‹ Traité de l'art de la charpenterie (volume 2)Chapitre 212 sur 297 · CHAPITRE XI.V · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI.V

de la planche, en portant sur ces perpendiculaires cl ri partir de la courbe une quantité constante, la même, si l'on veut, que celle qui a servi pour le tracé de la première; l'on a ainsi sur la deuxième planche les points 6", 7", 8", 9", 10", II", 18", etc., d'une courbe <f t* de même figure et de même grandeur que la courbe q r. Celle seconde planche étant taillée comme la première, suivant lu courbe y r' , 1rs deux planches peuvent être réunies en faisant coïncider les points 6', 7', 8', 9', 10'. 11', lsi'de la première avec ceux 6", 7", 8", 9", 10", 11". 12" de la seconde; ces points étant les mêmes que ceux marqués 6, 7, 8, 9, 10, 11, 1 S sur la courbe donnée, contre laquelle enfin on peut présenter le gabarit formé p.ir la réunion de deux planches pour vérifier son exactitude qui nu peat. au surplus , manquer, si Ton a apporté le soin convenable dans cette opération.

A l'égard des pièces qui ont une double courbure, comme les préceintes, les lisses ie l'arcasse ; c'est comme disent quelques ouvriers , ttir le tas qu'il faut les façonner en les présentant à plusieurs reprises aux places qu'elles doivent occuper, i moins qu'on préfère les méthodes de projections dont les charpentiers civils font usage. Cependant les charpentiers de marine, afin d'abroger des tâtonnements trop longs et qui pourraient les exposer à manquer l'exécution de quelques pièces importantes et qui exigent un grand travail , ont créé pour quelques cas particuliers des moyens de suppléer les gabarit* indispensables qu'on ne peut relever du tracé à la salle.

Tantôt il s'agit de tailler, pour une place donnée, une pièce dont la grande courbore et l'épaisseur ne permettraient pas de profiter de la flexibilité du bois, ni do l'application de la chaleur et de la vapeur [mur la courber. Dans d'autres circonstances, profitant de la flexibilité il s'agit de tailler les rives d'un bordage de manière qu'en l'appliquant sur les membres il remplisse exactement un espace qui lui a été réservé.

Dans le premier cas, pour faire le gabarit u'une pièce sur place, on tend Irèslurlcinent une ligne de cordeau devant l'espace que la pièce doit occuper; un établît cette ligne de manière qu'on puisse la regarder comme étant située dans un plan perpendiculaire à la surface dont on veut faire le gabarit.

Quelquefois on établit deux cordeaux parallèles pour déterminer rigoureusement si position de ce plan, puis avec une jauge que l'on place dans le plan et perpendiculairement au cordeau par le moyen d'une équerre, ou prend les longueurs des ordonnées dont les abscisses se mesurent sur le cordeau ; l'on a ainsi des éléments pour tracer le gabarit.

On peut faire usage d'une planche qu'on place dans le plan dont il s'agit pour qu'il soit établi plus fixement; on peut même quelquefois tracer immédiatement le gabarit sur celle planche.

Si l'on a besoin de plusieurs gabarils posés dans différents sens qui coupent une pièce courbe, on répète l'opération que nous venons de décrire pour toutes les plates et pour toutes les positions où des gabarils sont nécessaires.

TRAITÉ I)E L'ART DE LA CHARI>E\TERIE.

jur obtenir le patron développé d'un espace de peu d'étendue sur la carène, au applique sur cet espace une règle mince qui suit, autant que possible, la ligne de contour, el surtout celle suivant laquelle le fil du bois du bordage doit être dirige; après avoir trace sur cette règle maintenue par deux ou trois clous la ligne de milieu . et des perpendiculaires qui indiquent les places des ordonnées sut court*! du patron, ou mesure ces ordonnées.

La règle flexible est ensuite appliquée sur la planche dans laquelle ou doit découper le patron, pour y marquer les abscisses el les ordonnées, et enfin tracer le courbes de son contour.

Lorsqu'on veut Taire le patron d'une pièce dont la longueur est trop grande pi qu'une règle s'étende sur tout le développement de la ligne des abscisses des cm bes, comme lorsqu'il s'agit de tailler les rite* ou cou* d'une virure de bornage, pour qu'elle s'applique entre les bordages déjà poses et que l'espace qui les sépare soit exactement rempli, à la règle mince on substitue un cordeau fortement u auquel on fait suivre la ligne de courbure suivant laquelle le fil du buis de la finit sera appliqué sur la carène. Le cordage est maintenu à chacune de ses eitreaub par un clou, el l'on assure son immobilité par quelques pointes distribuées -ui ■ développement à divers points de ee cordeau, également distants les uos do auirw el marquant la division de la ligue des abscisses; on fixe invariablement pu A bons liens et perpendiculairement de petites règles plates appelées buquettiu. appliquées à plat sur la carène, elquc l'on coupe exactement par les deux h longueurs des ordonnées du contour formé par les bordages déjà poses , qui U< tenl l'espace à remplir. Le cordeau enlevé de la surface de la carène est Ii le bordage druit et plat qu'il s'agit de façonner, Icsbuqucltes sont étendues p* diculairement au cordeau; les courbes tracées par les extrémités des h inarquent les contours des rives de la virure pour qu'elle s'ajuste dans la p doit la recevoir,

A l'égard de l'inclinaison des cans de la virure, pour qu'ils joignent exac ceux des bordages déjà posés, on relève dans chaque point leur inclinaison ai fausse équerre, pour les rapporter aux places auxquelles elles correspoudeui M bordage qu'il s'agit de façonner.

Ces moyens, qu'on ne peut regarder comme complètement rigoui cependant des résultats très-près d'être exacts, el auxquels ou ne panitnd qu'après de longs tâtonnements; on doit d'ailleurs avoir le soin de laisser di pour ragréer les contours des pièces el corriger ee qui est défectui les présente aux places qu'elles doivent occuper. Ou doit en outre c quelque parfaits que puissent être les joints des virures , l'ouvrier calfal II pour y introduire le calfatage qui remédie à toutes les imper (cet io eu lieu dans leur façon.

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