CHAPITRE Mil. 83S
uit engendrés par ugc courbe telle que les contours apparents des filets de la vis, ( projetés sur le plan vertical, oui pour tangentes les faces des dénis, l'.n imprimant | le mouvement de rotation à ta vis a, les contours apparents de ses filets se meu- , tent en ligne droite parallèlement à son aie ; ils poussent devant cm les dents du U roue, et déterminent ainsi sa rotation. Cette combinaison de transmission de mouvement est employée dans les orgues portatives, connues sous le nom d'orgues de Barbarie, et dans les serinettes. Quoique dans tes exemples que nous citons le moyen de transmission soit exécuté en petit , il est susceptible de l'être en grand. Les dents , au lieu d'être taillées dans ta roue , sont plantées sur sa circonférence , comme des atlmhons,
Nous avons trace, fig. 1 , une coupe par l'axe d'une visu dont les filets sont engendres par une ligne droite. Les dents de In roue b sont tracées par les arcs des développantes d'un cercle dont les tangentes jfl), m b sont perpendiculaires aux gênera triées des surfaces du filet de la vis.
On conçoit que si la roue est très-mince elle sera menée uniformément par le filet de la vis , dès qu'on imprimera â celte vis un mouvement de rotation sur son axe.
Dans la pratique ou peut donner telle épaisseur qu'on veut aux dents; mais il ' faut les tailler latéralement par des biseaux qui réduisent autant qu'on le peut la largeur de la surface ou zone rie contact avec les filets de la vis.
Dans ces deux exemples, la vis transmet le mouvement de rotation â la roue. On petit donner au pas de la vis une inclinaison telle que ce soit la roue qui transmette 1a rotation à la vis. Celle transmission ne peut avoir lieu que lorsque le pas le vis > une inclinaison de 30 à 40 et même SS centimètres au moins sur les géléralriccs du cylindre ; celle transmission est fréquemment employée pour mettre n mouvement de rapide rotation les volants régulateurs dans diverses machines «lu genre de celle vulgairement connue sous le nom de iottrne~broche.
Cette transmission de mouvement ne peut élre exécutée en bois, â cause de la lélicalcssc des dents de la roue motrice , cl de celle des filets par suite de leur inclinaison.
Dans la transmission du mouvement de rotation par une vis , la normale aux
surfaces d'engrenage dans leur point de contact ne peut être comprise dans un
plan passant par les axes , ces axes ne se coupant point ; il en résulte que la pres-
tioii exercée par la vis sur la roue tend à déverser celte roue de sou plan , ce qui
,t un grave inconvénient lorsque son axe est fort court, comme cela arrive fre-
i.-niiniTit dans les machines , parce que cela tend à changer la direction et aug-
enter le frottement dans leurs supports; il en résulte aussi un accroissement de
Votlemcnt dans les contacta d'engrenages dans des directions (jui ne passent point
r les axes; par ces motifs, on prescrit comme une régie, dans la transmission
T engrenages . que les axes de rolalion des roues soient toujours dans le même
TtAJSNtSSIOn BU IOUVKMKTI BK ROTATION AI' IOTKTI li'l 1[ <>l>ilt«L.
La ligure 2-2, pi. 149, cl une projection sur un plan passant par deux un qui se coupent au centre y d'une sphère a montée au bout (l'on arbre b dont l'm passe par le centre de celle sphère cl autour duquel a lieu le mouvement Jr » talion.
e est une calolle hémisphérique qui enveloppe la sphère à une t rés-pciùc dûtance de sa surface, de façon que la surface convexe de la sphère el la surface (M cave de la calotte Sont parallèles et concentriques.
Celte calotte est moulée sur un autre arbre il, dont l'aie autour duquel la f<ulion a lieu, passe aussi par le centre commun projeté eu f. Les deux arbrt*M portés par leurs collets , chacun dans deux moi ses. Le dessin ne comprend nte moins , faute d'espace , qu'une seule moue c pour l'arbre b cl une seule nworf pour l'arbre d.
Trois eanimes cylindriques/', /*,/" sont fixées sur le plan Je la circonC calotte, leurs axes tendent au ce Pire de la sphère et leurs prolongements pcKtiti dans des rainures d une largeur égale dans tous leurs développements au liuaè" des cainmcs ; ces rainures sont creusées dans la surface de la sphère.
Eu imprimant le mouvement de rotation uniforme à l'arbre b et à U ipWn qu'il porte, les cantines, forcées de suivre les rainures de la sphère, transmette*! !■ rotation à la calotte et par suite à l'arbre d, dans le rapport qui a servi à Inccr rainures.
Le rapport des deux rotations, dans la flg. $i, a été supposé celui de 3 à 1, . à-dire que l'arbre b et la sphère qui s'y trouve fixée fout trois tours, et qu'iki font faire qu'un seul à la calotte , et qu'ainsi dans le même temps que la i^ aura fait trente tours, elle n'en aura fait faire que dix à la calotte et à Sou irii
La fig. 8 est l'épure qui sert à tracer la projection de la courbe qui I ■ i
lieu d'une rainure sur la surface de la sphère.
Le cercle trace en Irait plein est le grand cercle de lu sphère sur le plan pM par son eenfre et par les deux axes de rotation.
1-s! est sur ce plan la trace du grand cercle perpendiculaire à l'axe ai * sphère el qui en «si l'équaleur.
3-4 est sur le même plan la trace du grand cercle ou équaleur de la cal ■. ■ l'axe de rotation este ».
Supposons que le poiol ede la circonférence de l'équaleur de la calotte, wH] venu, par te mouvement imprimé à celle calolle sur son axe , dans la p«à projetée ci n'. il s'agit de marquer le point de la sphère qui sera , diiuica jnoinciil, au même point.
CHAi'liRE XLVI.
poinl ne peut être que il.ms le plan ilu cercle de la ipfaifi parallèle A leur et passant par le point il; ce cercle a pour trace la ligue iî-C qui est sou lètrc, son centre csl en y, il est projeté sur l'équatcur, rabattu en tournant ur (le sa Iracc 1 -3 , dans le cercle pondue décrit du centre c. ta poiul d' csl :c cercle la projection du point d, le rayon «-7 est la trace du méridien de la re qui passe par le point d.
citant eu projection le point*/ de l'équatcur delà calotte sur sa circonférence. [lue dans le plan des axes en tournant sur sa trace 5-4, il se trouve projeté en l'arc h d" mesure l'espace parcouru sur ce- même équaleur par le poiul c pour er ernJ. Ainsi le rayon c d" csl la trace du méridien de la calolle qui passe par tint d; la rotation devant être le tiers de la rotation de la sphère , il Tant que léridien de la sphère qui est parvenu au point d ait parcouru un angle mesuré l'équateur de la sphère |iar un arc triple de celui qui mesure le mouvement du l'Iicu de la calullc qui s'est mû de c en d; il faut . par conséquent, que l'are •oit triple de l'arc d" h.
c rayon c-8 coupe le cercle ponctué dans le point *f, qui , rapporte en m , la projection horiioulalc , dans le ciicle parallèle de la sphère , du pilai de ; sphère qui doit être au point d quand le puai d de la calotte arrive au même Xd.
n trouve de la meme manière tous les points de la projection de la courbe à er sur la surface de la sphère pour la cainme f; les deux autres courbes, pour les mes/*el/", sont les mêmes, sinon qu'elles sont de droite et de gauche de celle nière à une distance de GO". Nous ne pousserons pas plus loin cette description racé graphique des projections des rainures conductrices qui , d'après ce que i venons d'indiquer, ne peut plus présenter de difficultés. Dans l'exécution de loyen de transmission, les ligues du milieu de chaque rainure sont piquées sur jrface de la sphère par des pointes que l'on substitue aux cammes en la faisant ■Iter sur sou ave pour lui donner différentes positions, en même temps qu'on lie à la calolle les positions analogues d'après le rapport des vitesses; par les ils obtenus, ou fait passer les courbes que l'on trace par parties avec uuc règle ible.
elle combinaison, lorsqu'elle est bien exécutée, transmet lu rotation avec beau p de régularité et sans la moindre secousse.
.(.imloru ■ M""' ie I* :
338 TRAITÉ DE L'ART DE I,A CHARPF.iNTEB.lE.
prendre de décrire ici toutes les espèces de roues qui ont été inventées et emplo»éa avec succès, nous devons nous restreindre à l'indication de celles qui sont les plu remarquables, et qui suffiront, d'ailleurs, pour donner au» charpentiers «set* notions pour qu'ils puissent exécuter toutes les combinaisons nouvelles qui pearraient se présenter dans ce genre de construction.
I" Itoue hydraulique à palette».
I.a figure lit, pi. ISO, est une projection, sur un plan perpendiculaire 1 *» axe, d'une roue à palettes; on l'a montrée telle qu'on en a construit penduK longtemps et qu'on en construit encore lorsque les coursiers cl les disposition des machines ne peuvent être changées sans donner lieu à des dépenses que» compenseraient pas asseï rapidement les avantages d'un système plus modcrntfl mieux cntcuUu.
Lesjaules sont formées de plusieurs morceaux assemblés à entailles et talonnées; elles sont combinées à l'arbre par des rais qui sont assemblés à MM dans l'arbre et a entailles avec boulons sur les jantes ; le tout forme une sorte d'«rayure.
Dans les coursiers étroits, deux eurayurcs suffisent pour soutenir le- su: pour des roues d'une grande largeur , on emploie un plus grand nombre d'< rayures.
Les aubes ou palettes sont clouées sur des tasseaux assembles à tenons pus dans les jantes.
2" Roue t'oncelet.
La figure S esl la projection, sur un plan perpendiculaire à son aie, <f< roue construite d'après le système de M. Poricclet, lieutenant -coin ne I itn çr et membre de l'Académie des sciences. Cette roue a clé exécutée aux fonda de Itomilly. pour mouvoir des laminoirs, par M. A. Ferry, à la complais* duquel je dois la communication de cette belle roue qui fonctionne part*
La figure 1 est une coupe par un plan verlical, passant par l'axe de rotali** la roue; elle en fait voir les détails de construction. Celte roue, qui a S". S") diamètre et à peu près 6 mètres de longueur, est composée de deux plileaat ironies comme celui a, et de trois plateaux intermédiaires comme celui l>, qui visent la longueur en qualre parties égales.
Les plateaux sont formés de deux épaisseurs de madriers, chacune assern en coupe, les joints tendant au centre, les deux épaisseurs réni bois et de petits boulons, les joints d'une épaisseur répondant au milieu longueurs des madriers de l'autre. Ces plateaux, ihcoupés circulairement. nient îles jantes -*, fig. 2 -, ces jantes sont combinées à l'arbre r, au mojen de l