CHAPITRE XLVI
d'une sorte de bielle à main, fig. 23, que chacun tient par son manche a, tandis que la poignée de la mani?elle passe dans le trou b.
La figure 19 est une projection de la vis sur un plan vertical parallèle à son axe ; une partie des douves du tonneau ont été enlevées pour laisser voir la construction de l'intérieur de la vis.
La ligne m t est une tangente à la courbe que trace une cloison sur le noyau, et la ligne m n est le niveau de la surface de Peau contenue dans l'auget compris entre deux cloisons, et qui monte en suivant le pas de l'hélice pendant qu'on tourne la vis.
La figure 20 est une coupe par un plan perpendiculaire à l'axe de la vis; ces deux figures 19 et 20 sont sur une échelle double de celle des figures 17 et 18.
La figure 8 est la projection d'une des planchettes propres a la construction des cloisons intérieures ; ces planchettes se nomment des marches à cause de leur ressemblance avec les marches d'un escalier sur noyau.
La figure 10 est le profil d'une marche.
Les figures 7 et 9 sont ses projections sur ses bouts.
Sur les projections nous avons marqué les traces des surfaces du dessus et du dessous de la marche pour servir à tailler les surfaces gauches.
Les figures 4, 8 et 6 sont relatives au débit du bois pour le préparer à être taillé en marches.
I«a figure 6 fait voir qu'il y a économie à débiter plusieurs marches dans le même morceau, en le sciant en biais sur son fil, plutôt qu'à débiter les marches dans des planches, comme elles sont indiquées fig. 4 et 8.
Les Hollandais construisent des vis d'Archimède dans lesquelles le noyau et les cloisons qui y sont fixées tournent seuls ; le tonneau réduit à la moitié de son développement reste immobile dans son bâti. Ces sortes de vis sont construites comme nous l'avons indiqué fig. 21, qui est une projection sur un plan perpendiculaire à l'axe de la vis.
a est le noyau avec son axe.
b, b, b sont les trois cloisons qui y sont fixées par une bande de fer qui s'étend en hélice sur la surface extérieure des cloisons, et qui se rattache de loin en loin par des bandes au noyau.
c est le demi-tonneau fixe soutenu par les membrures en charpente de son bâti. Chaque membrure se compose d'une semelle d assemblée par entailles dans les sablières g, de deux montants a et de deux courbes o formant contre-fiches ; les montants sont couronnés de chapeaux A. Les membrures sont écartées de 1"»,50 les unes des autres, et leur nombre est proportionné à la longueur de la vis qui est supportée par des pieux j lorsqu'elle est en place sous l'angle convenable pour fonctionner.