CHAPITRE XLII. 45K
faut en laissant du bois dans (entaille de la traversine qui doit s'y assembler; mais ou doit s'abstenir scrupuleusement de l'emploi des cales.
Le dessus du grillage doit être dégauchi de niveau et dressé avec soin pour recevoir le plancher formé de madriers bien dressés, sans aucun gauche, et tous de la même épaisseur.
Ces madriers sont retenus sur le grillage au moyen de longues broches de fer.
2* Fondation» du pont de NeuiUy.
I*e plancher sur lequel la maçonnerie du pont de Neuilly est fondée, ne porte que sur des racineaux parallèles et de niveau, qui coiffent les pieux battus par files perpendiculaires au tracé du parement de la maçounerie. Les racineaux sont assemblés à tenons et mortaises sur les pieux.
La fig. 5 , pi. 144 représente cette disposition sur la projection horizontale, d'après la Description du pont de Neuilly, qui fait partie des OEuvres de Péronnel. Les racineaux sont assemblés à queue d'hironde sur les chapeaux ou ventrières qui coiffent les pieux du pourtour de la fondation.
La fig. 4 est une coupe suivant la ligne */ de cette fondation, et de la maçonnerie qui s'élève au-dessus, tant pour les culées du pont que pour ses piles.
3° Fondations d'un mur de quai du port de la Rochelle.
La fig. 2 est un plan, et la fig. 5 est un profil, suivant la ligne u v, du système de fondation qui est suivi depuis plusieurs années, par les ingénieurs des ponts et chaussées, pour la construction des nouveaux murs de quai du port intérieur de la Rochelle ; très-beau travail qui a eu un entier succès.
Ce iravail a été fait à la marée, c'est-à-dire pendant les heures où la mer, en se retirant, laissait la fondation à sec. L'on s'est contenté d'un plancher, porté par des racineaux parallèles.
4° Grillage double.
J'ai représenté, fig. 9, en projection horizontale, et fig. 8, sur une coupe par un plan vertical suivant la ligne s y, le système de grillage dont j'ai fait usage pour la fondation de la nouvelle tour renfermant la manœuvre de ta chaîne du port de la Rochelle.
Le terrain est à peu près de même nature que celui dont il vient d'être question ; c'est un banc de terre glaise d'un bleu gris foncé, d'une épaisseur considérable, et dans lequel des pilotis n'auraient été d'aucune utilité.
Ce grillage est composé de deux épaisseurs de longrines et de deux épaisseurs de traversées qui se croisent à angles droits par lits alternatifs; cette grande épaisseur a été donnée au grillage pour diminuer sa flexibilité; ce qui était né-
cessa ire. vu la grande étendue en longueur et en largeur (42 mètres sur 13) de 11 fondation de la nouvelle tour. En pareille circonstance, plus ou emploie de 1< grities et de traversées, plus la solidité du grillage est grande, cl moins il Oexiblc, sans que la dépense soit augmentée lorsque le bois employé de celle I nière coûte moins que la maçonnerie.
Te» longrines el Iraversînes. en bois de fort échantillon, sont assemblées entailles réciproques de 0™,03 de profondeur; elles sont serrées par de forlsb Ions à tous les points où elles se croisent.
La fondation avait été épuisée, et le grillage a clé eonstrait sur l'empli qu'il devait occuper, soutenu sur des chantiers en chaises, afin que les c tiers pussent passer dessous pour placer les boulons. Lorsqu'il a élé termiue et girni en dessous d'un plancher à claire-voie pour soutenir la maçonnerie devait remplir ses cases, on a introduit de l'eau dans la fondation pour le att à flot et retirer tous les chantiers qui l'avaient soutenu ; l'eau de uouv il est descendu sur le soi ou on l'a établi avec précision dans la position q devait avoir. Lorsque toutes ses cases ont été remplies en bonne maçonnerie chaux hydraulique, on a pose entre les longrines supérieures des lamboun arasanl exactement ces longrines, pour former un solivage solide pour le »1mkI qui devait porter la maçonnerie en pierres de taille. Après avoir rempli égalrn» en maçonnerie hydraulique les espaces entre les lambourdes el les traréniMt, a cloué le plancher, et la maçonnerie a été élevée avec le plus grand soin de nin dans toute l'étendue de l'ouvrage (1).
3° Recepage des pieux el fondation par causant.
Lorsque l'on travaille sous l'eau, les pieux ne peuvent être recepés qu'au mu; de la scie mécanique à receper, dont nous avons déjà parlé tome I", page tt mais alors ou ne peut ménager aucun tenon sur les pieux, et les grillages, qui * construits à part, sont amenés à Ilot cl sont ensuite coulés n fond, el si l'on a . porté un soin suffisant dans le pilotage, les longrines de ce grillage posent exac ment sur les létes des pieux. L'on n'a dû négliger aucun moyen pour relever ex. temeiit les positions des pieux, et les rapporter sur l'étclnn qui sert à êlibl piquer el assembler les bois du grillage que l'on lance à Ilot, et que l'on xoulie s'il le faut, au moyen de barriques vides.
Le grillage amené sur l'emplacement qu'il doit occuper est coulé à fond en chargeant de pierres, el lorsqu'il esl à sa place, lorsque l'eau est peu profonde pour remplacer les tenons qu'un n'a pas pu faire, ou le lixe sur les pieux pal