CHAPITRE X1.VI. R
Dans l'application de ce moyen à la construction d'une vis, au cjHiptfl a on substitue le cylindre de la vis avec sa télé carrée ; récarteiuciil de la règle a à l';nc doit être égal an moins à la moitié de la diagonale du carre de la tclc.
La figure l!l présente un autre moyen de tracer une hélice. Le cylindre a sur lequel on veut tracer un pas de vis tourne sur son aie qu'on incline sous l'angle qui mesure l'inclinaison du filet. Ayant attaché sur sa surface, dans un des pnMbA les plus élevés, un fit chargé d'un poids il, el qui n'a aucune oscillation, si l'on imprune au cylindre un mouvement de rotation sur son axe, très-lml el uniforme, lt- fil en s'enveloppant sur le cylindre suit une hélice, lin règle pardivers essais l'inclinaison du cylindre, de façon qu'après un nomlirc de tours donné le fil eu enveloppe une longueur aussi donnée ; l'on teint ensuite le lil d'une couleur liquide qui marque l'hélice du pas de vis sur la surface du cylindre, en l'y enveloppant de nouveau.
3° Construction d'un écrou.
I.a construction d'un écrou n'est pas aussi facile que celle d'une vis, à cause de la difficulté de porter l'œil et la main dans la cavité de ses filets, lorsque son diamèfre n'est pas d'une grandeur suffisante. A moins qu'on puisse sans inconvénient le (aire de deux pièces dont le joint serait un plan par l'aie, on a recours a un moyen qui a quelque ressemblance avec le taraudage des écrou» en métal qu'on emploie sur les vis également en métal.
La figure 5, pi. 149, a pour objet de représenter la disposition de l'appareil pour le taraudage d'un écrou en bois. Nous ne donnons qu'une projection verticale, attendu qu'elle suffit pour faire comprendre comment les choses sont établies.
a a sonf des montants verticaux carrés, doubles et solidement plantés dans le
Ml.
* est un plateau pris entre les montants qui s'y assemblent à entailles, et qui font serrés par des boulons, comme des moises.
c e, il ,i sont des moises horizontales qui embrassent chaque paire de moulants on.
£ est l'écrou ; il passe par chaque bout entre les montants a, qui sont suffisamment écartés pour que, non-seulement la largeur de l'écrou y trouve place, mais aussi les différents coins doubles qu'on emploie pour le maintenir invariablement dans la position qu'il doit avoir. L'écrou est percé, perpendiculairement à ses faces, d'un trou du diamètre du cylindre qui contient les arêtes creuses de la vis.
Un trou du même diamètre est percé dans le plateau b, exactement au point qui répond au milieu de la largeur el de l'écarlcmenl des montants a.
F est un cylindre très-exactement rond, du même diamètre que les trous percés dans le plateau b et l'écrou E.
Sur la surface de ce cylindre on a creusé, avec beaut*>U\i »\r \«fcwÀw* ■ '
nure étroite et profonde d'environ 2 centimètres; celte rainure suit la pcnlr l'arête creuse de la vis; elle est tracée par l'un des deux procédés que nw»*< indiques ci -dessus pour tracer l'arèlc saillante des filets de la vis.
Sur le plateau b ou lise à plat, par deux fortes vis, un guide G qui pénètre -lin' la rainure et s'y présente suivant sa pente.
Dans une mortaise percée perpendiculairement à l'axe du cylindre F, on plier un couteau C dont le bout est taillé en pointes avec doux tranchants un peu usinés pour faciliter la coupe du buis. Ce couteau est fixe par une' vis g qui le |,r. •■■ ce qui permet de régler sa saillie sur la surface du cylindre F. On commencera k taraudage de l'écruu en ne donnant au couteau qu'une très-petite saillie ; l'on lut tourner le cylindre F sur son axe, au moyen de barres ou leviers que l'on pais dans les mortaises de la tète que la figure n'indique pas; forcé par le guide C* prendre un mouvement suivant la longueur de son axe, il conduit le couImuS dans l'écrou où il ouvre d'abord un canal en hélice peu profond. Lorsque le a* tenu a traversé l'écrou, on le renfonce dans le cylindre que l'on exhausse enletiwrnant, en sens contraire, assez pour replacer le couteau en lui donnant un peu plu* de saillie; on le fait passer comme la première fois dans l'écrou, et l'on repd' celle opération jusqu'à ce que. ayant donné au couteau toute la saillie qu'il W avoir, le filet creux de l'écrou soit à la profondeur nécessaire pour recel
Dans l'axe du cylindre F, un tube cylindrique communique par un canal hu» avec le couleau pour évacuer les copeaux.
Les charpentiers donnent à chaque tour creux du filet d'un écrou le nom d"f cuelle ; ainsi , ils disent qu'un écrou a 3, 4 ou 8 écuelles suivant qu'il peut raoprendre dans son épaisseur la hauteur de 3, 4 ou 5 filets.
i' Vit tant fin.
On emploie quelquefois la vis dans des transmissions de mouvement , c'est w* exception au principe que nous avons énoncé au commencement de ce etaapitrt; car alors les ânes de rotation ne se coupent pas n'étant pas dans le même plan. Si l'angle que font les projections de ces axes, sur un plan qui leur est parallèle. <sl droit, il n'y a aucun inconvénient dans ce mode d'engrenage pour U transmis*"* de la rotation entre ces axes, et il est préférable à l'augmentation d'un rouage iaterinédiaire dont l'axe couperait les deux premiers.
Les charpentiers ont peu d'occasion d'employer la vis comme moyeu de transmission des mouvements de rolation ; mais il suffit que ce moyen soit pretiuhk en bois pour que nous le décrivions , pi. 149.
I.a fig. a est la projection d'une vis dont le filet est enveloppé sur un arbre km lequel il fait corps, b est la coupe d'une roue cylindrique en bois dentée à h <i' conférence .
/.es faces des dents sont vVw \A»vw> \w.\UcWs à l'axe de la roue. Les filets de 1*"^