CHAPITRE XM
1res sont en effet des ponts établis entre les différents pieds-droits qui doivent soutenir des voûtes en pierre, et ils sont en même temps comme des moules pour lafabricalion de la maçonnerie de ces voûtes.
Sous le rapport des Cormes des voûtes, pour la construction desquelles les cintres sont faits, nous en con sidérerons de deux sortes : les cintres ponr voûtes en twrceau; les cintres pour coupoles et vnùtcs de révolution.
Nous avons déjà remarqué, avec M. Rondelet, pape 328. et nous verrons encore que l'on peut quelquefois se passer de cîitlres pour construire les voûtes sphériques, et en général celles dont la douelle est une surface de révolution sur un axe Vertical; mais le secours des cintres est indispensable pour les voûtes cylindriques nu en berceau (1). Dans tous les cas, le système de construction des cintres est une imitation complète de la construction des combles et des voûtes.
l'our les voûtes cylindriques dont tes axes sont horizontaux, désignées sous le nom de voûtes en berceau, le cinlrcment est composé d'une suite de fermes toutes parallèles perpendiculaires à l'axe de la voûte, et liées entre elles par des liernes horizontales. Ces fermes suivent la forme du berceau en maçonnerie qu'elles doivent soutenir.
Les figures G et 8 de la planche 141 représentent des fermes de cintres pour des voûtes en plein cintre. Les pièces de bois y sont combinées comme dans les fermes des combles, et elles y conservent les mêmes noms, a est le tirant; b un entrait ; e des arbalétriers ; d des poinçons.
Ponr ne point consommer sans utilité de gros bois dans les parties qui doivent suivre la courbure des voûtes, on se conlenle de coucher sur les arbalétriers des pièces de bois m, dont un coté seulement est gabarié suivant celte courbure, ei auxquelles on a donné le nom de veaux; elles sont attachées sur les arbalétriers par des chevilles eu bois ou des broches en Ter.
La manière dont une voûte est soutenue sur son cintre pendant sa construction. dépend de la nature de la maçonnerie qui la compose : lorsque cette maçonnerie est en moellons ou en briques, elle est supportée sur un cuvelagc en planches ou en madriers, exactement de la forme de la voûte, qui est régulièrement arrondi comme elle, et lui sert réellement de moule; les planches et madriers de ce eu ve-
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TIUITL DE L'AIIT DK I.A CIUIIPEINTEME.
lage sont cloués sur la surface extérieure de chaque EbmM qui est partout a ont
égale distance de la voule. soit que la courbure ail été formée par h* pièce» du cintre, soit qu'on l'ait obtenue au moyen de veaux.
Quand la voûte est appareillée en pierres de taille, qui forment des voussoif réguliers, chaque ïoussoir est soutenu sur le cintre au moyen lie couchit ci A cales. Ces coucliis sont de longues pièces de bois équnrrîes, couchées honzonlilrment et parallèlement an* génératrices de la surface de douclle, sur des «In doubles taillées eu coins pour qu'on puisse établir ces cuuchis à la distance cï»c> qui doit les séparer de la voûte : souvent ces cales sont clouées sur les cintres al qu'elles restent aux places où elles ont été ajustées; à chaque cours de *wwntn répond un cours de coucliis, et chaque voussoîr est mis en pose sur des cales ik blés en coins, qui donnent le moyen de l'établir exactement à la place définitivement occuper, par rapport à la surface de la voûte dont sa douelte Un partie. Dans la figure 3 de la planche 111 nous avons figuré les cou eh i s a, m par leurs bouts, ptiscs sur leurs cales m, cl les voussoirs d, posés sur Ir«r> caies n (1).
Les savants se sont occupés de recherches mathématiques sur la construction des cintres. Pitol, Couplet, Péronnet et Gaulhey ont écrit sur celte partie de i'«t de construire : nous ne rapporterons point ici leurs recherches, ce chapitre éi destiné à exposer uniquement ce qui a trait à l'art du charpentier.
CIRTUI «OBIUS U
1° Cintre* du pont de Neuilty.
Un se sert de cintres pour la construction de toutes les voûtes, et les p .ni été employés pour des voûtes de petites portées; mais la construction des|>
m «irplu-, nïoir cli= fort en uuge dans le pays Mcuin, où jdu>ieursaulre» jionl» ont clé bliûp* ■ même pnerté.
Loi »rch«5 du pdiiL iIcj Morts oui environ 1 1 mfcirei d'ouycrlurr : chacun de ce, mrf h» a, em-
rtl d'environ 8 mclrci entre lei dem pircmi de tulle hihi rtmplii en nuroiinerie de moclli
i inler««llet igmm *ur II largeur du j*»>. •,*■ ni la courbure de I* yoÛIC de rjrrh-: ;