CHAPITRE XLV
■ côtés de Tue vertical, sont également levés et montés tout assemblés sur la quille,
Ltt leurs écartements étant retenos par des traverses en planches dites traverses d'ov-
■* vertures; lorsqu'ils sont assemblés en croix sur la quille, on les entretient verli-
*n eaux et à leurs distances par des lisses dont nous avons déjà parlé.
Les couples ont reçu leur équerrage, c'est-à-dire le biais de leurs surfaces suint vant les places qu'ils occupent, lorsqu'on les a assemblés sur le chantier. Cet mi équerrage ou biais se relève avec une équerre sur le plan horizontal et sur les Bit courbes des lignes d'eau, rapportées à leur hauteur sur les couples* ;ji Lorsque tous les couples sont levés, on vérifie s'ils sont bien perpendulaires à ii la quille, s'ils ont leurs branches bien symétriquement étendues à l'égard du plan m vertical passant par l'axe de la quille. Cette vérification se fait au moyen de cor-
1 deaux établis de niveau d'un gabariage à l'autre, dans chaque couple, et d'un autre
2 cordeau tendu dans la longueur du bâtiment et dans le plan de son axe, d'un fil à plomb et d'un grand compas à verge. Les corrections sont faites en forçant ou
m larguant les accores qui étayenl les couples, jusqu'à ce que la régularité la plus m parfaite soit établie partout ; cette opération se nomme perpiyner.
Une autre vérification reste à faire; c'est celle de l'accord de tous les membres
■m du navire, pour que sa surface extérieure devant résulter de l'application du bor-
m dage soit régulière. Cette vérification se fait par le moyen d'un cordeau dont on
m enveloppe tous les couples de levée de l'arrière à l'avant ; on s'assure par la régu-
^ tarité de sa courbure de la continuité de celle de la surface qui enveloppe les cou-
^ pies, et suivant laquelle ils doivent recevoir des bordages ; on vérifie par le même
^ 'Moyen si les contours des couples ont reçu au chantier leur équerrage, pour que
lot bordages puissent s'y appliquer en portant exactement sur toute leur largeur,
aaos laisser aucun vide. Cette opération, que l'on répète à différentes hauteurs de
m la carène, met en évidence le moindre défaut que l'on répare en parant eitérieu-
rement et intérieurement toute la membrure, avant d'y appliquer le bordage et le
h vatgrage.
Pour les bâtiments de guerre, on remplit les intervalles entre les couples princi- ~ paux par d'autres couples qui sont façonnés sur place, pour s'accorder avec les coaples principaux.
Lorsque la carcasse en charpente de la coque d'un navire est ainsi formée, on
procède à l'établissement des pièces qui assurent la solidité de tout le système. Une
* des principales est la carlingue h ; c'est une pièce droite équarrie et parallèle à la
•quille, sur laquelle elle assujettit tous les membres en les recouvrant, et elle con-
*Hde aussi la cale en liant la proue à Carcasse, qui répond à la poupe en s'écar-
Ot avec les marsouins.
i ait de deux pièces juxtaposées, établies de manière que les joints de Tune •^iea da la longueur de l'autre, ces deux pièces sont liées par des
las traversent*
par des chevilles en fer qui la traversent et
qui traversent les varangues, pour pénétrer dans la quille jusqu'à 8 «ntinwiw; sa surface inférieure. Lorsqu'on est forcé de faire les varangues de deui piéas. elle* sont assemblée» à bout et i plat joint sur la quille, el réunies par des mUm c|tii tant quelquefois entaillés sur la demi-varaugue, cl qui y «ont chevillé* prfc goujons en fer.
Ces oreiller* sont alors traversés par les chevilles de la carlingue qui les croirai comme les varangues.
Les ponts k partagent la capacité intérieure d'un navire en étages, romn* fe planchcrs partagent la hauteur de nos maisons; les ponts des bâtiments mule* vexes en dessus pour donner de l'écoulement aux eaux qui peuvent » tomb«r.s pour qu'en cas d'affaissement ces pouls ne puissent jamais devenir errai n
tic MUS.
Les poutres qui supportent les planches des ponts d'un navire sont ipsrin baux ou barrait parles marins. Nous les avons déjà comparées nuxeniniM» tirants îles 1er mes employées dans les combles, en faisant remarquer que daus construction d'un navire, ils ont pour objet moins de retenir ses Qaucs. fia» que cause tendait a les écarter, que de les empêcher de se rapprocher par f* delà pression de l'eau.
Les extrémités des baux m peuvent former aucune saillie au dehors dnotm ils portent dans l'intérieur sur un bordago épais / appelé serrc-bauqutèrr m* aux membres comme le vaigrage.
Les baux des grands navires ne peuvent être d'une seule pièce, ils sont 1er» de poutres assemblées en armatures ; leur surface supérieure est gabariér »* un arc d'ellipse qui a la même courbure ou lonture pour tous les baux d'un DM" l'autre du navire, de telle sorte que le dessus du pont, c'est-à-dire le plancbo tillac, est une surface cylindrique dont les génératrices sont parallèles à la loof»* du vaisseau.
Cet arc appartient à une ellipse qui a pour grand axe horizontal la plus pi» largeur du pont le plus large, et pour demi petit axe vertical le bombement 41" veut donner au pont. La surface du plancher du pont étant cylindrique, lov* axes verticaux des ellipses sont dans le plan vertical de Taxe de la quille, tt t* leurs axes horizontaux sont dans un plan parallèle à la quille. Un se conW souvent d'un arc de cercle dont la corde et la flèche sont égales aux tsaie lé lipse. Un détermine la trace de ce plan sur les faces internes de tous les flirt par le moyen de cordeaux convenablement établis dans ce même plan cl tendus, que l'on bornoic pour marquer les traces du plan sur les faces intérir*" des couples.
[l] Un ipp-'lli' :;éiu qui ptrlr Ici l>(til.
■ Ces Ira ces donnent lu courbe que ta «ci re -bau quiète doit suivre; leur écartemcnl
■ d'un bord à l'autre donne la longueur des baux correspondants.
B Les baui sont disposés de l'arrière à l'avant, en ayant égard aux emplacements
t des ec ou tilles et des mâts; ils sont assemblés à queue d'hironde par chaque bout
sur les serre-bauquières, comme on assemble quelquefois iks tirants sur les
, sablières. Cependant, ces queues d'hironde pourraient ne pas suffire à ta solidité
du navire; on consolide chaque assemblage par une courbe ou coude e.i bots m
, dont une branche est chevillée sur le vaigr-age, et l'autre branche sur ta face ver
m ticale du bau. Cet assemblage est meilleur quand la branche verticale est chevillée
m dans la membrure correspondante, au travers du vaigrage, cl dans ta surface de
m dessous du bau ; â ces courbes eu bois on substitue souvent des espèces d'équerres
m fer qui forment un triangle ayant une barre qui réunit les deux branches.
Les ponts les plus bas sont ceux qu'on établit les premiers.
I, 'intérieur du bâtiment est revêtu de bordages g appelés taigret, qui lient les membres en dedans, comme ils sont liés au dehors par les bordâmes et préceiutcs ; te rai<jraye forme les parois intérieures du bâtiment.
Les virures, ou cours de vaigres, c'est-à-dire tes vaigres réduits aux largeurs et courbures qu'ils doivent avoir, sont fixées sur les membres par des clous et des Chevilles ; les virures les plus basses sont posées les premières, les lisses intérieures sont enlevées à mesure que le vaigrage s'élève.
Quelques constructeurs ont conseillé de poser les vaigres inclinés à 13° eu les entaillant sur les membres, de façon à consolider davantage le navire.
Les vaisseaux de guerre sont, en outre des vaigrage» et dus couples de remplisintérieurs au vaigrage nutntnés parques, chevillés il les fait correspondre.
s épais et qui contribuent le plus a la solidité du turent de l'avant à l'arrière sur tous les membres, auxquels ils sont solidement fixés par des chevilles. Les préeciutes oui ordinairement le double de l'épaisseur du bordage ; pour la grâce du navire on leur donne m de ta toniure, c'est-à-dire une courbure agréable à l'œil, qui tait qu'elle se relève ■* mix extrémités vers l'étraveet rétambot. La première préceinte se place sur le fort — du bâtiment; elle est la plus épaisse, et les bordages que l'un place eu dessous MOI eu diminuant d'épaisseur d'environ 8 millimètres, jusqu'à ce qu'ils soient J réduits à l'épaisseur du bordage de la carène. Les préceiules ont uue largeur enn- ** si. mie d'un bout à l'autre du bâtiment, mais les borttages qui leur sont inférieurs * diminuent île largeur depuis le milieu du bâtiment jusqu'à ses deux extrémités. ' de manière que, dans quelque partie qu'on les cunsidère, ils soient égaux entre eus en largeur.
SU en est de même des bordages qui forment les planchers des ponts.
Mge, forlitiés par des membres n sur les vrais membres, auxquels o Les bordages extérieurs les plu:
navire sont les préceinle* f, ils c
4" Gabarit».
Les cl larpen tiers de navires n'usent dans aucune circonstance <Iu piqué des bi dont les charpentiers civils font un continuel usage. Le charpentier de natiit été obligé de créer divers moyens pour modeler les pièces de bois, de telle \ qu'après être taillées elles s'ajustent avec précision aux plates auxquelles elles m destinées, et qu'elles les remplissent exactement.
Nous avons déjà fait remarquer que parmi les pièces courbes si nombreuses qii entrent dans la composition d'nn navire, le plus grand nombre est taillé par plants relevés du (racé à (a aatte; ce moyen convient à toutes les pièces qui ne sont courbes que dans un sens, comme les varangues, les fourcats, les allonges des rotpies, le genou, l'étrave, etc.
Il nous parait d'autant plus utile de décrire les procédés employés pour rekw un gabaril, d'après les courbes dessinées sur le tracé A la salle et sur toute espère d'épuré que ce procédé peut trouver un grand nombre d'applications dans les diverses brandies de la charpenlcrie.
Soit a b, fig. ti, p|. 146, une courbe quelconque du tracé à la salle ou de ton autre élelon dont on veut relever le gabarit qui doit servira transporter cctlecairl* sur une pièce de liois qui doit être taillée suivant son contour.
Pour peu qu'une courbe ail de développement, une seule planche ne peut siA* pour en faire le gabarit; il faut composer et gabarit de plusieurs planches joiaU! ensemble.
Un présente donc plusieurs planches m h o p, q r 1 1 le long do la courbe * rrlever sans en couvrir aucune partie ; les planches seules doivent se recouvrir pw qu'elles puissent recevoir chacune une même partie de la courbe, et se enM* pour être clouées et former, au besoin, un seul gabarit pour le développement * la courbe.
Les planches étant assujetties sur le plancher où le tracé est exécuté, on març* sur la courbe une suite de points!, 8,3,4, 8, 6,7,8,9, 10, 11, 18. 13, 11. M-
ie. 17.
On tracera perpendiculairement aux bords de la planche m, h, o , p des lîpe parallèles par les points 1,2,3, 4, 3, 6. 7, 8,9, 10, 11, 12, et surcharw d'elles on portera, à partir de la courbe, une quantité constante 1-1', 8 ï, « on obtient ainsi une suite de points V, 2', 3', 4', S', 6\ 7', 8', 9', Iff, 11. 1*1* lesquels on fait passer, au moyen d'une règle flexible, une courbe «•' *' q»i •* évidemment la copie exacte et de même grandeur de la partie m n de la o donnée.
La planche m, », o,p sera taillée avec soin et précision suivant cette ro On fait la même chose à l'égard de la planche q,r,»,l , qui est placée de bç* elle croise suffisamment la place qui était occupée par la première planche, * l'on iiace par les points G, 7,8, 8,10, 11, etc., des perpendiculaires A la longon*