CHAPITRE Xl.VI
On peul se servir aussi d'un fuseau en bois dur, fig. 17, qui; ion fait faire par un tourneur, (le fuseau a l'avantage de se placer de lui-même perpendiculairement iui génératrices, lorsqu'on le présente au cylindre. Pour connaître les aspérités de la surrace du cylindre, on noircit celle du fuseau, qui laisse des traces de son contact sur les inégalités trop saillantes, lorsque le contact reste marqué sur tout e contour de la pièce, c'est un signe que sa surface cylindrique est régulière.
Lorsque le cylindre dans lequel on doit tailler la vis est arrivé à sa perfection, on colle sur sa surface une feuille de bon papier, d'une étendue suffisante, sur laquelle ou a préalablement tracé l'arête du lilct de vis dans chacune de ses révolutions.
I.a figure 23, pi. 149, représente cette feuille de papier 0-13-13-0'; sa largeur 0-12 ou 0'-12' est égale au développement du cylindre qu'elle devra envelopper lorsqu'elle y sera collée. Les lignes ponctuées m h sont perpendiculaires aui génératrices de la surface cylindrique; leurs écarlemenls m ut. n t: Sont égaux, cl ils
eurent la longueur parcourue par le filet de vis à chaque révolution autour du cylindre ; cette longueur est ce que l'on appelle ta liauleur du pat de la via. I.e* lignes diagonales et inclinées m n, tracées en Iraits pleins, marquent les pentes égales des filets de vis, dans chaque révolution autour du cylindre, quand la feuille (le papier est collée. Les points m doivent coïncider avec les points », et les lignes pleines, par leur réunion, forment une ligne continue qui marque l'arête saillante du filet de vis.
Avec de la patience et des précautions on colle la feuille de papier avec fa précision requise pour la régularité de la vis : on tient compte de l'extension du papier mouillé par la colle. Cependant quelques charpentiers préfèrent une autre méthode, qui est, d'ailleurs, plus conforme aux usages de l'art.
I* cylindre qui doit être taillé en vis étant exécuté comme nous l'avons décrit ci-dessus, et avec la plus grande précision, les circonférences de ses bases soûl divisées en parties égales, et en même nombre, les génératrices qui répondent aux points de divisions homologues, sont tracées sur la surface cylindrique, elles sont
arquées en 4-4', S-S', 6-6', 7-7', 8-8', ûg. 24. Ces génératrices sont divisées également avec soin sur leur longueur aui points ni, m, m, etc., suivant le nombre de révolutions que doit faire le filet sur la longueur de la vis et des cercles sont tracés sur la surface cylindrique par ces points. Ces cercles sont tracés le long du bord d'une règle en cuivre, assez mince pour être flexible, et qui a pour longueur le lour du cylindre, et une grande largeur. Des lignes droites tracées sur celle règle, perpendiculairement au bord suivant lequel on trace, servent de repères
M TRAITÉ DE L'ART nE 1,A CHARPENTKRIE.
pour placer la règle sur la surface du cylindre : on fait coïncider ces droite!
des génératrices.
On coupe l'attire bord de la même règle suivant une ligne qui doit dite ses bords le même angle que le filet de vis avec les génératrice»; ainsi, par (impie, l'angle M v 6', de la fig, 23. Ce bord de la règle sert pour tracci dre l'aréle du filet par les points où elle doit couper les génératrices; l'on tntr successive me m par ce moyeu toutes les révolutions de l'arête du filet de tis i>k beaucoup de régularité et d'exactitude.
Lorsque la vis est tracée, el qu'on s'est assuré de sa précision, on laille h? «le en enlevant du bois des deux côlés de la ligne qui marque son arête saillante. * manière à former les surfaces gauches dont la rencontre est l'aréle vis.
Pour se guider dans cette opération, qui doit être conduite nvec adresse et pr» dence, afin de ne pas enlever plus de bois qu'il ne faut, on se sert du alita, lig. 10; lorsque l'aréle creuse est fouillée ?ur toute la longueur de la n>. ttM usage du calibre, lig. 1 1, pour vérifier l'exactitude et la régularité de la vis.
Quelques constructeurs ne trouvent pas les moyens que nous venons d'indiqué suffisamment exacts, quoique pour la plupart îles cas on paisse s'en contcntri: nous allons indiquer deux moyens qui sont d'une exactitude aussi parfaite q«'« peut le désirer.
Soit, fig. £0, un cylindre de bois homogène a, monté entre les deux point» Jo poupées A d'un tour.
Soit une règle bien dressée c, passant dans les deux mortaises percées dans m mêmes poupées.
La figure 19 représente cette même règle vue par le bout; les mortaises fax lesquelles elle passe soril tracées suivant la même figure; cette règle peulHn serrée dans ses mortaises par deux elers il qui règlent la douceur du frullemwi qu'il convient de lui laisser. Cette même règle est traversée dans sou milieu f une lige e cylindrique 1er minée par une lame de couteau f qui peut, en Luortu* avec la lige, Taire tel angle qu'on veut avec l'arête supérieure de la règle on inla gènéralricedu cylindre.
On donne une petite inclinaison â celle lame, par rapport aux génératrices 1' cylindre, ou la presse assez en poussant la lige c pour engager légèrement •*• tranchant dans le bois du cylindre, ou la iixe par le moyen de la vis de pression f- Les choses étant ainsi disposées, si, par un moyen quelconque, on fait tourner i.' cylindre a d'un mouvement lent et uniforme, la lame pressée par les fibres du I»* auxquelles elle se présente, entraîne la règle qui la force de conserver sou incliwisoii, et elle Lrace sur le cylindre une hélice très-régulière. Par un très-léger lato*uemenL, à défaut d'une épure, ou parvient à régler l'incliiiaisou de la hune di couteau, de façon qu'après un nombre voulu de révolutions du cjiùl fa me ait parcouru une tongueut donnée sur sa surface.