CHAPITRE XLVI
L'arbre carré est traversé par deux pièces aussi carrées qui se croisent en pasi sant l'une sur l'autre; un fragment de l'une de ces pièces est projeté, fig. 11, par i les deux lignes tnn,m'n\ sur la figure 1 4 par les deux lignes marquées égale- I ment m n, m' n'.
L'autre pièce est projetée, fig. 11, par le rectangle 1-2-3-4, et sur la fig. 11, la
i moitié de la longueur de cette pièce au moins , celle sur laquelle est établie l'aile
que nous avons dessinée, est projetée suivant le trapèse très-allongé 1-2-5-6. Ces
it pièces sont appelées les volants; elles ont à leur assemblage dans l'arbre un équar-
0 rissage d'environ 5 décimètres dans les grands moulins et une longueur de 15 mèt Ires ; lorsqu'on n'a point de bois asseï long, ce qui arrive le plus souvent, on alt longe les volants par des entes que l'on assemble par un trait de Jupiter p q dont
1 les écarts sont très-longs et fretlés en fer. A 2 mètres environ de chaque côté de l'arbre, on traverse le volant par une
pièce sx nommée latte. La projection de cette latte, sur la figure 11, est marquée en sx ; son axe fait, avec l'axe de l'arbre, un angle de 60°. A l'extrémité du même volant, on établit une autre latte x' / qui est projetée en s? ?y fig. 11 ; son axe fait, avec l'axe de l'arbre, un angle de 80°.
On fait passer par les axes de ces deux lattes une surface gauche de la même nature que celle de la vis. Ainsi l'on suppose que les vingt-sept autres lattes que Ton distribue à des distances égales dans la longueur de l'aile, entre les deux premières, sont toutes de même longueur; on se contente de tracer leurs axes; on les met en projection sur la fig. 11, en divisant les arcs de cercle s s*, x? eD vingthuit parties égales; chaque point de division donne la position d'un diamètre qui est aussi celle de la projection de l'axe d'une latte, en renvoyant les mêmes points de division sur la projection, fig. 14, aux axes des lattes de même numéro. On a les courbes qui servent d'axes aux pièces s #*, xf dans lesquelles s'assemblent les lattes et que Ton nomme cotrets.
L'axe d'un colrel est évidemment une hélice; son équarrissage est de 8 centimètres sur 5, sa plus large face recevant les assemblages des lattes qui ont toutes 8»,60 de longueur; leur équarrissage est de 8 centimètres sur 4; leur face la plus large étant perpendiculaire a la surface gauche.
Dans les figures 15 et 14 le seul volant et les lattes sont des pièces droites ; les cotrets sont des courbes, puisqu'ils ont pour axes des hélices. Quelquefois les charpentiers de moulins donnent une courbure aux volants dans l'espoir de mettre mieux à profit l'effort du vent.
Dans ce mode de construction, la projection sur le plan perpendiculaire à l'axe de l'arbre, fig. 14, ne change pas, mais la projection sur le plan qui lui est perpendiculaire, fig. 12, change, en ce que c'est dans ce plan que l'on donne la courbure au volant.
La projection de l'aile est déduite de la fig. 15 en projetant les axes des lattes de la fig. 12 sur les prolongements de ceux de la fig. 15, et en coiirçV*i\V\fc\tt%Tc&x»K!>
et
longueurs à partir de la ligne courbe qui représente l'aie du volant. Celte c
rit un arc de cercle auquel on donne pour [lèche à peu près an dixième de la gueur du volant ; les COIretS sont soumis à l'influence (le la courbure
Quoique la vis d'Archimède soit une machine complète, comme les charpentier* employés sur les travaux hydrauliques sont ordinairement chargés de sa construction et de ses réparations, nous en donnons ici la description. Celte machine j rit inventée il y a environ 2030 ans, par le [dus grand géomètre de l'antiquité; rllr esl composée d'un lubc qui s'enveloppe en hélice autour d'un cylindre. Lorsqo'dtf est inclinée sous un angle convenable, eu la faisant tourner sur son axe, elktnonW l'eau reçue dans ses tours de spire comme dans des augets. de la même manier qu'une vis en tournant lail marcher son écrou.
La figure 18 esl la projection verticale, ou élévation, d'une vis ri'Archimnfc montée dans sa cage, espèce de bâti qui permet de la placer où l'on en a besoin et de la mouvoir sur son axe pour qu'elle produise son effet. La cage est rompi&r de quatre mnnlants a réunis par autant de traverses b que la longueur de la mtcbine le comporte ; les assemblages sont consolidés par des équ erres en fer.
La figure 17 est une projection de la vis et de sa cage sur un plan dont i *. lig. 18, est la iracc. Les traverses supérieures et inférieures c reçoivent dan* k*n milieux d'autres traverses il dans lesquelles passent les tourillons en fer ajoi!" aux bouts de l'arbre dans son axe.
La vis est composée d'un cylindre creux construit de douves comme un tonnai, avec celle différence qu'il n'a point de bouge, c'est-à-dire qu'il est parlaileiiie* cylindrique d'un bout à l'autre ; au centre est un arbre de même longueur ok k tonneau, et également cylindrique. L'espace entre les parois internes du IodM* cl l'arbre est occupé par trois canaux ou tubes rectangulaires formés par autant * cloisons eu surfaces gauches ayant pour génératrices de leurs surfaces, des ligne droites passant par l'axe el perpendiculaires à cet axe, et pour directrices de hélices tracées sur les parois internes du tonneau. Chaque cloison est formé* & planchettes minces convenablement taillées suivant le rampant des surfaces p>* ches, et assemblées dans des rainures faites sur le noyau el sur les pai du tonneau, suivant les mêmes hélices. Eu Taisant tourner la vis au moyen <fe manivelle D, l'eau qui esl puisée par les tubes en A est dégorgée en B dans •* auge Cqui la conduit au puinl où elle doit s'écouler; cette auge est porté* l'éctiaTaud E contre lequel s'appuie la cage de la vis.
Des manœuvres impriment le mouvement de rotation A la vis ai manivelle D à InqueUe te a\«\t\\q\\e\a la Cutcc de leurs brM far rimerai**»1*
nm I lt* I