‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 207 sur 297 · CHAPITRE XLV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLV

que les tirants et entraits des fermes d'un comble. Ceux-ci s'opposent à la poussée et à l'écartement des pans des toits ; les baux des navires, an contraire, s'opposent

à on mouvement inverse qui, sans eux,. serait occasionné par la pression de l'eau qui environne la surface extérieure du navire qui s'y trouve à flot. De là vient la différence du mode de jonction des baux dans les parois d'un navire, et des entraits avec les parois des toits. Il en est de même d'à ne foule d'autres pièces.

Nous donnons, fig. 1, pi. 146, la projection verticale d'un vaisseau, suivant sa longueur.

m est la quille, c est l'étambot, bd l'étrave. On a donné le nom de marsouins aux courbes qui lient l'étambot et l'étrave à la contre-quille et à la carlingue, k, emplacement de la figure dont on décore l'avant d'un navire; e, éperon; g, taille-mer; f9 préceintes; w, sabords ; m, mâts.

La figure 5 est la coupe transversale d'un navire par un plan vertical répondant à son fort, c'est-à-dire, là où il a sa plus grande largeur, vers le milieu de sa longueur ai» droit de son mattre couple.

Cette coupe est faite sur une échelle double.

a, quille; a'9 contre-quille; h, carlingue; b, varangue; les tahnniers sont des fourrures que -Ton ajoute sous les varangues lorsqu'elles manquent d'épaisseur, à cause de leur grande courbure occasionnée parles façons du navire; les oreillers sont ajoutés aux varangues pour réunir leurs parties quand on est forcé de les Caire de deux pièces ; on donne le nom de fourcàts aux varangues fourchues en forme de Y assemblées parallèlement aux autres varangues vers les extrémités du navire ; on emploie aussi des fourcàts horizontaux, dans le même but que les guirlandes; c, genoux ; d, allonges; e, bordages; f, préceintes; g, vaigrage : les guirlandes sont des pièces couches et horizontales chevillées sur le vaigrage, qui lient intérieurement les côtés de l'avant d'un navire dans la hauteur de l'étrave sous les ponts ; ky baux ou poutres des ponts ; t, serre-bauquières sur lesquelles sont assemblés les baux ; j, bordages des ponts ; o, hiloiree entaillées sur les baux d'un bout à l'autre du navire; les écou tilles, qui sont des ouvertures pour pénétrer dans l'intérieur du navire, sont percées sur les ponts entre les hiloires du milieu; m, courbes ou coudes; n, porquesf courbes intérieures répondant aux courbes de levée, et chevillées sur elles au-dessus du vaigrage; q, varangues de porques; r, épontilles ; p, bittes ; s9 traversin Gxé aux bittes et servant à attacher les câbles des manœuvres ; r, épontilles servant à supporter les baux; *, hiloire renversée. ,

2° Épures et tracé à la salle.

l*e projet d'un vaisseau est fait comme celui de tout autre édiûce : il se compose de plans dessines sur papier, de mémoires et de devis.

Le devis comprend l'énumération des dimensions générales du navire, celle des

différents détails, et celte de toutes les pièces de bots qui entrent dan» It tua»

lion de sa charpente.

Les plans ou dessins d'un navire servent à étudier et à représenter les formel t donner à sa coque pour qu'elle ait toutes les qualités qu'on exige d'un bon n; soit pour la marche , la manœuvre ou la charge, selon le service pour lequel il ut construit.

Ces dessins se composent si* d'un plan d'élévation, comme notre fig. I, pi. 141, c'est une projection verticale du navire, vu suivant sa longueur , avec l'indirui« de tout ce qui se trouve a sa surface , et même avec le tracé ponctué de queliJio | projections de sa charpente; la ferme longitudinale, composée de sa quille*,* l'étambol c et de l'étrave bd, avec les différentes pièce* qui en font partie.

I,a fig. 4 est aussi un plan d'élévation ; mais elle ne présente aucun détail.

2* D'un plan de projection, comme celui fig. 2, sur lequel sont marqué»» courbes résultant de sections transversales dans la surface extérieure du tuiw par des plans verticaux passant par les places m n, m' n', que doivent occuper I principaux couples ou fermes de la charpente, fig. 4 et 5.

3" Du plan horizontal , comme celui fig. H; c'est une projection horizontale, «w par le dessous de la coque, pour la partie de la carène qui se trouve au-desMU* la surface de l'eau , et vue par le dessus , pour la partie qui est au-dessus.

Les courbes résultant des sections faites dans la surface du navire, pardenw tes de plans, se trouvent seules projetées sur les fig. 3, 4, S.

Lorsque les plans sont terminés , et qu'il s'agit de mettre en chantier, fi à-dire de construire , on fait ce que les constructeurs appellent le Iraet à la m C'est, à proprement parler, ce que jusqu'ici nous avons appelé Vèlelon. Ce Irai exécuté sur lu plancher , parfaitement de niveau et uni , d'une longue spacieuse pour que le plan entier en projection horizontale et le plan de projetai des coupes transversales puissent y élre traces de grandeur naturelle.

Le niveau et la régularité du plancher sur lequel on fait le tracé, n'est pis n* pour les élclons des charpentes dans lesquels il n'y a à tracer que des projet de lignes droites; mais le tracé à la salle d'un navire, ne devant présenter qn courbes, il est indispensable qu'il soit exactement de niveau et uni . pourqne» courbes ne soient pas altérées dans leurs projections, et qu'on puisse en relever^ gabarits, dont nous parlerons plus loin.

Le tracé à la salle est une épure descriptive du contour de la surface à quelle se trouvent les faces extérieures des couples de levée qui reçoivent l'app tion des bordages.

La première partie du fracé à la salle que l'on construit est le plan de pnfilion, fig. 2, pi. 116. sur lequel sont tracés les contours extérieurs des principe couples , et qui marquent la forme de la coque d'après le mode de gêoeno" adopté pour sa surface.

J,a carcasse en charpente d'un navire dépouillé des bordages qui compiwnl »

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