc ce rouleau en le fr*Jpant également avec une masse, et l'on desserre la vis t quand on veut fermera pont. Les garde-corps de ce pont sont attachés aux longerons des rives p»de elriers en Ter il vis et écrous. Lorsque le pont est ouvert, afin de maintenir Indra parties dans leur pMÎtÎM, ou passe une frette en fer t- sur les derniers potau qui les réunissent, ce moyen est préférable à des verrous ou des crochets qui aM pus toujours une grande solidité.
On peut varier les formes des ponts tournants doubles d'une infinité de nuoif n's. Ainsi, on peut les cooiposrr de longerons cl de sous-longerons droits Jlf"
Lie etl fiiô ; c, l'une •l" Jetii ehapei ptraltètri qui reçniTrnl le» ii et »nl finée* à *i« cl éerou» »ur la pièce de charpente qui dm) .. el sur la turface cunique Junl la géneralrice etl ta l^iw s*. lauEeole A la «irface conique Junl I I e.l la gém.- raine*. M M » D l'obligation Je paner par le «mncl
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