CHAPITRE XLVI
CHAHPKHTKEI1 DB MACHINES.
Le charpentier de machines, jadis désigné sons le nom de charpentier de moune, exécute toutes les pièces en bois qui entrent dans la composition des machies. Noos ne prétendons pas faire à ce sujet un traité des machines en bois, ni léme comprendre dans ce chapitre la description des machines dont la constrncon est du ressort de la charpenterie, les limites qui nous sont imposées ne perlettant pas les développements d'un pareil travail, qui devrait comprendre la sscription complète des machines à vent et à eau, des manèges, des foulons, etc., rec autant de détails que ceux que nous avons donnés sur les édifices d'habitaon. Notre but est seulement de décrire la construction des pièces le plus frélemment employées dans les machines, et qui en sont en quelque sorte les prinpaux éléments, et de faire connaître aux charpentiers les procédés que la tométrie descriptive a appliqués à cette partie de leur art, et qui ont rectifié pluears formes vicieuses qui étaient jadis employées, et qu'on remarque e/jcore dans » machines anciennes.
L'objet d'une machine est de transmettre, et souvent de modifier le mouvement iprimé à l'une de ses parties, par une force motrice, pour qu'il produise un effet >nné. Presque toujours le mouvement à transmettre ou à modifier, est le mou- ►ment de rotation.
TIAlfSIISSIOif DO ■OEVIMERT Dl IOTATIOR BRTII DIS AXIS PAIALLIXIS.
1° TranemUeion par frottement.
Si l'on imagine deux roues cylindriques, d'une épaisseur quelconque, qui se uchent par leur circonférence, dont les axes sont parallèles et portent sur des •puis fixes dans lesquels ils ne puissent recevoir que le mouvement de rotation, lelque minimes que soient les aspérités des surfaces de ces roues mises en conct, dès que, par un moyen quelconque, on imprime un mouvement de rotation l'une d'elles, elle transmet ce mouvement à l'autre roue par l'effet du simple vilement.
Les deux roues tournent dans des sens inverses, la surface de la circonférence de me roule sur la circonférence de l'autre; les vitesses des points des deux circon-
férences sont les mêmes, mais les nombres de tours faits dans le même temps psr les roues sont dans le rapport des développements de leur circonférence, ou, plu simplement, dans le rapport de leurs rayons.
Ainsi, par exemple, soit, fig. 1, pi. 148, les projections de deux roues cylindriques o, b, sur le plan commun aux deux cercles de leur base ; soit, a*f V, deu autres projections des mêmes roues, sur un plan parallèle A leurs axes, les épaisseurs de ces deux roues étant dans leurs- surfaces cylindriques; si le rayon de II roue a est trois fois ou m fois plus grand que celui de la roue b, et qu'il faille asc minute pour que la roue o fasse un tour entier, elle fera faire, dans le même teap* à la roue b, trois tours ou m tours.
Si la résistance de la roue b, qui reçoit le mouvement pour produire TtÊA qu'on veut qu'elle produise, n'est pas supérieure au frottement qui a lieu entre la deux surfaces cylindriques des roues, la rotation de la roue a est transmise ik roue b9 mais si cette résistance est supérieure, le mouvement de rotation s'ol pas transmis, la surface de la roue a glisse sur celle de la roue b sans retint ner ; d'ailleurs, le frottement use promptement les surfaces, et bientôt il sera* insuffisant pour transmettre la rotation, même dans le cas de la plus uAk résistance.
Pour suppléer le frottement, et, dans tous les cas, agir avec plus de puissatce, on garnit les deux surfaces des roues de fortes aspérités, que Ton nomme desdeata» qui engrènent d'une roue à l'autre, et dont les dimensions sont asses fortes par que le mouvement puisse toujours être transmis.
2° Engrenages droits par dents externes à faces et flancs.
Les dents des engrenages ont des formes déterminées par la condiUoa fV la transmission du mouvement se fasse uniformément et sans secousses, b courbe dont on fait le plus d'usage pour tracer les contours des dents, est an épicycloïde.
Nous croyons utile, pour ceux de nos lecteurs qui ne connaîtraient point «lie courbe, dont il sera souvent question dans ce chapitre, de donner une courte description de sa génération, avec d'autant plus de raison que les propriétés deectt génération servent à la solution de questions qui vont être traitées.
Génération de l'épicycloïde. Soit B b, fig. 10, un arc de cercle décrit du point Ç soit D Q B un autre cercle tracé sur le même plan, et qui touche le cerck Bl en B; si l'on conçoit que le cercle D Q B roule autour de l'autre cercle £ a, * qu'un point B du cercle mobile trace une courbe B M Ky cette courbe e* une épicycloïde plane. Dans le mouvement que le cercle B Q D a fait ps* prendre la position bvdy le point Q est venu en b où le cercle b v d tooebe * cercle Bby et le point B est venu en M, point de la courbe. Dans ce moaveneat l'arc Bu Q a roulé sur l'arc B b, qui a le même développement, il a pris la pe» lion M v b.